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Dimanche 11 mai 2008
Certaines idoles ne meurent jamais. Jimmy Dean, 50 ans après sa mort, est toujours présent, l'esprit d'Elvis, The King, rôde toujours autour de Graceland, sa dernière demeure, les rythmes de Bob Marley, décédé ce 11 mai 1981, trotte toujours dans nos têtes. Curieusement, j'ai l'impression que le prince du reggae est encore plus vivant, aujourd'hui, que hier. Je suis toujours étonné d'entendre des adolescents fredonner "Wake up, stand up, wake up for your rights, wake up, stand up, don't give up the fight !", comme si l'homme au dreadlock, mort si jeune, à 36 ans, restait encore présent parmi nous !
Robert Marley, né le 6 février 1945, d'une mère noire et d'un père blanc, d'origine anglaise, subira, dans son enfance, l'opprobe relative au métis, rejeté, souvent, par leurs deux belles-familles. Parti de sa campagne misérable pour la capitale, Kingston, Bob échouera dans le ghetto de Trenchtown, où, avec Bunny Wailer et Peter Tosh, deux vagabonds comme lui, il commencera à pousser la chansonnette imitant les bluesmen américains.
En 1963, avec ces deux comparses, il crée le groupe The Wailing Wailers (Les gémisseurs gémissants), mais c'est surtout sa découverte du mouvement Rastafari, qui changera sa vie.  Mi-religion, mi-philosphie, guidé par le jamaïcain
Marcus Garvey,  s'inspirant du Négus éthiopien Hailé Sélassié, le rastafarisme essaiera de redonner sa dignité au peuple noir et aux damnés de la Terre et Bob en deviendra l'étendard le plus célèbre !
 Après des années de galère musicale, entre des producteurs véreux et des compagnons de chants incertains, le fustur Rastaman va connaître le succès à Londres, en 1975, où il enregistrera son titre culte "No Woman no cry". Echappant à une tentative d'assassinat en 1976, à Kingston, le vagabond céleste comme aurait dit Kerouac, sponsorisé par
OCB, reprit le chemin de l'exil, vers Londres, dans un nuage chanvré ! 5 ans plus tard, un cancer généralisé l'emportera.
Au-delà du personnage, qui brûla la vie par les deux bouts, s'adonnant à des excès en tout genre, il restera ce visage christique et cette voix, quasi gutturale, éraillée par l'alcool et le cannabis, qui portera l'histoire de ce peuple des ghettos de Kingston.
Bob, tu es vraiment devenu une icône, même les Playmobils te vénèrent ! Avant de mirer cette vidéo à l'hommage du célèbre rastaman, testez-vous sur vos connaissances sur les Caraïbes en répondant à ce
QUIZZ !


par Tietie007 publié dans : Personnalité
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Vendredi 21 mars 2008

