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Jeudi 18 janvier 2007

Comment des jeunes banlieusards, vivant dans des cités, pas spécialement croyants ont-il pu se retrouver dans des camps d'entraînement d'Al-Qaida, en Afghanistan et finir à Guantanamo ? Antoine Dreyfus, auteur des "Fils d'Al-Qaida" parle de deux générations de "djihadistes". La 1ere est partie à la fin des années 80 pour bouter le russe hors d'Afghanistan, alors que la 2eme, la plus difficile à comprendre, arrive avant et après le 11 septembre, et sont, en général, bien intégrés dans la so ciété occidentale. Il est vrai que les kamikazes du 11 septembre étaient tous des diplômés de l'Université.

Alors Pourquoi ? Déficit d'intégration de ces jeunes beurs dans les sociétés occidentales ? (Antoine Dreyfus affirme le contraire !). Dynamisme de l'islam radical relayé par la figure marmoréenne d'un Ben Laden, qui polarise le ressentiment du monde islamo-arabe envers l'hégémonie américaine et la politique israëlienne ? Désoeuvrement et acculturation des Beurs à la recherche d'une culture originelle qui se dissout ? Où tout simplement goût de l'aventure, désir de retrouver certaines valeurs guerrières "nobles", aujourd'hui perdus, remplacées par le matérialisme de notre univers individualiste et consumériste ?

 Les derniers exemples de "djihadistes" français me feraient pencher pour la dernière solution ! Jeunes peu croyants, voire pas du tout, qui veulent redonner un sens à leur vie sans saveur, la perspective de voyager, de combattre pour un idéal, retrouver le sentiment du "groupe", de la "communauté", rompre avec ces valeurs hédonistes occidentales pour redécouvrir l'ascèse et le sacrifice !

Il faut relire George Steiner dans son essai pour une redéfinition de la culture, Dans le château de Barbe-Bleue, et ses variations sur le thème de l'ennui. L'enchevêtrement d'exaspérations, la sédimentation des désoeuvrements, l'usure des énergies dissipées dans la routine. Le mot Spleen tel que l'emploie Baudelaire qui signifie une attente sans objet, exacerbée et vague .

L'ennui et la mélancolie sont la Nemesis du positivisme, de la philosophie du progrès qui ensemença le 19e siècle. Le triomphe de l'homme, Prométhée impie, qui se libère de ses chaînes pour asservir les forces de la nature et promettre un avenir radieux. Les romantiques avaient déjà bien compris que ce siècle scientiste, où l'entrepreneur allait remplacer le guerrier, la raison bourgeoise triompher de l'idéal antique, allait se fourvoyer dans la banalité d'un quotidien cotonneux !  Musset dans les Confessions d'un enfant du siècle, fait part de son ennui devant l'exaltation de la geste napoléonienne. Schopenhauer désigne le grand ennui comme le mal qui rongeait l'âge nouveau et Théophile Gautier criait son "plutôt la barbarie que l'ennui" ! Freud avait bien souligné, dans Malaise dans la civilisation, la profonde tension qui existe entre notre "lissage" social et nos instincts profonds, dont celui de mort. L'instinct d'affirmation du moi, cette soif de la guerre ancrée profondément dans tout individu, étouffés par les conventions sociales bourgeoises.

Les soldats perdus d'Al-Qaida sont, peut-être, les rejetons monstrueux de l'Occident hédoniste, crevant sous ses richesses, pusillanime et obèse !

Par Giraud Thierry
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Dimanche 28 janvier 2007

 Robert Pickton, éleveur de porc, simple et travailleur d'après ses voisins, est jugé, en ce moment, à Vancouver, accusé du meurtre de 26 femmes, prostitués et toxicomanes pour la plupart. Mais l'éleveur-killer serait certainement responsable d'une soixantaine de meurtres supplémentaires, devenant ainsi, le pire serial-killer ayant agi sur le territoire canadien. Pickton a été arrêté après une banale affaire de détention d'armes. Les policiers canadiens persuisitionnant son antre, ont découvert un spectacle macabre, des têtes de femmes décapitées soigneusement empaquetées dans les deux congélateurs de la maison.  Pendant plus de 20 ans, le "gentil" éleveur allait faire ses courses macabres dans le quartier défavorisé de Downtown Eastside de Vancouver, personne ne se souciant, dans ce suburb ravagé par la drogue, du sort de quelques péripatéticiennes disparues. Après avoir trucidé et soigneusement dépecé ses victimes, il en gardait la tête, certainement comme trophée, et donnait le reste du corps à ses cochons !!

