Concours

Syndication

  • Flux RSS des articles

Catégories

Rome

Vendredi 20 mars 2009 5 20 03 2009 07:14



Si tous les chemins mènent à Rome, le notre fut bien long en ce samedi 28 février, et notre GPS Garmin nuvi 250W Europe nous a été bien utile pour arriver, de nuit, sans coup férir, devant l'Hôtel Taormina, près de la gare, qui fut notre gîte pour la semaine. Le dimanche, pluvieux, nous décidâmes de parcourir le centre historique, notamment le quartier baroque, vers la Piazza Navona.




Au centre de cette esplanade, la fontaine des Quatre fleuves, qui fut commandée par le pape Innocent X au Bernin, et achevée en 1651.



En bas de l'immense Piazza, la fontaine de Neptune,



avec un Poséïdon mandant à ses sensuelles créatures.

Jouxtant la divine Piazza, le Palazzo Altemps,



magnifique palais de la Renaissance,

 



qui abrite aujourd'hui des sculptures antiques.Une visite parmi ces portraits marmoréens,



qui s'enlaçent dans un somptueux décor,

 

et vous fixe de leur regard de pierre,



dans des allées où plusieurs siècles vous contemplent.

 

 

 

Le dédale des venelles romaines nous amène à l'Eglise Saint-Louis des Français, édifice religieux  sanctifié par Jules de Médicis, futur Clément VII, et érigé avec l'argent des Valois. L'office venait de se clôre, et, parmi de nombreux français immigrés à Rome, nous avons l'occasion de contempler quelques beaux tableaux,

 

 

et un Christ à la beauté singulière.

 

 

Chemin faisant nous débouchons sur la Piazza de la Rotonda, où s'élève le massif Panthéon, antique édifice qui symbolisait la puissance romaine, à l'époque d'Auguste, au Ier siècle après J-C.

 


 

Surmontée d'une coupole gigantesque, cet édifice, le plus grand de son époque, dispose d'un céleste puit de lumière.

 

 

Ici repose Raphael et Victor-Emmanuel II, dans ce circulaire catafalque, cerclé de piliers et de fresques bibliques,

 

 

de Madonne sans Bambini.

 

 

 

Au centre de la Piazza de la Rotonde, une fontaine déverse son eau, entourée de façades aux charmes surannées,




Un petit en-cas à l'Antica Salumeria,

 

,

 

un petit chocolat à 5 euros le breuvage ...et nous voilà repartis vers la Piazza della Minerva, où une obélisque supportée par un éléphant occupe le milieu de la place.

 


 

Eulalia s'abrite sous le pachyderme du Bernin, pour se protéger de la bruine romaine.

 


 


Un petit détour par ce long fleuve tranquille qu'est le Tibre,

 

 

devant le Castel Sant'Angelo, portant une casquette stanbounliote,

 

 

avec un gabian qui me toise du haut de son blanc ramage !

 





Nous quittons les bords arborés du célèbre fleuve,





et les élégantes statues du Ponte Sant'Angelo,



,


pour le quartier de Trastevere, sur l'autre rive.
 Un dédale de ruelles nous font passer devant l'Antico Caffe del Moro, sponsorisé par Fernet Branca,



et devant Al Forno, échoppe connue pour ses produits typiques, devant laquelle pose Eulalia, à côté de la classique Smart, qui hante les avenues romaines !

 

 

La place Santa Maria de Trastevere, avec sa fontaine et ses maisons aux façades ocrées, décrépites,

 



où s'élève l'Eglise Santa Maria de Trastevere, une des plus anciennes de la cité.
Quelques graffitis singuliers,





et ces façades pittoresquement décrépites qui peuplent les ruelles du vieux quartier.




La pente s'élève, nous rappelant que la topographie romaine s'articule autour des 7 célèbres collines.


 

Tout en haut, une esplanade où siège l'ambassade d'Espagne et superbe vue panoramique sur la ville éternelle.

 

 

Un dernier effort vers la Villa Farnesina, dans un quartier résidentiel, lieu privilégié pour de nombreuses ambassades. Fourbus et encore émerveillés, nous retournons à notre gîte d'un soir, dans le quartier de Termini.

Poussons la chansonnette avec Giovanna Ralli sur la Piazza Santa Maria in Trastevere, dans Carmen di Trastevere, un film de Carmine Gallone, 1962.

