On nous cache tout, les médias nous manipulent, et le nouveau credo de beaucoup de personne, qui ne croient plus vraiment à la vérité distillée par les divers médias. Et pourtant ...nonobstant une analyse sur le fond, difficile à apprécier, puisque je ne peux faire une étude exhaustive sur tous les médias, pour voir de quoi ils parlent, je ne peux que constater que, quantitativement, le nombre de médias a explosé depuis 30 ans, laissant la censure bien impuissante !
Il est très loin le temps où la France ne disposait que de trois chaînes télévisées publiques, avec un journal télévisé qui se faisait dans les services du Ministère de l'Information.
Il est bien loin le temps où Roger Gicquel, nous faisait, la mine déconfite, le coup de la France a peur, au 20 heures, jouant exagérément sur les émotions, chauffant à blanc des français déjà bien remontés !
Aujourd'hui, une telle présentation ne serait plus possible !
Bref, depuis le début des années 80 et la libéralisation des ondes, avec la création, en juillet 1982, de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, le nombre de médias audiovisuels n'a cessé d'augmenter. Aujourd'hui, les chaînes sont si nombreuses qu'on peut difficilement parcourir, d'un coup d'oeil, leur programme journalier.
Il y en a pour tous les goûts, entre les chaines sportives, les chaînes d'infos en continue, les chaînes cinéma, etc ...et il serait difficile, pour un pouvoir, quel qu'il soit, de contrôler toutes ces chaînes ...je ne parle même pas des radios !
Concernant le cinéma, la situation s'est aussi grandement amélioré, puisque la censure n'existe quasiment plus en France. Hors-la-loi, le film de Rachid Bouchareb, réalisateur d'Indigènes, si il a fait quelques polémiques, a pu sortir sur les écrans français.
Mais rappelons-nous de l'époque gaulliste, où La bataille d'Alger, de Gilles Pontecorvo, réalisé en 1966, ne fut visible que peu de temps, en 1971, dans les salles obscures, avant d'être mis à l'index par le gouvernement.
Mais la censure ne frappait pas, uniquement, les films "politiques", le Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper, qui, aujourd'hui, ferait sourire les ados boutonneux mangeurs de pop corn,
fut interdit d'écran dès sa sortie, en France, et il fallut attendre les libertés mitterrandiennes pour voir la ganache de Leatherface ! Aujourd'hui, ces interdictions nous apparaîtraient ridicules et personne ne pourrait les imaginer !
Quant aux médias écrits, si leur nombre a baissé depuis 50 ans, passant de 26 à 10 titres au niveau des quotidiens d'informations générales et politiques, si leur tirage est en berne,
c'est surtout à cause de toile, qui révolutionne la problématique médiatique et le marché du PAF.
Car Internet, a insufflé un formidable élan de liberté, dans le monde fermé des médias français. Avant, pour avoir accès à l'information, nous étions obligés de passer par un journaliste, médiateur incontournable entre nous et le vaste monde, curé de la pensée qui intercédait entre le croyant et la parole divine. Clergé redouté, les journalistes étaient craints par le microcosme politique. Aujourd'hui, l'apparition du net a profondément modifié cette logique verticale, et, comme en son temps, la Réforme protestante avait remis en cause la hiérarchie catholique, laissant le croyant seul face à Dieu, Internet inverse l'accès à l'information, de la transcendance journalistique à l'immanence citoyenne. De nos jours, par le biais des médias coopératifs, comme Agoravox ou Rue89, n'importe qui peut se faire journaliste et se lancer dans un éditorial de son cru.
Vous en avez marre des infos "occidentales", vous pouvez allez voir Ria Novosti, l'agence d'information russe, ou Chine-Infos.
Vous voulez une lecture des infos plus, "politisée", alors le Reseau Voltaire ou Bellaciao seront pour vous.
Bref, je ne vais pas citer tous les sites d'infos sur le net, ma journée ne serait pas assez longue ! La particularité d'internet, c'est qu'il permet à n'importe quel citoyen de se faire journaliste et qu'il est difficilement censurable. N'importe qui, aujourd'hui, peut filmer une manifestation avec son téléphone portable, enregistrer une conversation, et mettre les images ou la bande son sur la toile mondiale, dans l'heure qui suit. C'est comme ça que nous avons pu voir la répression des mollahs iraniens, frappant les manifestants perses, après la réélection houleuse d'Ahmadinejad et soir même d'une charge de CRS, devant mon lycée, j'ai eu la surprise de voir la dite charge sur You Tube !!