L'horreur de la découverte macabre stupéfie l'opinion publique canadienne. Ce genre de faits-divers hors-norme nous renvoie tous à la nature de l'homme et à la figure du Mal, difficilement conceptualisable. Dans nos sociétés éminemment policées, où la violence est strictement contrôlée, ce genre d'affaire morbide génère une réaction d'attirance/répulsion, une sorte de fascination sous-jacente face à ces tueurs qui incarnent le Mal absolu, dont les actes défient l'entendement et nous renvoient à une sorte de barbarie primitive. Il faut relire encore une fois, Malaise dans la civilisation, de Freud, pour essayer de comprendre les causes cachées de ces crimes "exceptionnels" .

Par Giraud Thierry
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Vendredi 9 février 2007

 Charlie Hebdo et son rédacteur en chef, Philippe Val, racistes ? C'est ce que pensent certaines organisations musulmanes comme l'UOIF, la Ligue Islamique Mondiale et la Grande Mosquée de Paris, accusant le journal d'avoir dessiné le Prophète avec une bombe dans son turban ... Liberté d'expression contre droit à la différence, droit à la critique contre conservatisme religieux ! Mais les associations musulmanes comme l'UOIF ou la Ligue Islamique Mondiale incarnent tellement le radicalisme religieux, et l'intolérance, que ce procès s'est retourné contre elles, selon le principe de l'arroseur arrosé ! Premièrement, ces organisations sont faiblement représentatives des musulmans français, deuxièmement, il est vite apparu que l'accusation n'avait guère de "makrouts" à faire valoir pour défendre son accusation de racisme , laissant apparaître des motivations incertaines chez les plaignants pour ne pas dire plus ...

Le philosophe AbdelWahab Meddeb, témoin pour la défense, se marre bien en regardant la une (ci-dessus) de Charlie-Hebdo, clamant que celà représente bien sa pensée ! Il faudrait laisser un peu plus la parole à des intellectuels d'origine arabe, comme Meddeb, au lieu de nous montrer, régulièrement, dans les meddias, des imams obscurantistes et moyen-âgeux ou des idéologues faussement modernistes comme Ramadan !

Cliquez ici pour voir un débat entre le recteur de la Mosquée de Paris, Boubakeur, et Philippe Val.

Par Giraud Thierry
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Samedi 10 février 2007
En 1986-1987, deux chercheurs en sciences du langage, André Chervel et Danièle Manesse avaient soumis un court texte de 83 mots et 4 phrases à un échantillon d'élèves âgés de 10 à 16 ans.

Les arbres s'enfoncent dans la terre par leurs racines comme leurs branches s'élèvent vers le ciel.
Leurs racines les défendent contre les vents et vont chercher, comme par de petits tuyaux souterrains, tous les sucs destinés à la nourriture de leur tige.
La tige elle-même se revêt d'une dure écorce qui met le bois tendre à l'abri des injures de l'air.
Les branches distribuent en divers canaux la sève que les racines avaient réunie dans le tronc."

"Traité de l'existence et des attributs de Dieu", 1713, Fénelon.

20 ans plus tard, le même texte, dicté à un nouvel échantillon de 2767 élèves laisse apparaître une baisse notable du niveau d'orthographe ! Les élèves d'aujourd'hui font deux fois plus de fautes qu'il y a 20 ans !
Alain Bentolila auteur d'un rapport sur la grammaire que le ministère a transformé en circulaire insiste sur le fait qu'"à l'heure actuelle, il est demandé aux élèves soit d'apprendre sans comprendre (méthode déductive), soit de réfléchir sans faire l'effort de retenir (méthode inductive). Or la compréhension doit précéder la mémorisation".

