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Dimanche 23 septembre 2007
The-Hobbit.JPG23 septembre 1937, The Hobbit de John Ronald Reuel Tolkien sort en librairie. Inspiré des légendes celtiques du nord-ouest de l'Europe, l'épopée de Bilbo Baggins et du mage Gris Gandalf est un véritable succès. Tolkien commencera alors à rédiger la trilogie "le Seigneur des Anneaux" qu'il mettra quinze ans à écrire.
Né en Afrique du sud, orphelin très jeune, Tolkien sera élevé par un prêtre catholique puis par san tante en Angleterre. Il survécut miraculeusement aux tranchées infernales de la Somme, et se voua, après la guerre, à sa folle passion pour l'étude des langues anciennes. Dès 1919, il crée le langage des Elfes, le haut-elfique ou quenya, et se lance dans l'écriture d'un monde rêvé, par-delà les nuages du temps. Diplômé d'Oxford en 1919, il sera nommé professeur de langue anglaise, qu'il enseignera jusqu'à sa retraite en 1959. On peut s'étonner que ce paisible enseignant, professeur Tournesol des langages du passé, bon père de famille, puisse avoir imaginer une mythologie nouvelle, fondatrice d'une des plus grandes sagas du XXeme siècle.
Bilbon, Frodon, Sauron, Aragorn, Gandalf, la Comté, le Mordor, des personnages fantastiques qui se meuvent dans des contrées obscures et mystérieuses,  cette Terre du Milieu qui  va de la grâce elfique à la robustesse naine, des faces hideuses des orques au gigantisme des oliphants, Tolkien va forger un prodigieux récit qui passionnera des générations de lecteurs ! 20 ans déjà que j'ai lu la trilogie pour la première fois, et elle ne m'a jamais vraiment quitté depuis lors !
Cet affrontement gigrantesque entre les forces du Bien et du Mal, ce combat entre les hommes et les forces diaboliques de Sauron, possible métaphore de la guerre entre les démocraties et l'hydre fasciste, en Europe, s'épuisent dans cet anneau elfique, doué d'un pouvoir étrange, allégorie du pouvoir absolu, qui ronge de l'intérieur tous les porteurs éventuels.
. C'est le  2 septembre 1973, que le père de Bilbo s'éteint. Il avait demandé que soit gravé, pour lui, sur sa tombe, le nom de Beren. Il rejoignit sa femme Edith disparue deux ans plus tôt, pour laquelle il avait fait graver Luthien. (Lúthien et Beren sont deux personnages de l'univers qu'il a créé, la Terre du Milieu, le premier couple alliant elfe et humain). Il est enterré au cimetière Wolvercote à Oxford.
30 ans plus tard, un dénommé Peter Jackson fera redécouvrir cette saga au monde entier !
Querneryë ar yestanë i anda tierya nan i Noldoron ostonnar.

 



par Giraud Thierry publié dans : Livres
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Mercredi 4 avril 2007
Alexandre Clément nous fait partager dans son roman, Sournois, le quotidien de quelques habitants des cités marseillaises, décrivant avec talent une galerie de personnages que nous connaissons tous : traîne-savate, déclassés, rmistes, prolétaires, chômeurs professionnels, bras cassés, voyous à la petite semaine, caraques, escrocs miteux, faux-islamistes, pouffiasses, joueurs de poker miteux, dealers, bimbos, cacous, contrebandiers de clopes,qui peuplent les quartiers nord de Marseille, entre les collines calcaires de Marseilleveyre et les blanches calanques toisant une mer immaculée. Quotidien morne entre les barres d'HLM, dans ces cités cosmopolites où l'arabe, l'arménien, l'italien, l'africain forment un melting-pot culturel, marinant dans un jus de misère commune ! Dans ces "favelas" phocéens, certains ne veulent pas "moisir" ad vitam aeternam dans ces dépotoirs humains, avec comme seul horizon les barres des tours mités par la salinité de l'air. La promesse d'un bonheur peut soulever des montagnes ...
Ah, j'oubliais ...Alexandre Clément n'est autre que notre ancien Président de l'Echiquier du Roy René, d'aix en provence, René Teboul ! Bon vent à ce premier polar qui fleure bon le terroir marseillais, édité chez l'Ecailler !

Une petite vue de Marseille, des collines de Marseilleveyre :

par Giraud Thierry publié dans : Livres
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Samedi 17 février 2007
Le 17 février 1909, le chef Apache Geronimo s'éteint à Fort Sill en Oklahoma, à l'âge de 80 ans, dans la réserve des Chiricahuas.
Il était le dernier symbole de la résistance indienne à l'impérialisme blanc, fier guerrier  portant haut les valeurs de son peuple. Son nom de guerre, il l'a puisé dans la tragédie qui le frappa en 1858. Sa femme et ses trois enfants, massacrés par l'armée mexicaine, sous la bénédiction de Saint Jérôme. Alors que la civilisation Apache se meurt sous les coups terribles des soldats bleus, que le grand Cochise se rend, Geronimo, indomptable, défiera jusqu'au bout le Blanc, combat crépusculaire perdu d'avance, dernier soupir de cette civilisation indienne qui a régné si longtemps, sur les grandes plaines de l'Ouest.

Les Shadows  jouent Apache.

 

par Giraud Thierry publié dans : Livres
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Samedi 27 janvier 2007

Rare de tomber sur un écrivain de polars qui ait un style digne de ce nom ! Le genre se résume trop souvent à des histoires rabachées où les poncifs s'alignent fièrement, et où l'indigence stylistique tient lieu de marque de fabrique ! Certes Ellroy, dont "The Black Dahlia" vient d'être porté à l'écran par le très visuel (mais creux ...) Brian de Palma, ou Bunker, ont une vraie écriture, mais force est de constater que c'est plutôt rare, de nos jours ! 

Quelle bonne surprise que cet homme aux lèvres de saphir, roman noir français, où un policier traque un tueur dans le Paris de la fin du 19e siècle, sur fond de frondes ouvrières. Un écriture superbe au service d'une histoire passionnante où on pourra croiser Isidore Ducasse, le fameux Comte de Lautréamont, qui révolutionna le paysage poétique français avec ses fameux Chants de Maldoror, précurseur du surréalisme et de la pataphysique ! 

Choisi au hasard dans une librairie du cours Mirabeau, Goulard, pour ne pas la citer, cet exemplaire était noyé dans la masse des livres alignés, caché par les best-sellers du moment, des Connelly ou autre Patricia Cromwell (dont je conseille, d'ailleurs, son Jack l'Eventreur, affaire classée).  Démarche qu'il m'arrive de faire, laissant à la providence le soin de choisir pour moi ! Et la surprise fut belle. Hervé Le Corre, écrivain bordelais, a du talent et du style, il manie la métaphore filée avec bonheur et ses personnages sont vivants et incertains ! L'enseignant bordelais m'a quelque peu réconcilié avec le polar, genre que j'avais un peu déserté, ces derniers temps, devant l'indigence de la production polardesque !

Concernant les librairies aixoises, il est à noter qu'après la disparition de deux d'entre elles, Makaire et la librairie du Palais, les autres, comme Vent du Sud, la librairie de Provence et Goulard, risquent de souffrir avec la construction d'une FNAC, dans le nouvel ensemble immobilier qui est en train de remplacer l'ancien Casino, en bas du Cours Mirabeau. J'espère que l'apparition de ce supermaché culturel ne se doublera pas d'une disparition des petits libraires qui font le charme de la cité aixoise !

par Giraud Thierry publié dans : Livres
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