24 ans après, l'affaire du petit
Grégory refaisait surface, puisque ses parents, Jean-Marie et Christine Villemin venaient de saisir le procureur général pour réouvrir l'enquête, close depuis le 11 avril
2001 faute d'éléments. L'espoir résider dans la possibilité de trouver des traces ADN sur les nombreuses pièces à conviction étayant le dossier, notamment de nombreuses lettres envoyées
par le coupable. Et l'espoir vient d'être confirmé, puisque la police scientifique vient de trouver, ce 22 octobre 2009, 2 ADN identifiables, sur un timbre et sur une lettre du corbeau, qui ne
correspondent déjà pas aux deux époux Villemin, et qui innocentent, de fait, les parents de Grégory, atrocement accusés d'infanticide, à
l'époque !L'affaire Grégory avait agité le landerneau médiatique pendant près de 10 ans. Dans la soirée du 16 octobre 1984, un enfant, le jeune Grégory Villemin, 4 ans, était découvert noyé dans la Vologne, les mains et les jambes liés. Le lendemain, un corbeau envoiyait une lettre anonyme pour revendiquer le crime :
"J'espère que tu mourras de chagrin, le chef. Ce n'est pas ton argent qui pourra te redonner ton fils. Voilà ma vengeance, pauvre con. »
L'horrible fait-divers, contenait tous les ingrédients pour être l'affaire de la décennie. Un jeune juge, Jean-Michel Lambert, totalement dépassé par l'événement, à la limite de l'incompétence,

des jalousies familiales, un corbeau, le cousin, Bernard Laroche, interpellé et occis par le père de la victime, la rumeur d'infanticide, persistante, relayée par des médias , qui cherchaient, traquaient, attisaient les braises de ce drame de la France profonde, exploitant sans vergogne la curiosité morbide du public. Même Marguerite Duras, envoyé par Libération pour couvrir l'affaire, fut intimement persuadé de la culpabilité de la mère ...

En 2001, une analyse ADN sur une lettre envoyée par le fameux corbeaux, n'avait rien donné. D'après le gendarme Etienne Sesmat, chargé de l'enquête, à l'époque, qui a narré l'affaire dans un livre paru en 2006, Les deux affaires Grégory, le mystère aurait pu être résolu en 3 semaines.

Tous les indices de l'époque ramenaient à un seul homme, mais l'incompétence d'un juge et le parti de la presse en auraient décidé autrement. Le désastre de l'Affaire Grégory Villemin annonçait, déjà, le naufrage de l'affaire d'Outreau et consacrait le pouvoir grandissant de la presse, qui avait sacrifié une famille au nom de l'audimat !
Avant de vous rémémorer ce fait-divers qui a marqué la mémoire collective, répondez à ce QUIZZ sur les grandes affaires criminelles.
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