Certes, mais compréhension ou pas, il y a rarement mémorisation !!
Cette baisse de niveau en orthographe met avant tout en valeur, non pas le travail des Professeurs des Ecoles, mais une évolution sociétale sur l'omniprésence des images et le déclin de l'écrit justement "codifié" ( car paradoxalement les ados écrivent plus qu'avant par le biais des "Tchats", mais ils KoMuNiK surtout en langage SMS, infra-langage, novlangue de l'univers cybernétique !). Il est aussi une illustration d'un abaissement du seuil de tolérance par rapport à "l'orthographe acceptable" et accepté par la société (l'effet SMS ?), il n'y a qu'à voir l'épreuve de la dictée, au Brevet des Collèges, qu'un singe savant pourrait faire ...

Aussi, je ne soutiens pas Ségolène qui affirme que le Collège est le maillon faible du système éducatif. C'est plutôt le Primaire, lieu d'apprentissage de la lecture et de l'écriture, qui doit bénéficier d'un investissement conséquent. En 6eme, les élèves qui maîtrisent mal la langue française ne sont quasiment plus rattrapables ...


Par Giraud Thierry
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Dimanche 11 février 2007

 

Le 21 décembre 2006, Saparmourat Niazov surnommé le Turkmenbashi, autrement dit le « père de tous les Turkmènes, rendait son dernier soupir dans la capitale, Ashkhabad. Cet ancien apparatchik soviétique, fut choisi par Gorbatchev, en 1985, pour le poste de secrétaire du Parti communiste turkmène, car il était orphelin, et donc non lié à un clan, dans ce pays tribal. A la chute de l'empire soviétique, Saparmourat, grand démocrate devant l'éternel, se présente à l'élection présidentielle, tout seul (On n'aime pas la polémique dans ce pays.) et obtenir 99,5% des voix. Et oui, on est fidèle au Turkménistnan. Le nouveau président est féru d'architecture et va s'adonner à quelques menus travaux pour transfigurer sa capitale. 4eme réserve mondiale de gaz, et 5eme exportateur, le président dispose de beaucoup de liquidités pour embellir sa cité. Les bâtiments officiels folkloriques sortent de terre, comme le ministère des Finances, qui va ressembler à un lingot d'or, des places gigantesques et vides vont parsemer la cité turkmène, des dizaines d'hôtels "lasvegasiens" vont s'ériger, dans un pays où il y a101 touristes par an ...

Le président n'aime pas le mensonge (c'est pas bien de mentir ...), c'est pour ça qu'il a crée un Ministère de la Vérité qui contrôle, par le biais de caméra vidéo, la cité panoptique.

"Je veux entendre une mouche volée ..." aurait dit, goguenard, le cher président Niazov.

Il faut dire qu'il n'y a pas grand chose à filmer puisqu'un couvre-feu se mettait en place à 23 heures.

Saparmourat était tellement aimé par son peuple, qu'il décida, sous la pression populaire, que les seules effigies autorisées dans le pays seraient son portrait, décliné à l'infini sur les façades de sa capitale, sur le savon, les bouteilles d'alcool, les paquets de pâtes, le papier WC (euh, quand même pas), bref, on reconnaissait là sa générosité à faire plaisir à son peuple. Suprême cadeau, une statue de sa personne en or massif, surmontant un Arc de Triomphe, disposée sur un socle mobile, tourne avec le soleil.

Trouvant la production littéraire ennuyeuse et inutile, Niazov va décider que le seul livre intéressant était ...le sien ! Le livre de l'âme doit être appris par tout le monde, et les étudiants ont souvent des interros surprises (arg, damned !) sur la pensée et la vie du génie de l'Asie Centrale. L'apparition de la première dent de lait ou le nombre d'ongles incarnés du Président n'ont plus de secret pour la future élite du pays ! Le Rukhmana, petit livre rose des Turkmènes, est donc une sorte de grimoire, entre le récit mythique et les bons conseils de la Mère Michel. Relatant les hauts faits des héros turkmènes, il réaffirme certains principes moraux ( Voler c'est pas bien...), donne quelques bons conseils pratiques pour que les femmes tiennent bien leur maison, et insiste surtout sur la nécessité de bien dormir ...le sommeil, c'est sacré pour le Président, c'est pour ça d'ailleurs qu'il a interdit les sorties après 23 heures, dans la capitale.