Par Tietie007
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Vendredi 27 mars 2009 5 27 03 2009 07:28



9 heure et quart, le lundi 2 mars, sous un ciel menaçant, nous décidons de visiter le Vatican. Au loin, la coupole de la Basilique Saint-Pierre se détache.

Devant l'entrée des Musées du Vatican, la queue est étique, nous sommes début mars et les touristes ont préféré les cîmes enneigées aux célestes fastes de la cité pontificale.

 

 

Les musées du Vatican se déclinent dans plusieurs espaces. La bibliothèque, immenses couloirs chamarés de motifs picturaux et de statues, dominée par des voûtes finement sculptées,










se déploie dans des "kilomètres" de galerie. Un peuple muet vous surveille du coin de l'oeil, certains arborant de singulier trophée,



Ici une poupre vasque, gardée par un antique trio




là un éphèbe au visage inquiétant.



Des armées de statues antiques défilent sous nos yeux,






 


une galerie de portraits dont de nombreux empereurs qui ont régné sur la ville éternelle, derniers témoins de la puissance impériale désormais révolue.





Un des clous du spectacle demeure  la Chapelle Sixtine. Le matin, nous avons pu admirer dans une relative tranquillité, les plafonds,un peu trop chargés, à mon goût, de la céleste chapelle, avec, à son zénith, la fameuse scène de la Création d'Adam,



avec le célèbre doigt divin pointé vers Adam, promesse d'une humanité naissante.




Jouxtant la Chapelle, les chambres de Raphael. Malheureusement, l'après-midi, des cohortes de touristes emplissent ces espaces confinés, difficile à apprécier dans ce tohu-bohu sans nom. Mais j'aurais au moins eu la chance de mirer un de mes tableaux préférés du maître florentin, l'Ecole d'Athènes, où le vieux Platon montre les cieux de son philosophe doigt, désignant le Monde des Idées, alors que son Aristote d'élève, loin de chimères divines et des arrières-mondes, préfèrera la Terre ferme et fondera le matérialisme.




La Sixtine passée, nous faisons un dernier détour par la Pinacoteca, qui va nous livrer quelques chefs d'oeuvre de la peinture de la Renaissance, avec les salles des Primitfs italiens, quelques Madonne con Bambini,





, la fameuse Déposition de la Croix, du Caravage.

 




et quelques beaux Anges musiciens, de Melozzo Da Forli, qui entament une paisible symphonie !







Nous voilà dans la dernière ligne droite, avant la Basilique Saint-Pierre, avec quelques photos pour la route, de quelques peintres plus contemporains.
Ici Eulalia entre une Crucifixion et un Paysage angélique de Dali,



Là entre une Colombe ou l'oiseau traversant le nuage, de Braque, et la Chiesa d'Audincourt de Jean Bazaine.



en passant devant une Etude de Francis Bacon, du Pape Innocent II de Velasquez (ici l'original),



là celui du peintre anglais,




en finissant par un travail singulier de Giuseppe Capogrossi,



, ponctué par un monochrome  de Kengiro Azuma, dénommé MU 0000 !

 



Nous voici dans la Basilique Saint-Pierre, aux dimensions colossales,



difficile à photographier tellement l'espace s'y déploie avec ostentation.



Dehors, l'édifice pontifical, massif, écrase le passant,




sous un ciel menaçant.



Non, ce n'est pas le Pape déguisé en singe,



Benoît XVI ne vient que le Mercredi, vers midi, pour saluer la foule sur la gigantesque esplanade San Pietro.




Quelques cartes postales envoyées de la Poste Vaticane, avec le cachet et les timbres de la pontificale cité,



et nous voilà, partant par la Via della Conciliazone, entre les magasins de bimbeloterie, pas trop nombreux, les bus de touristeset quelques belles voitures qui stationnent dans le coin.



La perspective vers San Pietro est assez étonnante, entre Penelope Cruz et un palmier bien esseulé.




sur cette Via bien déserte, en ce début mars.



Notre pontificale visite se finit donc, et nous rentrons, fourbus, par cette vaticane journée.

