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La planète du foot français fait grise mine, en ce début des années 70. Eliminé du mondial mexicain, en 1970,  écarté de la coupe du monde en RFA, quatre ans plus tard, l'équipe de France est à la dérive. Les clubs, au niveau européen, ne font pas mieux, ne tenant pas la distance face aux clubs anglais, allemands ou italiens. Et lors des débuts de  la coupe d'Europe des clubs champions, en 1974-1975, en 8eme de finale aller, ce n'est pas le résultat des Verts en Yougoslavie, battus 4 à 1 par Hadjuk Split, qui allait relancer le rêve européen. Et pourtant ...au match retour, la grâce allait frapper les joueurs foréziens, puisque l'ASSE écrasèrent les croates sur le score de 5 à 1, et se qualifièrent pour les quarts-de-finale ! Ce n'est que le grand Bayern de Munich de Beckenbauer, tentant du titre, qui barra la route à la finale à des Verts renaissants. 

 Le succès stéphanois s'appuyait sur une vieille garde constituée de Jean-Michel Larqué, Patrick Revelli, Jacques Santini, Oswaldo Piazza, Ivan Curkovic, et sur l'arrivée de jeunes joueurs talentueux, comme Dominique Rocheteau, Dominique Bathenay, Gérard Janvion ou Christian Synaeghel. L'année suivante, c'est en outsider que les stéphanois attaquaient la nouvelle campagne en coupe d'europe des clubs champions. Et c'est en quart, contre le Dynamo de Kiev d'Oleg Blokhine, que la légende commença, avec un Rocheteau qui crucifia le goal ukrainien pour un 3 à 0 qui envoya les Verts en demi-finale.


 

En demi-finale, c'est le solide PSV Eindhoven des frères Van de Kerkhof, qui se dressait devant les Verts, mais la dynamique était lancée et les stéphanois passèrent de justesse sur le petit score 1-0 et 0-0, pour se qualifier pour la finale, niveau jamais atteint depuis 17 ans, avec la finale entre le Real et Reims.

La montagne Bayern de Munich s'élevait alors devant les foréziens, finale qui se jouerait à Glasgow et qui était un vrai événement, pour des français trop longtemps sevrés. Le JT d'Yves Mourousi fut, pour l'occasion, tout de vert vêtu.


 

Mais voilà, la chance sourit trop souvent aux grandes équipes, et des poteaux carrés renvoyèrent deux ballons, sur des barres, dans la mauvaise direction.

 

 

 

Encore une fois, des allemands, même dominés, en étaient arrivés à leur fin, sur le score minime de 1 à 0. Mais même dans la défaite, l'exploit des Verts étaient tel, qu'ils défilèrent, même perdants, sur les champs-élysées !!

L'année suivant fut aussi un très bon cru et commença sur les chapeaux de roue, puisque nos Verts éliminèrent le CSKA Sofia et le PSV Eindhoven. En quart de finale, un nouveau venu, britannique, se dressait contre les foréziens. Ces derniers, par un but de Bathenay, gagnèrent, à l'aller, sur le score de 1 à 0. Le retour à Anfield, fut plus mouvementé. Kevin Keegan ouvrait le score, dès le début, d'un incroyable tir lobé, qui surprenait Curkovic,

 

 

 

 

mais  Dominique Bathenay, le gaucher, d'un tir de 35 mètres, répondit à son homologue anglais,  en crucifiant Ray Clemence.

 

 

 

1 à 1, à une demi-heure de la fin du match, il fallait donc que les anglais marquent par deux fois pour se qualifier, mission difficile, contre des Verts solides, mais pas impossible ...malheureusement, après un but de Kennedy, qui redonnait l'avantage aux anglais, un rouquin de remplaçant, un certain Brian Fairclough, s'invita sur le terrain, et au son de You'll never work alone, envoya Liverpool au paradis et Saint-Etienne en enfer !

 

 

 

Les britanniques allaient d'ailleurs remporter la coupe en battant les allemands de Moenchengladbach, et continuèrent, par la suite, à la remporter encore deux fois.

La saison 1978-1979 commença sous d'autres auspices, pour le club. Des anciens étaient partis, comme Jean-Michel Larqué,  Oswaldo Piazza ou Hervé Revelli, des nouveaux étaient arrivés, notamment Michel Platini et Johnny Rep. Mais malgré des matchs incroyables, comme le 6 à 0 contre le PSV Eindhoven,

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en 1979, 

 

 

 

ou le 0-5, en Allemagne, contre le Hambourg, de Kaltz et Hrubesch,  l'année suivante, 

 

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les Verts ne retrouvèrent jamais leur magie d'antan, sur le toit de l'Europe, et le club s'échoua, au début des années 80, dans les méandres d'une caisse noire qui  clôtura cette mythique épopée.

Les Verts resteront à jamais, dans l'imaginaire collectif des français des 70's, et décomplexeront le foot hexagonal, désormais capable de rivaliser avec les meilleurs, en ouvrant la voie vers la triste demi-finale de Séville, en 1982, et surtout vers la  victoire au championnat d'Europe des Nations, en 1984.

Mais qui c'est les plus forts ?

 

 

 

 


Tag(s) : #Sport

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