Les deux journaux autorisés par le régime illustrent toutes leur "Une" par une photo du Président. Evidemment, il faut varier un peu les poses, debout, assis, accroupi, baissé, dans la position du Lotus, une patte levée, en position foetale, bref, pas évident de trouver plus de 700 poses différentes pour varier les effets.

Après maintes réflexions, ce farceur de Saparmourat a décidé que les études étaient inutiles et a fermé quasiment toutes les Universités, divisant par 10 le nombre d'étudiants, ainsi que les centres de soins, en province, les Turkmènes étant un peuple naturellement fort et en bonne santé. D'ailleurs, depuis que Sapar s'est fait opéré pour un problème respiratoire, en 1997, il a interdit la cigarette dans son pays, sous peine de prison. Et oui, il pense à la santé de son peuple ! Pour favoriser la marche et lutter contre l'embonpoint (moins de 1% de la population est obèse au Turkménistan ...il faut dire qu'il n'y a pas grand chose à grailler pour le bon peuple ...) , il a fait construire un escalier de 21 kilomètres dans les montagnes, qui doit être gravi une fois par chaque turkmène ! Sapar fait souvent des farces à ses propres ministres, les amenant au pied de l'escalier, et les attendant au sommet, emmené par son hélicoptère personnel ! Sacré Sapar, il était très joueur !

Saparmourat avait décidé que la culture occidentale était sans intérêt et avait interdit tout ce qui pourrait venir de l'Occident, Opéra, série TV, variétés, films pour favoriser la cultre turkmène. Les 3 chaînes de télévision montrent à l'infini la ganache bouffie du satrape, et le "prime time" consistait à montrer un "Conseil des Ministres" passionnant, où Niazov se livrait a des monologues interminables, qui ferait passer les discours fleuves de Castro pour les répliques d'un autiste !

Bref, le Turkménistan va bien s'ennuyer avec la disparition de Saparmourat, son successeur devrait être connu aujourd'hui.

Cliquez ici pour mirer la capitale, Ashkabad. Ce que l'on remarque tout de suite, ce sont les foules turkmènes et les voitures, qui grouillent dans les avenues.

Cliquez ici pour voir l' Edition Spéciale, jamais diffusé par Tf1 sur le Turkménistan, et qui souligne les intérêts de Bouyges dans ce pays d'Asie Centrale, suivant le bon principe, que les brousoufs n'ont pas d'odeur !

Par Giraud Thierry
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Lundi 19 février 2007
Celà faisait un bail que je n'avais pas mis les pieds dans le Palais de Justice d'Aix en Provence.
La pièce centrale, vaste carré à colonnade, décline les bâtonniers successifs qui se sont succédés dans la ville thermale sous l'attitude volontaire d'un Mirabeau, pointant dame Justice. Hydrocéphale et défiguré par la petite vérole, il fut néanmoins le représentant du Tiers-Etat d'Aix et de Marseille, monté à Paris pour les Etats Généraux de 1789. Elu président de l'Assemblée Nationale le 30 janvier 1791, il décèdera subitement le 2 avril 1791.
Nous pouvons remarquer, derrière la statue, le portrait de Monsieur Thiers, marseillais, avocat à aix en provence, homme politique, orléaniste, opposant au 2nd Empire, il négociera la capitulation avec la Prusse et fera écraser l'insurrection populaire qui enflammera Paris durant la fameuse Commune en 1871.
Aujourd'hui, le tribunal  était saisi par la mairesse de la ville, Maryse Joissains pour que la police expulse les Sans Domicile Fixe de l'association les Enfants de Don Quichotte qui ont pris place juste à côté de l'Office du Tourisme. La salle d'audience, une pièce rectangulaire ornée de tapisseries, au plafond mité, a vu les deux avocats de la partie civile, la Mairie d'Aix, et de l'association Don Quichotte, croiser mollement le fer. Il faut dire que l'on n'entendait pas grand chose ... (est-ce fait exprès ?). Inaliénation du domaine public pour l'un, problème du logement et illégitimité de la cour pour l'autre, le jugement sera rendu le 6 mars prochain.
La défense a mis l'accent sur la dérive sémantique désignant les personnes à la rue. De sans abris, ils sont passés à Sans domicile fixe, expression pudique masquant une réalité sociale terrible, semblant signifier que ces "nomades" des temps modernes bénéficient parfois d'un domicile ...mais non-fixe ! Bref on se demande bien où on pourra expulser ces SDF, peut-être dans la ruelle derrière, pour les cacher aux yeux des touristes qui passent par là ...
Cachez ce sein que je ne saurais voir ...
Pollution visuelle insupportable pour la mairie en place, il vaut mieux déplacer le problème, pourquoi pas dans les cités, que de le résoudre !