 

Marcello et Anita, montant dans la Coupole de la Basilique San Pietro, dans la Dolce Vita :

 

Par Tietie007
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Samedi 11 avril 2009 6 11 04 2009 12:59



Juste avant d'aller visiter les Marchés de Trajan, nous nous dirigeons vers le Palazzo Massimo, près de la gare Termini, qui dispose d'une collection archéologique exceptionnelle. Statues de marbre, comme celle de l'Empereur Auguste, que j'accompagne de ma modeste personne, ou de bronze, avec ce beau pugiliste, qui nous rappelle que le "noble art" plonge ses racines dans la nuit des temps !



Belle architecture que ce Palazzo, avec une cour intérieure, rectangulaire, autour de laquelle s'est bâtie le Palais.



De belles fresques parent les murs de l'édifice, et un magnifique catafalque à l'air de sortir de la nuit des temps.



avec ce visage marmoréen qui m'interroge du regard !



Du palais Massimo à la Piazza della Republica, il n'y a qu'un pas. La Fontaine des Naïades se dressent au centre d'une construction semi-circulaire,



bordée par un édifice religieux qui ne paie pas de mine, de l'extérieur, la Basilique Sainte-Marie des Anges et des martyrs,



qui se distingue, non pas sa façade défraîchie, mais par ses lourdes portes. A l'intérieur, la majesté des lieux frappent le commun des mortels et l'empreinte de Michelangelo plane sur le saint édifice.



Les thermes de Dioclétien sont malheureusement fermés et nous descendons, d'un pas léger, la Via Nazionale, vers les marchés de Trajan, avec quelques singulières créatures qui nous toisent, au Palais des Expositions, qui fête Darwin, du 12 février au 3 mai 2009.



Via IV Novembre,  une Madonna con  bambino chère au grand Bellini nous invite au Quirinal, mais nous n'aurons pas le temps de mirer les chefs d'oeuvre du maître vénitien.




Les Forums  de Trajan, furent construits sous l'empereur du même nom, au début du IIeme siècle, après J-C, et constitutaient un haut lieu de l'activité commerciale de la cité impériale. L'entrée se compose d'une grande salle voûtée, avec ses briques rouges, typiques des constructions de l'époque. Un tel gigantisme dans l'architecture fut d'ailleurs rendu possible par l'invention d'un ciment très résistant, à base de poudre volcanique, la pouzzolane, inventé au IIeme siècle avant J-C.



Les marchés de Trajan font bénéficier, aux visiteurs, d'un superbe panorama sur le Palatin et le monument à Victor Emmanuel II. Construit à la fin du 19eme siècle, ce colossal édifice célèbre l'unité italienne et le premier roi de la nation transalpine.





,entourée par une garde rapprochée de pins parasols à la verte chevelure ! Le panorama, d'en haut, est saisissant, sous ce ciel menaçant.





Les chats romains peuplent ce gigantesque ensemble perclu de galeries et de cavités, souvenirs lointains des antiques échoppes qui garnissaient le marché de Trajan, haut lieu du shopping impérial !



Il gatto surveillait du coin de l'oeil, Eulalia, qui l'apostrophait avec un curieux langage, assez différent de l'idiome de Dante !



Sur l'esplanade pavée, une colonne, esseulée, toise de ses siècles, les petits français !



Nous quittons nos amis les chats, pour escalader le monument à Victor Emmanuel II, qui jouxte la Piazzia Venezia. Ce colosse architectural contraste avec son antique entourage. Nous gravissons péniblement les marches du monument, déjà fatigués par notre périple pédestre. L'escalade vaut surtout pour le panorama, puisque l'édifice fait 70 mètres de haut pour 130 mètres de large !!



Tiens, un gabian romain qui se repose paisiblement sur le blanc monument, profitant d'une superbe vue sur le Colisée !



Nous redescendons par derrière, un petit tour sur la place du Capitole, et direction le Palatin, en suivant l'avenue Via dei Fori Imperiali, qui rejoint le Colisée. Le Palatin, une des 7 collines de Rome, fut le promontoire où résidait les empereurs. Perchés sur leur bulbe, les Césars pouvaient contempler d'en haut, la piétaille d'ici-bas ! L'ensemble de ruines bien que très dégradées, donne une idée de ce que fut la puissance romaine qui a dominé le monde durant près de 500 ans. Des portiques,



des temples,



un fratras de ruines entremêlés,



et ses jardins arborés, qui surplombent la ville éternelle.



