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Jeudi 13 décembre 2007
autant-en-emporte-le-vent.jpg

Ce 14 décembre 1939, alors que l’Europe s’épuise dans la guerre,  le film de Victor Fleming, Gone with the wind, est projeté pour la première fois à Atlanta. Produit par le tycoon David O’Selznick, le tournage a mobilisé trois réalisateurs et un budget pharaonique de 4 millions de $. Si Clark Gable s’est imposé rapidement, le producteur hollywoodien n’a trouvé sa Scarlett qu’au dernier moment, une inconnue, anglaise, de surcroît, Vivien Leigh. Paulette Godard, Lana Turner, Bette Davis, Katharine Hepburn, Susan Hayward, n’avaient pas convaincu O’Selznick. Histoire d’amour sur fond de guerre de Sécession, Autant en emporte le vent, sera le plus grand succès de l’histoire du cinéma, récoltant 10 oscars, dont l’actrice noire Hattie Mc Daniels, pour le rôle de Mammy, qui ne put être présente lors de la cérémonie à cause des lois de ségrégation raciale. Le film consacra le couple Rhett Buttler-Scarlett O’Hara, dont la passion résonne encore dans les imaginaires féminins. Si Olivia de Havilland qui jouait Mélanie est toujours vivante, à 91 ans, Gone with the wind ne portera pas chance à son duo mythique. Clark Gable sera terrassé par une crise cardiaque en 1960, Vivien Leigh décédera de tuberculose en 1967, à l’âge de 55 ans. Mais les légendes ne meurent jamais, et l’écho lointain des voix de Rhett et de Scarlett reviennent souvent hanter les vertiges de notre mémoire.
Avant de regarder ce petit hommage à ce couple intemporel, revisité par la musique de Lenny Kravitz, un petit QUIZZ sur les couples célèbres  au cinéma.

 

par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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Dimanche 2 décembre 2007
tarzan02.jpgCe 2 décembre 1934, Tarzan l'homme singe de W.S.Van Dyke, sort dans les salles américaines et va consacrer le couple  Johnny Weissmuller, ancien champion olympique de natation, Maureen O'Sullivan. Les débuts du parlant, les paysages africains en studio,  touche de rêve et d'exotisme, et toute cette galerie d'animaux de la jungle.
Moi Tarzan, toi Jane, naïve incise, résumera toute la singularité de ce couple improbable, un homme-singe élevé par des chimpanzés, une jeune bourgeoise anglaise à l'éducation puritaine. Rencontre de l'humanité et de l'animalité, de la carpe et du lapin, Tarzan nous renvoie à notre civilisation urbaine et consumériste qui s'épuise dans la cupidité et les apparences. Il me reste des images d'enfant, le fameux cimetière des éléphants, Cheeta, les pygmées, Tarzan voletant de liane en liane, et puis, bien sûr, ce cri puissant résonnant dans cette mystérieuse jungle.
Testez-vous sur les couples célèbres, en répondant à ce QUIZZ, avant de mirer la rencontre entre Tarzan et Jane !

 

par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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Mercredi 28 novembre 2007
Brigitte-Bardot.jpg

Ce 28 novembre 1956, le film de Roger Vadim, Et Dieu créa la femme, sort dans toutes les salles françaises. La sculpturale Bardot va alors affoler la gente masculine internationale et créer la discorde dans les ménages ! Les ligues de vertu nord-américaines menaceront même leurs ouailles d’excommunication en cas du visionnage du film ! Cette Brigitte aux mœurs légères qui va susciter la concupiscence de trois hommes, dont l’élégant germain Curd Jürgens et le tout jeune Jean Louis Trintignant , va créer le scandale ! La Bardot-mania va alors envahir le monde et les imaginaires masculins faisant de l’actrice française une star internationale et un sex-symbol universel ! Rétrospectivement, le film nous apparaîtra bien gentillet par rapport aux excès gaudriollesques actuels, mais pour l’époque, la voluptueuse BB par ses déhanchements chaloupés, avait enflammé les écrans de ciné, au grand dam de la ménagère française, sourcilleuse sur les bonnes mœurs et soucieuse de cette concurrence déloyale !
Testez-vous sur la carrière de BB en répondant à ce QUIZZ avant d'admirer la plastique parfaite de Brigitte !
 

 



par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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Vendredi 26 octobre 2007
Docteur-Jivago-013-copie-1.JPGDocteur Jivago,  roman historique qui plonge ses ferments dans la Russie révolutionnaire, s'inscrivant dans l'immensité des espaces russes, est le dernier livre de Boris Pasternak, qui, au soir de sa vie, nous livre une oeuvre quasi autobiographique.  Mis à l'index par le régime soviétique, considérant l'auteur comme un « agent de l'Occident capitaliste, anti-communiste et anti-patriotique », l'écrivain fut forcé de décliner le Nobel descerné par la célèbre Académie suédoise, en 1958. Pasternak n'aura jamais l'occasion de voir son livre publié, puisqu'il mourrut en 1960 et qu'il fallut attendre 1988 et la perestroika de Gorbatchev pour que ce monument de la littérature soit éditée sur l'ancienne terre des Tsars ! Mais David Lean rendra hommage à l'artiste moscovite en adaptant somptueusement, au cinéma, la geste pasternakienne, dans son Docteur Jivago. Exaltation de la nature russe, de ces forêts océanes, de ces immensités recouvertes d'un manteau neigeux, espaces infinis où le destin des hommes se jouaient dans le tourbillon révolutionnaire. Il me reste le souvenir de ce regard, intense et profond, de ce désir sourd et servile, de Lara attendant son Docteur Jivago, joué par le bel oriental Omar Sharif,  des yeux de la blonde Julie Christie,  immenses et profonds, métaphore bleutée de la majestueuse Taïga sibérienne. Et puis ...la mélodie de Maurice Jarre, la Chanson de Lara, qui résonne encore dans les espaces immaculés de la Russie éternelle.
Partez avec Lara et Jivago ...

 


par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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Mercredi 10 octobre 2007
The-misfits.jpg
Certains films ont des résonances particulières, lointains échos qui se perdent dans le passé, souvenirs d'enfance évanescents qui surgissent et se dissolvent, laissant dans leur sillage un parfum désuet, de mondes imaginaires désormais disparus. Les désaxés, film-balise, passerelle invisible entre le hollywood des grands studios, peuplés d'idoles et de demi-dieux, qui s'échoueront dans les sables de la vieillesse et de la dépression et l'horizon télévisuel, nouvel opium des peuples. Clark Gable, vieux cow-boy désespéré et alcoolique, Monty, figure épuisé de l'Ouest mythique, et Marylin, en bimbo , femme enfant désespérée, rongée par les illusions de l'amour. Ce trio à la dérive, enfants perdus d'une amérique qui change sera prémonitoire. Gable, le mythique Rhett Buttler qui fit rêver tant de génération de femmes, ravagé par la disparition subite de sa douce Carole Lombard, Montgomery Clift, éphèbe élégant et fragile, défiguré par un accident, après une soirée trop alcoolisé et Marylin, icone sexuelle qui se perdit dans l'écho de son image, déambulant entre amants de passage et maris de circonstances, disparaîtront peu après le tournage du film, épuisés par le sytème des studios hollywoodiens, faiseurs de mythes et fossoyeurs de vie. Clark, Monty, Marylin, des figures divines, qui n'étaient que de simples mortels.

 

par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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