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9 heure et quart, le lundi 2 mars, sous un ciel menaçant, nous décidons de visiter le Vatican. Au loin, la coupole de la Basilique Saint-Pierre se détache.

Devant l'entrée des Musées du Vatican, la queue est étique, nous sommes début mars et les touristes ont préféré les cîmes enneigées aux célestes fastes de la cité pontificale.

 

 

Les musées du Vatican se déclinent dans plusieurs espaces. La bibliothèque, immenses couloirs chamarés de motifs picturaux et de statues, dominée par des voûtes finement sculptées,










se déploie dans des "kilomètres" de galerie. Un peuple muet vous surveille du coin de l'oeil, certains arborant de singulier trophée,



Ici une poupre vasque, gardée par un antique trio




là un éphèbe au visage inquiétant.



Des armées de statues antiques défilent sous nos yeux,






 


une galerie de portraits dont de nombreux empereurs qui ont régné sur la ville éternelle, derniers témoins de la puissance impériale désormais révolue.





Un des clous du spectacle demeure  la Chapelle Sixtine. Le matin, nous avons pu admirer dans une relative tranquillité, les plafonds,un peu trop chargés, à mon goût, de la céleste chapelle, avec, à son zénith, la fameuse scène de la Création d'Adam,



avec le célèbre doigt divin pointé vers Adam, promesse d'une humanité naissante.




Jouxtant la Chapelle, les chambres de Raphael. Malheureusement, l'après-midi, des cohortes de touristes emplissent ces espaces confinés, difficile à apprécier dans ce tohu-bohu sans nom. Mais j'aurais au moins eu la chance de mirer un de mes tableaux préférés du maître florentin, l'Ecole d'Athènes, où le vieux Platon montre les cieux de son philosophe doigt, désignant le Monde des Idées, alors que son Aristote d'élève, loin de chimères divines et des arrières-mondes, préfèrera la Terre ferme et fondera le matérialisme.




La Sixtine passée, nous faisons un dernier détour par la Pinacoteca, qui va nous livrer quelques chefs d'oeuvre de la peinture de la Renaissance, avec les salles des Primitfs italiens, quelques Madonne con Bambini,





, la fameuse Déposition de la Croix, du Caravage.

 




et quelques beaux Anges musiciens, de Melozzo Da Forli, qui entament une paisible symphonie !







Nous voilà dans la dernière ligne droite, avant la Basilique Saint-Pierre, avec quelques photos pour la route, de quelques peintres plus contemporains.
Ici Eulalia entre une Crucifixion et un Paysage angélique de Dali,



Là entre une Colombe ou l'oiseau traversant le nuage, de Braque, et la Chiesa d'Audincourt de Jean Bazaine.



en passant devant une Etude de Francis Bacon, du Pape Innocent II de Velasquez (ici l'original),



là celui du peintre anglais,




en finissant par un travail singulier de Giuseppe Capogrossi,



, ponctué par un monochrome  de Kengiro Azuma, dénommé MU 0000 !

 



Nous voici dans la Basilique Saint-Pierre, aux dimensions colossales,



difficile à photographier tellement l'espace s'y déploie avec ostentation.



Dehors, l'édifice pontifical, massif, écrase le passant,




sous un ciel menaçant.



Non, ce n'est pas le Pape déguisé en singe,



Benoît XVI ne vient que le Mercredi, vers midi, pour saluer la foule sur la gigantesque esplanade San Pietro.




Quelques cartes postales envoyées de la Poste Vaticane, avec le cachet et les timbres de la pontificale cité,



et nous voilà, partant par la Via della Conciliazone, entre les magasins de bimbeloterie, pas trop nombreux, les bus de touristeset quelques belles voitures qui stationnent dans le coin.



La perspective vers San Pietro est assez étonnante, entre Penelope Cruz et un palmier bien esseulé.




sur cette Via bien déserte, en ce début mars.



Notre pontificale visite se finit donc, et nous rentrons, fourbus, par cette vaticane journée.

 

Marcello et Anita, montant dans la Coupole de la Basilique San Pietro, dans la Dolce Vita :

 

Tag(s) : #ROME

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