Allez direction le Colisée, fin de notre parcours journalier ! De l'extérieur, cet édifice ovale a traversé les siècles, puisqu'il a commencé à être construit sous Vespasin, à la fin du Ier siècle après Jésus-Christ.



L'intérieur nous montre un Coliséum blessé par les outrages du temps.



Mais le vieux sage laisse entrevoir quelques vues superbes, par ses nombreuses percées !



Et je me prends à songer à l'antique puissance romaine, dans ce Colosseo qui a vu tant de combats de gladiateurs !



Le ciel, toujours menaçant,


non, nous n'irons pas à la Piazza del Popolo,



et nous attendons, fourbus, à côté de ce colosse muet, le bus pour rentrer à l'hôtel !





Impossibe de ne pas finir sur le combat ultime, entre Bruce Lee et Chuck Norris dans la Fureur du Dragon, dans le Colisée ! Miaouhhhhhh !

Par Tietie007
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires - Recommander
Samedi 18 avril 2009 6 18 04 2009 10:12



Mercredi 4 mars, pluvieux, comme depuis 4 jours. Eulalia a très mal aux pieds, et est restée à l'hôtel. Je descends vers la piazza della republica pour vérifier si les Thermes de Dioclétien sont toujours fermés et pour m'informer à l'Office du Tourisme. Je passe devant le Saint-Régis Grand Hotel, un palace qui n'est pas pour toutes les bourses et à pieds, et non en "Vespa", j'essaye d'éviter les grosses gouttes qui commencent à tomber. A la recherche de l'Office de Tourisme, j'en profite pour visiter la Chiesa Santa Maria della Vittoria, via 20 Settempre, avec une singulière vierge gisante.


Mon office du tourisme introuvable était, en fait fermé, pour travaux. Je décide donc de prendre le métro à la station Republicca, pour aller à Cinecitta. Le métro romain ne dispose que de deux lignes, car les sous-sols de la cité sont tellement saturés d'antiques vestiges, qu'il est quasiment impossible de faire de nouvelles lignes, sous peine de se heurter à des fouilles archéologiques interminables. Courte mais efficace, le metro a l'avantage de vous arrêter, systématiquement, à des attractions touristiques.




Grand fan du cinéma italien, de Fellini à Risi, de Visconti à Scola, ou de Bava à Leone, les studios romains enflamment, un peu, mon imaginaire, et la déception en sera d'autant plus grande ! Situés dans la proche périphérie de la ville éternelle, les célèbres studios, toujours en activité, ressemblent plus à des entrepôts miteux d'une zone commerciale quelconque qu'à des studios de cinéma.



.

Je parcours l'avenue Palmiro Togliatti pour aller faire un tour à Cinecitta due, un centre commercial très laid où j'espère trouver, peut-être, une boutique spécialisée dans le ciné transalpin. Des murs crasseux et tagués, bordent l'avenue,



et le seul intérêt du quartier reste cette rencontre singulière entre un Big Mac et une Kalachnikov !



Je passe vite sur le centre commercial qui porte le nom du célèbre studio, qui n'a aucun intérêt, j'en profite pour faire un autoportrait dans ses larges baies vitrées, déçu par mon



périple cinecittien ! Ca ne sera pas Marcello qui me ramènera au centre-ville, mais le métro !



Un petit retour au centre-ville, où je flane en découvrant le beau cloître de la Chiesa di san Ivo alla sapienza,




et un Léonard qui se cache dans un arrière-cour, au milieu des sacs de ciment !



Je récupère Eulalia, qui se reposait à l'hôtel,  et nous voilà partis visiter l'archibasilique de Saint-Jean de Latran. Elle fait partie de l'état vatican et frappe l'imagination par son gigantisme.





Après cette sainte visite, nous retournons vers la Rome païenne, en allant visiter les thermes de Caracalla, qui ne sont pas très loins du Colisée.
Inauguré sous le règne de l'empereur Caracalla, en 216 ap JC, connu pour son fameux édit portant son nom, en 212 ap JC, et donnant la citoyenneté romaine à tous les habitants de l'Empire. Ces thermes se déploient dans un petit écrin de verdure, et frappent d'ailleurs par leur gigantisme ! Quelques éléménts d'époque restent encore debout comme ce puit,





et les grands allées qui serpentent dans les ruines, nous font imaginer ce que furent l'immensité de ces thermes, symbole de la puissance impériale !