Par Giraud Thierry
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Mercredi 21 février 2007
Alors que Sarkozy surfe sur les cimes sondagesques, Domi Townbread a été relégué dans les oubliettes de l'histoire. L'ancien conseiller du Chi, le Rastignac des affaires étrangères, le D'Artagnan de Matignon, spadassin élégant, barde à ses heures perdues, ne s'est pas remis de la fronde jeuniste contre le CPE.
Nico qui rit, Domi qui pleure ..
.
Le petit Nico//Fufu, l'oeil goguenard,s'est servi des larges épaules de Pinpin//Bouvil, pour éviter les écueils et détourner la colère publique sur le 1er ministre.
Glucksman l'ancien Mao, Bruckner, l'ancien libertaire, l'ancien jacobin  Gallo , le toujours moral Finkielkraut, le futur belge Johnny, l'ex-racailleux mou du noeud, Doc Gynéco, l'ancien fornicateur Pascal Sevran,  ce boulay de Steevy et le toujours aussi boulet Roger Hanin, se sont tous pris d'amour pour leur petit Nico adoré, flattant le peut-être futur Imperator, reléguant à son triste sort le sieur Villepin ... Nos élites sont vraiment ingrates !
Hier, sur RTL, Dominique a bien souligné qu'il ne participerait pas à un gouvernement "présidé" par Sarko.
La grande vadrouille s'est bien finie !

Cliquez-ici pour voir l'embrouille entre Roger " The boulet" Hanin et  Isabelle Mergault chez Fogiel.
Doc Gynéco se fait chambrer chez Ruquier.
Johnny en pleine forme ! Et matez tous les potos à Sarko !


Par Giraud Thierry
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Lundi 26 février 2007

 La polémique est à nouveau relancée par la sortie d'un livre d'Emmanuel Faye, "Heiddeger, l'introduction du nazisme dans la philosophie". Il y a 20 ans, déjà, Victor Farias, dans son livre Heidegger et le nazisme, soulignait l'allégeance du philosophe allemand à l'hitlérisme. Martin Heidegger a été élu par ses pairs, recteur de l'Académie de Fribourg, le 21 avril 1933, poste qu'il occupera un an, puisqu'il démissionera le 24 avril 1934. Par la suite, il aurait gardé un silence de 10 ans, en butte aux tracasseries du régime, c'est la version officielle que le philosophe donnera, après la guerre. François Fédier, dépositaire de la pensée heideggérienne en France et représentant officiel du philosophe allemand dans l'hexagone, parle de "collaboration de circonstance", un accident dans le parcours du penseur. Tel n'est pas l'opinion d'Emmanuel Faye. Hier, dans l'émission de Jean Pierre Elkabach, Bibliothèque Médicis, sur la Chaîne Parlementaire, les deux hommes ont croisé le fer, et force est de constater que les éléments à charge, contre Heidegger, semble sans appel ! Les cours que le philosophe allemand a délivré dans les années 30, récemment édités, sont truffés d'allégeance au nazisme et de propos tendancieux pour ne pas dire scandaleux !  Un historien présent sur le plateau, spécialiste de l'allemagne, Mr Husson, n'a fait que confirmer la compromission d'Heidegger avec le régime nazi. François Fédier n'a pu qu'opposer des arguments bien faiblards pour contrer la thèse de l'accusation, se bornant à essayer de déligitimer le discours de ses contradicteurs en invoquant leur partialité ! Il a souligné, de même, que les archives du philosophe allemand seraient disponibles pour "les chercheurs qui n'auraient pas d'idées préconçues" !! Phrase terrible qui souligne la mauvaise foi de Fédier et sa volonté de contrôler voire de cacher certains textes compromettant du philosophe ...même si il a déclamé, par ailleurs, sa volonté d'éditer tous les écrits du maître de la Forêt Noire !

