Isaac Hayes nous a quitté, hier,
10 août, pour rejoindre le paradis de la Soul Music. Enfant de Memphis, orphelin, Isaac sera l'exemple de ces autodidactes de la musique, apprenant dans la rue, empiriquement, ce qu'il ne put étudier au Conservatoire. J'entends le
jeune Hayes jouer de l'orgue dans les églises baptistes de Memphis, accompagner des gospels endiablés comme nous avons pu en entendre à Harlem. La musique religieuse fut souvent le creuset de toute une
génération de musiciens noirs, l'Eglise de propédeutique musicale, retrouvant la dimension sacrée de l'art.Saxophoniste de talent, Isaac tourna dans les clubs de Jazz, forts nombreux dans la ville du Tennessee et fit quelques sessions pour Otis Redding. Associé à Dale Porter, le duo connaîtra ses premiers succès, mais c'est surtout avec la BO du film Shaft, qui s'inscrivait dans la mode de la Black exploitation en 1971, que Isaac connaîtra la gloire. Le générique du film fut même considéré comme le premier morceau Disco de l'histoire !
Je me rappelle aussi de son interprétation de l'effrayant Duc, dans le film de John Carpenter, New-York 1997, en 1982.

Né dans le sacré, le saxophoniste de Memphis y retournera, en 1995, en se convertissant à la Scientologie, une religion apparemment très prisée, à Hollywood. Il restera de Isaac Hayes, une silhouette massive, des lunettes noires cerclant un crane chauve et une mélodie rythmée, Shaft, incarnant l'esprit de Harlem !
Avant d'écouter le célèbre Shaft, version 2000, je remets mon QUIZZ sur les musiciens noirs.
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