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La nouvelle Major fut le fruit d'un désir d'inscrire dans le tissu urbain phocéen, le dynamisme économique de la Marseille du 19eme. Eugène de Mazenod, alors évêque de Marseille, put convaincre Napoléon III de la nécessité de cette nouvelle basilique, presque aussi grande que Saint-Pierre de Rome, et la première pierre du céleste édifice fut posée en 1852. Arrivé un peu tôt, j'attends l'ouverture sous l'oeil désolé du pieux cardinal !




Evidemment l'architecte de la Nouvelle Major, qui fut aussi de Notre Dame de la Garde, Léon Vaudoyer, donna une coloration toute orientale à ce religieux édifice, pour symboliser la dette des phocéens envers le loitain orient !



Immense, à l'intérieur, avec ses nombreuses coupoles, un Saint-Marc nous accueille avec bienveillance dans la sainte-basilique, en ce doux matin de février.



Du saint édifice, que j'immortalise avec mon Lumix,




à l'Estaque, il y a quelques kilomètres, en longeant le bord de mer.



L'Estaque, à l'origine petit port de pêcheurs entre la Belle Bleue et le massif de la Nerthe, qui inspira de nombreux peintres, dont Cézanne, Braque ou Renoir, avait sombré dans un sommeil persistant depuis la fermeture de l'usine Kuhlmann, vers le Rove et de tuileries.  Mais depuis quelques années et les films de Robert Guédiguian, ce village coincé entre la mer et la colline, connaît un regain de popularité, les touristes du dimanche venant manger quelques chichis-fregis



 et panisses, spécialités estaquéennes, et savourer les poissons du coin à  L'hippocampe !



Le village a gardé son âme d'antan, avec ses vieilles maisons aux murs attaqués par le sel marin. De la place de l'Eglise, un joli panorama sur les collines du Rove, qui nous cache la Côte Bleue, avec ses charmantes stations balnéaires comme Carry-le-Rouet ou Sausset-les-Pins, appréciées par tous les marseillais.



La famille de ma mère était de l'Estaque des collines, au vallon du Marinier, quartier enclavé dans un vallon, par lequel on accédait par un noir tunnel passant sous le viaduc ferrovaire.


La maison où ma grand-mère a vécu près de 70 ans est toujours là,



construite dans les années 20, elle toisait le paisible vallon du haut de ses 80 escaliers.
Nous montons au-dessus de la maisonnette par un escalier fleuri,



pour embrasser le panorama qui donne sur la crête d'en face,désormais peuplée de nouvelles bâtisses. Un dernier regard vers la maison familiale, qui abrita les Noël de mon enfance.



Et nous partons vers Notre-Dame-de-la-Galline, lieu de pélerinage pour les marseillais, un des plus anciens puisque la chapelle fut construite au XIeme siècle. Sur le chemin, nous croisons quelques singulières natures mortes qui agrémentent, parfois, les chemins marseillais,



et nous voici à la chapelle de la Poule, qui trône au milieu d'un hameau perdu dans le maquis !



Retour vers la quais de la Joliette qui subissent un lifting impressionnant ! Véritable méga-projet urbanistique, où s'élèvent le premier gratte-ciel marseillais,



quartier qui conjugue passé industriel et promesse de modernité, les docks seront le grand projet phocéen du XXIeme siècle. Ici un Poséïdon, comme gardien des nouveaux temples marseillais,



avec les anciennes friches industrielles réhabilitées en milliers de mètres carrés de bureau,



avec des volumes intérieurs impressionants !



Nous voici de retour à la Major, qui fait face à des HLM aux façades rafaéliennes !




Le quartier du Panier surplombe le Vieux Port, il fut détruit, en partie, par les allemands, en 1943, qui n'aimaient guère ce "panier de crabes". Encore authentique, avec ses venelles et ses façades défraîchies sur lesquelles pendouillent des bosquets de linge,



le quartier recelle un trésor architectural, en son centre, la Vieille Charité,




ancien hospice réhabilité par Le Corbusier et qui héberge le Musée archéologique méditerranéen ainsi que d'autres collections.
La salle Gaston Defferre,



célèbre maire de Marseille, Gastounet pour les marseillais, s'ouvre sur une singulière oeuvre, Deux lignes un horizon, de Marc Quer,  avec une serpière en guise de tableau !



Plus loin, une cagole marseillaise qui remonte la plus longue avenue du monde, avec ses gamettes écorchées, un Nu descendant la Canebière, de François Clavère,



et enfin un coloré fauteuil, promesse d'un repos bien mérité après tant d'émotions !



Au 1er étage, nous pouvons admirer le mini-panthéon qui trône au centre de la cour,



et la salle Salvador Allende,



qui présente une magnifique collection égyptienne, avec un Sekhmet, léontocéphale, de superbe facture,



ainsi qu'un héron à l'égyptien profil !



Du dernier étage, sous les antiques voutes,




nous apercevons la coupole de la Major, qui se prend pour Saint-Pierre de Rome !

 

Un détour par la salle sud-américaine, qui présente la collection de François Reichenbach, avec quelques masques de toute beauté, et quelques têtes réduites qui vous fixent intensément !




Un petit détour par le panthéon, qui présente quelques collections contemporaines,



et direction le Vieux-Port, par le préau des Accoules, avec quelques petits bateaux qui vont sur l'eau,



et de méchantes sardines,



qui s'apprêtent à boucher le Vieux-Port !



Bon allez, on va danser le mia, on craint dégun !

Tag(s) : #MARSEILLE

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