Se pose alors la question essentielle. Doit-on apprécier l'oeuvre d'un philosophe à la lumière d'un contexte particulier, ou penser que l'oeuvre, en elle même, est a-temporelle et décontextualisée ? Doit-on, sous prétexte que l'oeuvre est magistrale, dédouanner l'auteur de ses actes ?

 

Par Giraud Thierry
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Jeudi 15 mars 2007
Ancien partisan de Fidel Castro, Mario Chanes de Armas est resté plus de 30 ans dans les geôles cubaines, avant de décéder d'un infarctus le 24 février dernier, à Miami. Il détenait le record du prisonnier politique détenu le plus longtemps au monde, trois de plus qu'un Nelson Mandela.
Né à La Havane en 1926, Chanes participe à l'attaque de la caserne Moncada, le 26 juillet 1953, acte fondateur du mouvement castriste. Condamné par le pouvoir de Batista, il sera amnistié deux ans plus tard. Il participera aussi au débarquement du Granma, coup d'envoi de la guérilla castriste, en 1956.
Après la chute de Batista, Chanes refuse d'intégrer les forces de police du nouveau régime et s'éloigne du pouvoir castriste lors du conflit entre catholiques et communistes. Arrêté le 17 juillet 1961 sous l'accusation de préparer un attentat contre Fidel, il sera condamné à 30 ans de prison, peine qu'il fera entièrement !
En prison il rejettera d'intégrer les programmes de rééducation et refusera de porter l'uniforme des droits communs, le régime refusant le statut de prisonnier politique.
Relâché en 1991, il a du attendre deux ans avant d'émigrer en Floride. Septuagénaire, il a passé les dernières années de sa vie à Miami.
"Dans le petit bureau des anciens "plantados", près de la Calle Ocho
(8e Rue), il préparait des paquets pour les prisonniers politiques cubains et veillait à aider leurs familles. Lorsqu'il racontait les deux désastres de la geste castriste auxquels il avait pris part, la Moncada et le Granma, il décrivait les erreurs de Fidel Castro sans hargne", confie Elisabeth Burgos.

"J'ai tout perdu en prison, mais je suis ennemi de la rancune et de la vengeance, disait Mario Chanes. Il faut à tout prix oeuvrer pour la réconciliation de la famille cubaine."

 

Le Che doit se retourner dans sa tombe ! Le pouvoir corrompt, mais le pouvoir absolu, corrompt absolument !

 

Adios Mario, j'espère que tu iras au paradis !

 


Par Giraud Thierry
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Samedi 7 avril 2007
L'ouverture de la Feria d'Arles a commencé par un véritable triomphe. Neuf oreilles et une queue. César Rincon, les français Juan Bautista et Sebastien Castella ont enchanté le public. Le jeune prodige hexagonal, élu meilleur torero de l'année 2006 par les espagnols, est devenu une véritable star des arènes, faisant la nique aux toreros iberiques, les Enrique Ponce, Cesar Jimenez, El Fandi ou El Juli. Son physique d'éphèbe, son visage d'ange  déchaînent déjà les passions féminines et promet au jeune Sébastien, une carrière internationale.
Je me rappellerai toute ma vie du duel céleste entre El Juli et le taureau Invincible, qui s'était terminé par la ...grâce de l'animal, une première dans les arènes d'Arles, ce 8 septembre 2001 !

Mirez la classe d'un Cesar Jimenez, dandy des joutes tauromachiques !

Par Giraud Thierry
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