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Il est 7 heures, et Marseille s'éveille, en ce jour de février 2008. Tout le monde était parti au ski et moi j'étais allé visiter la cité phocéenne. L'hôtel Perron, vieille institution marseillaise se dresse face à la grande bleue,



avec un charme désuet.



Alors qu'une Marianne rend hommage aux morts de l'armée d'Orient et des terres lointaines,

 
je rentre dans le coeur du quartier de Malmousque, singulière crique peuplée de bâtisses bourgeoises et de maisons de pêcheurs,



où trônent l'étoilé Le Petit Nice Passédat,



et qui donne accès à une vue sur le château d'If irisé par la lumière matinale.





Le pont de la anse de la fausse monnaie, curieux nom aux origines incertaines, qui domine le pittoresque Vallon des Auffes et son fameux restaurant chez Fonfon.


L'impasse de la Girelle,



ou  la rue du Pageot,



nous rappellent que l'activité principale des lieux fut la pêche.
Sous le viaduc édifié à partir de 1863,



quelques bateaux vaquent en paix, à côté du restaurant L'Epuisette, autre lieu gastronomique de la cité phocéenne.



Je laisse le vallon des auffes à sa matinale quiétude et monte les marches,




 non du paradis, mais pour retrouver l'auguste viaduc et poursuivre mon périple.



Le restaurant le Ruhl se profile de l'autre côté de la Anse,



qui toise l'île de Gaby et son petit fortin.



Ancien fort militaire cédé par l'armée, à l'industriel  marseillais André Laval, qui l'offre à sa femme, Liane Degaby, ici immortalisée avec son mari par Léonard Saluis, devant son îlot.




Ajourd'hui, elle est habitée par le créateur Pascal Morabito.
Je passe devant le Marégraphe qui se love dans la Anse Calvo, point de référence pour mesurer les altitudes françaises, et monte vers la Villa Valmer, par un jardin arboré (au centre le parc et la villa).



Une singulière sentinelle garde les lieux,



me donnant quelques coups de langue et m'accompagnent tout en haut, vers la belle Villa Valmer, qui fut la résidence estivale de Charles Gounelle, fabricant d'huiles et bourgeois marseillais.



Le panorama embrasse le golfe de Marseille, du Château d'If au Petit Nice,





et  me fait apprécier le beau viaduc que je viens de quitter.




Je quitte le gardien des lieux,



et continue la Corniche J.F Kennedy, agrémentée de son plus long banc du monde !
Quelques sompteuses demeures se cachent derrière des palmiers,



et me voilà sur l'avenue du valon de l'Oriol, qui monte vers Notre-Dame-de-la-Garde dont j'aperçois la silhouette dorée.



Une petite escale au Bar du repos,



avant de gravier les escaliers sacrés, gardés par un facétieux angelot !




Construite dans le style romano-byzantin et consacrée en le 5 juin 1864, Notre-Dame-de-la-Garde, qui vient juste d'être rénovée, est un régal pour les yeux, avec ses vives couleurs.



agrémentées d'ex-votos maritimes.



Derrière la Passion du Christ, se déploie les charmes du paysage phocéen,



dont le lointain château d'If, solitaire sentinelle au large de de la cité phocéenne.



Je laisse la Bonne Mère et le divin enfant, qui me salue une dernière fois,





et m'en vais vers le Parc Pierre Puget,



artiste et architecte marseillais, qui conçut les plans de la Vieille Charité, pour me rendre à l'abbaye de Saint-Victor. Le boulevard de la Corderie recèle quelques fresques de bonne facture,



peintes par des tagueurs inspirés.



Le monacal édifice qui surplombe le Vieux-Port de Marseille,



a été édifié au Veme siècle après J.C fait office de mémoire de la ville,



et draine des milliers de marseillais pour la fête de la Chandeleur, jour où une procession est organisée pour honorer la Vierge Noire de Saint-Victor !



A cette occasion, il est de tradition d'acheter des navettes,




ce que faisait ma grand-mère, qui se déplaçait de son lointain vallon du Marinier, à l'Estaque, pour venir acheter ces biscuits dans la plus vieille boulangerie marseillais, en face de l'abbaye, Le Four des Navettes, fondé en 1781 !



Une belle villa où a habité l'écrivain Paul Valéry,



une curieuse vache colorée,


et me voilà au Palais du Pharo. Construit par Louis Napoléon Bonaparte, ce palais est aujourd'hui un centre des Congrès et acceuille en son sein une école de journalisme, un Institut dédié aux maladies tropicales et les services administratifs de la Communauté urbaine de Marseille.



Un mousaillon de bronze accueille les voyageurs,



qui entrent dans le Vieux-Port de Marseille,



et les coupoles de la Major et le tour du Fanal du Fort Saint-Jean font face au napoléonien édifice.



Bonne journée de marche qui se clôt avec ce foudroyant crépuscule.



Avant de faire une visite à la Bonne Mère, répondez à ce QUIZZ sur Marseille.

Tag(s) : #MARSEILLE

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