Sous ce ciel bas et lourd, les murs ocres de l'ancienne cité thermale, se parent de couleurs quasi oniriques,



avec de superbes pins parasols qui gardent, muets, les antiques ruines.



Eulalia s'éloigne, au loin, protégée par ces magnifiques arbres, qui sont vraiment l'identité de la ville éternelle !





Vraiment superbes, ces thermes, une très bonne surprise !



Nous laissons donc, dans un crépuscule rougeoyant, les thermes de Caracalla, enveloppés dans leur solitude immuable.



Direction la mythique Fontaine de Trevi, piscine improvisée pour Marcello et Anita, qui se la coulait douce dans La dolce vita de Fellini. Caractéristique du Rome de l'époque baroque, la majestueuse fontaine écrase de sa prestance l'étroite place di Trevi ! L'édifice est tellement immense, qu'il est difficile de l'embrasser avec l'objectif de mon Lumix FX-30, malgré son grand-angle !



La place est noire de monde et la fatigue nous donne un peu le tournis !



Je me repose un petit peu, pour reprendre des forces, songeant aux agapes treviennes



des personnages de Fellini, alors qu'Eulalia gambade autour de la Fontaine.


J'ouvre de nouveaux les yeux, éveillé par le doux clapotis de l'eau, ruisselante sur le marbre de Carrare,



en appréciant ce crépuscule qui entoure, de son sombre manteau, la bernine fontaine, illuminée, désormais, par de rondes loupiottes.



Finissons, bien sûr, sur la scène mythique de la dolce vita.
"Marcello, come here !"

Par Tietie007
Ecrire un commentaire - Voir les 30 commentaires - Recommander
Vendredi 24 avril 2009 5 24 04 2009 19:25



Le temps est encore à la pluie, et nous décidons d'aller nous ballader à la Villa Borghese, immense parc de 80 hectares, qui toise, au Nord, le centre historique de la ville éternelle ! Océan de verdure dans la cité romaine, cet immense parc révèle une variété arboricole qui tranche avec le classique pin romain.  De discrètes fontaines, ici et là, parsèment ce paysage verdoyant,



d'autres, plus majestueuses,  soutenenues par de splendides chevaux, ébauchent la touche baroque qui caractérisera la Galerie.






Un petit lac gardé par le temple d'Esculape, se déploie avec aise, dans cette quiétude matinale.







Personne à l'horizon, à part nous deux, foulant  le sol détrempé, devant una  "casina del lago",  encore endormie,



et une gelateria assoupie.



Une impression singulière se dégage de ce parc, avec ses fantassins à l'ondoyante chevelure, viale dei Cavalli Marini !



des géants d'ébène qui tutoient les volutes nuageuses,



forêt quasi-crétacienne, paradis perdu dans l'antique cité.

.

Un Bersaglieri de bronze, avec son âne, muet, monte la garde.



La Galerie Borghèse émerge, palais empreint de classicisme, hébergeant quelques pièces maîtresses de l'art de la Renaissance.
 

Les places étant limitées, nous arrivons à 10 heures et avons nos sésames à 13h 30. Nous en profitons pour gambader autour du prestigieux édifice, gardés par une armée marmoréenne ,



importunée par d'exotiques compagnons.



La Galerie Borghèse, baroquement apprêté au premier étage et exposant des maîtres de la Renaissance, au second. Impossible de photographier l'intérieur, surveillés par une armée de factotums sur le qui-vive. Un jeune garçon portant un panier à fruit nous invite à nous repaître de quelques grappes de raisins, mais le temps et la situation s'y prêtent mal !



La Galerie se visite rapidement, et en une heure, le tour du propriétaire est fait. Nous saluons, une dernière fois, le Cardinal Scipion Borghese, sous un ciel très menaçant.
 


Nous descendons la via Porta Pinciana, en bus, et une charmante vieille dame, parlant un français quasi-parfait, nous indique où descendre pour rejoindre la piazza di Spagna. Elle nous avoua qu'elle ne se rappelait plus avoir connu un hiver aussi pluvieux ! Nous remontons donc la via Sistina, sous un déluge d'eau !
La piazza di Spagna est fameuse par son escalier intermable, qui relie la Fontaine Barcaccia à l'Eglise de la Trinité des Monts, qui fut édifiée sous l'ordre du roi Louis XIII. Toujours propriété de la France, nous rencontrons, dans le saint monument, des invités inattendus,


accompagnant une apparition céleste, une Vierge et quelques facétieux angelots !



