Un des aspects très surprenant de la culture mexicaine est ce rapport à la mort tout à fait singulier, qui peut prendre une dimension artistique spectaculaire, comme ces crânes magnifiquement décorés, qui vont du diablotin qui a un peu abusé du "chile",
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à la version post-moderne et "no future" du punk dégénéré,
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qui rompt avec la tradition.
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Le Jour des Morts a lieu, au Mexique, les 1er et 2 novembre, commémoration des défunts qui plonge ses racines dans le passé précolombien du pays, et qui prend des allures festives et fortement colorés, représentant la "grande faucheuse" pour mieux l'exorciser, par des scènes souvent humoristiques,
narrant même des épisodes de l'histoire nationale,
avec cette touche de patriotisme et d'amour du drapeau qui caractérise chaque mexicain !
Si vous faites un tour à Mexico City, n'oubliez pas, d'ailleurs, de faire un tour au superbe et très moderne Musée des Arts Populaires, qui vous donnera un échantillon assez révélateur de ces productions mortuaires !
Cette omniprésence de la mort et des défunts, a évidemment influencé les artistes mexicains, et l'immense peintre Diego Rivera, dont les fresques irriguent la capitale, du Palais National au ministère de l'Education Nationale, s'est aussi largemement inspiré de la "flaca", dans son Jour des Morts,
et dans sa gigantesque fresque au Musée éponyme, près du Parc Alameda, où j'ai pu "pousser du bois" contre un noble "hidalgo",
avant de mirer l'immense oeuvre picturale du peintre, qui s'est représenté, enfant, accompagné de sa future compagne et artiste, Frida Kahlo, au côté d'une vieille dame assez macabre !
Le thème de la mort est régulièrement revisité par des artistes contemporains, dont Alvaro Barrios, exposé au Musée mural Diego Rivera,
qui ici, s'est inspiré du fameux crâne en diamant de Damien Hirst,
ou par des peintres moins connus, ici, au Café de la Selva, à Mexico City,
Mais comme disent les mexicains :
"No se puede negociar con la muerte, pero si se puede negocio con ella"
(On ne peut négocier avec la mort, mais il est possible de faire du commerce grâce à elle)
et les locaux ne se privent pas de vendre toutes sortes de superbes effigies macabres !
Hasta la proxima !