Le 31 juillet 1944, Antoine Saint Exupéry s'envole pour sa 9eme mission, de Corse, dans son P38 Lightning. Sa mission est de survoler Grenoble et Annecy pour une mission de renseignement. L'auteur du Petit Prince ne sait pas qu' il aura rendez-vous avec son destin, fauché par les balles d'un Me.109. Il avait 44 ans et ne fut jamais retrouvé.  Il aura fallu attendre 64 ans pour résoudre le mystère de ce dernier envol, pour percer à jour les dernières minutes de cet Icare des temps modernes.
Déjà, en 1998, un pêcheur marseillais avait repêché une pièce de P-38 et surtout une gourmette au nom de l'aviateur ! Mais cette semaine, un ancien as de la Luftwaffe, Horst Rippert, 88 ans, est sorti de l'ombre pour avouer qu'il avait été la main du destin fatale à l'écrivain.
"Cela s'est passé près de Toulon", a raconté l'ancien pilote allemand, samedi dans un entretien à l'AFP.
"Il volait au dessous de moi alors que j'effectuais une mission de reconnaissance au-dessus de la mer. J'ai vu les cocardes et j'ai viré de bord pour me placer derrière lui et je l'ai abattu",
"Si j'avais su que c'était Saint-Exupéry, je ne l'aurais jamais abattu", a-t-il affirmé à l'AFP, ajoutant qu'il s'agissait d'un de ses auteurs favoris.
Curieusement, Horst Rippert était le frère aîné du chanteur allemand Yvan Rebroff, décédé il y a peu, comme quoi, le monde est petit !
Fasciné, très jeune, par les avions, Saint Ex sera habité toute sa vie par le monde des nuages. Refusé par l'armée de l'Air, il participera à la grande aventure de l'Aéropostale, avec Jean Mermoz et Guillaumet, dans les années 20-30, dans les lointaines contrées africaines et sud-américaines. Du manche à la plume, des nuages à la feuille blanche, il n'y aura qu'un pas. Courrier du sud, Vol de Nuit, Terre des Hommes, Pilote de guerre, le lyonnais planera sur l'imaginaire des hommes comme il avait dominé les cieux. Sa passion aérienne, l'habitera toujours. Malgré la disparition de son ami Jean Mermoz dans les immensités océaniques, l'amour de sa femme, Consuelo, une argentine épousée en 1931, Saint Ex décide de rejoindre la Terre de Feu en partant de New York, en 1938. Son avion s'écrasera au Guatemala et il restera plusieurs jours dans le coma, passant tout près de la mort.
Conscient du péril fasciste puisqu'il avait un temps été correspondant en Espagne durant la guerre civile, puis dans l'allemagne nazi, il reprend du service lorsque la guerre éclate, en septembre 1939. Trop vieux pour combattre, il est chargé de la formation des jeunes pilotes. Mais la débâcle et l'armistice en juin 40, le décide à rejoindre le Nouveau-Monde. De Lisbonne, avec le cinéaste Jean Renoir il rejoint New York. En ces temps tragiques où la fureur des hommes se déchaînent, Saint Ex se réfugie dans le monde merveilleux des enfants, comme si la poésie pouvait conjurer l'écho lointain de la guerre. Ce sera Le Petit Prince, icône enfantine qui rencontrera dans son périple céleste, des personnages bien curieux, dont le fameux mouton, que l'auteur s'évertua à dessiner.
Mais le monde imaginaire ne peut épuiser son besoin d'action, et l'écrivain arrive, à force de persévérance, à se faire réintégrer dans l'active. Il rejoint en Corse, un groupe de reconnaissance, et malgré les prévenances de ses supérieurs, il enchaine les missions. Le 31 juillet il s'envole pour sa dernière mission. Entre Toulon et Marseille il n'aura pas vu l'oiseau sombre qui fondra sur lui, l'envoyant rejoindre ses amis Mermoz et Guillaumet, dans l'éternité de ce monde imaginaire qui fut le sien, entre le Petit Prince et les nuages qui peuplèrent si souvent son quotidien.

Avant de regarder ce Petit Prince essayer de jouer avec un petit bélier et rentrer dans sa masure, boudeur, essayez de vous tester sur l'histoire de l'aviation en répondant à ce QUIZZ.

 

 

 

par Tietie007 publié dans : Personnalité
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Mardi 11 mars 2008
Claude-Fran-ois.jpgCe 11 mars 1978, l'agitation me gagne. C'est mon anniversaire et j'ai douze ans. Mon oncle Dédé et ma tante Odette vont venir nous prendre, moi et mon frère pour aller au cinéma, ce soir, puis nous irons finir la soirée à la pizzera Chez Toni, à Marseille. J'ai toujours été un grand admirateur de la toile immaculée, passeport pour mes rêves enfantins. Sinbad le marin, L'île sur le toit du monde, La belle au bois dormant, Les Aristochats, Les 101 dalmatiens, tant de longs métrages qui ont émerveillé mon esprit juvénile. Surtout que dans les années 70, il n'y avait que trois chaînes télévisées qui ne passaient jamais de films récents. Nous étions nourris avec les westerns de John Wayne, les cris africains de Johnny Weissmuller et les parties de cartes pagnolesques entre Panisse et  César. L'imaginaire télévisuel des seventies c'était les années 40-50-60, d'où ma grande tendresse pour ces films-là qui feraient fuir, aujourd'hui, à grandes enjambées, nos chères têtes blondes, nourries aux effets numériques jurrasikparkiens, une main dans un seau de pop-corn, l'autre enserrant la canette de Coca.
Et puis, dans l'après-midi, la nouvelle tombe : Claude François aurait succombé à une électrocution. Coup de tonnerre dans un ciel d'azur ! Impression irréelle entre tristesse du décès et joyeuse promesse de la séance du soir. Cette méga-star des seventies, qui peuplait avec ses mélodies, les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, ce fils de la terre des pharaons qui a quasiment inventé le disco, ce blondinet hyperactif qui gigotait entouré de ses clodettes, ce chef d'entreprise boulimique, qui se déclinait dans tous les secteurs des médias, de sa maison de production, Flèche, à son magazine Podium, ce grand égocentrique qui avait peur de vieillir, cet éternel adolescent adulé par la gente féminine, Cloclo s'en est allé ...à 39 ans.
Nous partons vers Marseille, avec mon Oncle, qui n'est pas d'Amérique ni Tatien mais phocéen, et ma tante, en fin d'après-midi. Le Vieux-Port est paisible et la Canebière agitée. Les affiches des films me toisaient avec leurs couleurs criardes. Deux films m'attiraient. La Coccinelle à Monte Carlo et Rencontres du 3eme type de Steven Spielberg. Mes goûts enfantins me poussaient vers le premier, mais l'étrangeté de l'affiche de Rencontre, la promesse d'une rencontre mystérieuse, me fit choisir le second. Trois heures les yeux dans les étoiles, souvenir impérissable, au son de cette singulière mélodie, qui me hante encore, parfois, pour une rencontre très étrange, puisque je n'avais rien compris au film, à l'époque. La séance est finie, nous voilà Chez Tony, pour manger la pizza.
Cette journée, il y a 30 ans, est restée gravée dans mon esprit, ce jour là, où Cloclo est allé faire un tour dans les étoiles, peut-être une rencontre du troisième type.
Avantd'écouter ma chanson préférée de Claude François, testez-vous sur les chansons des seventies en répondant à ce QUIZZ.

par Tietie007 publié dans : Personnalité
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Vendredi 29 février 2008
Mich-le-Morgan.jpg Et oui, le 29 février n'arrivant que tous les 4 ans, cela ne fait que 22 fois que l'on souhaite l'anniversaire à l'actrice française, qui est née le 29 février 1920, à Dieppe, comme pour le peintre Balthus, l'historien et romancier américain Dee Brown, ou Gérard Darmon. Ce jour incertain est un jour intercalaire, qui permet de mieux faire coïncider les différentes révolutions astronomiques et d'éviter que les saisons ne se décalent ! En effet, sur Terre, l'année tropique ne possède pas un nombre entier de jours solaires moyens (en fait, à peu près 365,2422). A contrario, une année calendaire , pour être utile, ne peut posséder qu'un nombre entier de jours. Afin d'éviter qu'à la longue, les jours se décalent par rapport aux saisons, il est nécessaire de faire varier le nombre de jours d'une année calendaire. Ce n'est pas une spécificité de notre calendrier grégorien, puisque les calendriers aztèques, égyptiens, éthiopien ou républicain, rajoutent plus jours dit épagomènes, à la fin de certaines années pour éviter le décalage des saisons. Nouvel exemple sur la relativité et la subjectivité du temps, qui est autant une construction humaine, comme l'a bien montré Jacques Attali, stakhanoviste de l'écriture et, comme le disent certaines mauvaises langues, de la photocopieuse, dans son Histoire du temps, qu'une donnée physique aléatoire, comme l'a démontré le génial Einstein.
Quant à Michèle Morgan, elle fut une fulgurance d'avant-guerre, dont la blondeur et les yeux bleus ont fasciné la gente masculine, dont Jean Gabin, avec qui elle joua Quai des brumes, en 1938. Cette Garbo française, quittera la France durant l'occupation, et signera avec la RKO. Elle aura eu la chance d'éviter le fantasque producteur et milliardaire américain Howard Hughes qui racheta la compagnie cinématographique, en 1948, qui lui servit, surtout, pour s'approvisionner en midinette à forte poitrine !!
 Elle aura le privilège de tourner avec une jeune premier, surnommée The Voice, Frank Sinatra, et avec un déjà vieux de la vieille, un certain Humphrey Bogart dans Cap sur Marseille, de Michael Curtiz ...Ah ah, tous les chemins, décidémment, mènent à la cité phocéenne !
Curieusement, malgré quelques interprétations fameuses, comme dans Les Orgueilleux, avec Gérard Philippe, la belle Michèle se fit plutôt discrète, privilégiant sa vie privée à sa carrière cinématographique. Peu chanceuse, elle perdit son 2eme mari, la star française Henri Vidal alors qu'il n'avait que 40 ans, en 1959, son unique fils, Mike Marshall, il y a 3 ans, et enfin, son dernier compagnon, le presque inoxydable Gérard Oury, père de la Grande Vadrouille, décédé il y a deux ans.
Mais  n'est-ce pas le destin des femmes de devenir veuve et de voir partir les hommes tant aimés ?
Avant d'écouter cette chanson hautement cérébrale, fredonnée par un sosie de Jacques Attali (L'ancien sherpa de Mitterrand aurait-il une double vie ?), Le Temps d'une ... Dinde, répondez à ce QUIZZ sur le Temps, si vous avez le  ...Temps. (*Désolé mais je n'ai pas pu m'en empêcher !) ...


par Tietie007 publié dans : Personnalité
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Vendredi 22 février 2008
Lamartine.jpgLe 22 février 1848, l'opposition menée notamment par l'historien travailliste Louis Blanc et le poète républicain, Alphonse de Lamartine organise une gigantesque manifestation de la Madeleine au Palais-Bourbon. Des incidents éclatent, un manifestant est tué, la garde nationale se rallie alors aux insurgés. Deux jours après, le roi Louis-Philippe est contraint d'abdiquer et Lamartine, emphatique, proclame la République !
Singulier parcours que celui du poète romantique. Ce fils d'une famille d'aristocrate, né juste après la Révolution, en 1790, entamera sa carrière politique en ralliant Napoloéon, en 1814, et  poétique, près du Lac du Bourget, en 1816, à Aix les Bains, où il soignait des troubles hépatiques. Tombé fou amoureux de Julie Charles, malade de poitrine, la jeune femme, va inspirer au jouvenceau, ses vers les plus inspirés dans ses Méditations poétiques, dont le célèbre Lac, où le serviteur d'Orphée hurle sa douleur d'être séparé de l'être aimé :

    Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
    Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
    Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
    Jeter l'ancre un seul jour ?


Consacré comme héros du romantisme poétique après le succés de son receuil, Lamartine continua ses divagations poétiques avec Les nouvelles Méditations poétiques et La mort de Socrate.
C'est la mort de sa fille qui va changer radicalement sa vie ! Le poète mélancolique, spectateur de la dure condition humaine, va se métamophoser en acteur de la vie politique. Elu député de Bergues, commune du Nord-pas-de Calais, en 1833, il mettra sa faconde poétique au service des humbles et des humiliés, militant pour l'abolition de la peine de mort ou pour une politique d'assistance envers les pauvres qui préfigura notre Sécurité Sociale. Chevauchant le mouvement de février 1848, il proclamera enfin, la République, et déclamera le 25 février 1848, son fameux discours contre le Drapeau Rouge, étendard sanguignolant, symbole de la Terreur révolutionnaire, au profit du  conciliant drapeau tricolore,  !

Ministre, il sera un des acteurs de l'abolition de l'esclavage. Le coup d'Etat de décembre 1851, dirigé par Louis Napoléon Bonaparte, neveu de l'Empereur, mettra fin à sa carrière politique. Ruiné, il refusera l'exil, comme Victor Hugo. Il se réfugiera alors de nouveau dans l'univers poétique, fuyant le monde des hommes et de leur triviale prose, pour s'adonner aux joies de l'alexandrin et des divagations orphéiques. Décédé en 1869, il est enterré dans un tombeau, sur la place de l'Eglise de Saint-Point, adossé à son château.
Poète romantique, politique progressite, la figure de Lamartine nous rappelle qu'il fut un temps où les hommes politiques étaient de véritables artistes, loin de nos escogriffes d'aujourd'hui !
Lamartine, la Martine, Martine Aubry, Ricky Martin, Dean Martin ...hmmm, une petite pensée pour le dernier, et le Rat Pack, qu'il forma avec Sinatra et Samy Davis Jr ! On en fait plus des crooners comme ça ! Mais avant, répondez à ce petit QUIZZ sur l'histoire politique de notre pays !




par Tietie007 publié dans : Personnalité
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