Nous descendons le monumental escalier qui rejont la place d'Espagne, toisés, par l'Eglise de la Trinité,



et nous nous mélangeons à la foule nombreuse qui photographie la perspective vertigineuse qui se révèle à partir de la piazza di Spagna.


Mirez la piazza di Spagna en pleine nuit, filmée par Ettore Scola dans l'immense Nous nous sommes tant aimés !

Par Tietie007
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Samedi 2 mai 2009 6 02 05 2009 04:06



Notre dernière journée romaine sera gambadeuse ou ne sera pas. Le quartier du ghetto, vieux quadrilatère, collé au Tibre, fut celui des juifs romains, jusqu'en 1870. C'est un dédale de venelles, de piazzas et de fontaines qui font du centre-historique romain un plaisir pour les yeux.





Nous commençons par le Campo de Fiori, vaste place où trône la statue de Giordano Bruno, entourée de quelques gabians peu farouches. Tous les jours de la semaine, sauf le dimanche, se tient un marché de fruits et légumes.



Le quartier regorge de palais, comme le Palais Farnese, qui fait office d'ambassade de France, que l'on peut visiter, malheureusement, uniquement sur rendez-vous ! Il héberge aussi l'Ecole française de Rome et dispose d'un fond de livres et de manuscrits qui en font la plus grande bibliothèque française à l'étranger.
D'antiques statues peuplent aussi certaines façades, nous toisant de leur marmoréen regard.



Un autre petit tour vers la Basilique San Pietro, de l'autre côté du Tibre, avec cette eau, quasi miraculeuse, jaillissant de cette céleste vasque,



Nous traversons les colonnades, en arc de cercle, pour nous diriger vers la piazza del Popolo.



Nous n'irons pas manger au Bar Giggi, via catone, préférant grignoter quelques succulents tramezzini aux épinards.




Aux alentours de la piazza del Popolo, un chat romain, peu farouche, nous hèle, avec son romain miaulement, et sollicite quelques caresses qu'Eulalia s'empresse de lui faire.


Gigantesque esplanade, ornée, en son centre, d'une sculpturale fontaine et d'une obélisque datant de l'époque de Ramsès II,



gardée par des lions de Libye,



qui font face au Mausolée de Néron.



Curieusement, nous avons raté l'Eglise Santa Maria del Popolo, qui est agrémenté de statues du Bernin et d'une coupole peinte par Raphael ! Peut-être l'indigestion d'édifices religieux nous ont éloigné de cette église qui ne payait pas de mine, de l'extérieur !
Nous décidons d'aller vers notre dernière visite, la Villa dei Quintili, qui est un des rares champs de ruines de l'époque étrusque. Mais bonjour le périple ! Nous avons cru bon prendre le bus ou plutôt les bus ...Mauvaise idée, car il fallut changer plusieurs fois de correspondance, un peu à l'aveuglette, puisque les chauffeurs italiens ne connaissaient guère ces ruines là ! La prochaine fois, nous prendrons le métro, direction Agnani, et descente à la station Arco di Travertino, pour prendre le bus 664, qui vous mènera non loin de la peu connu Villa !
Arrivé au dernier moment, en fin d'après-midi, nous avons eu la chance de tomber sur deux gardiennes très sympathiques qui nous ont permis, malgré l'heure tardive, de parcourir cette cité engloutie !


Quel curieux endroit, que ce vaste champ de ruines, coincé entre des voies rapides, océan de verdure aux portes de la cité, ville étrusque aux couleurs ocrées !



Deux belles colonnes sont restées debout, soulignant ce que put être la magnificence de ces lieux,



et alors que le crépuscule déploie ses rougeurs de feu, l'antique cité se pare d'une ambiance onirique.



Nous retournons vers le petit musée, avec sa phalange de pins et d'oliviers,


quittant ce lieu "magique",



pour retourner à notre dernière demeure, laissant derrière nous ces étrusques pierres toujours muettes.



Notre voyage se finit donc, sur un superbe panorama !
Faites un dernier tour de moto avec Anna Magnani, dans Mamma Roma, de Pier Paolo Pasolini.

Par Tietie007
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés