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Samedi 19 avril 2008

 








Cela fait 3 ans que Benoît XVI a été élu, le 19 avril 2005. Or, son élection me rappelle notre voyage en Toscane, puisque le jour de son élection, nous roulions en bus, dans la campagne italienne, d'où montait l'écho sourd des carillons fêtant la fumée blanche vaticane ! Ce voyage sur les traces des Médicis avait pourtant bien mal commencé, avec une voiture qui rendit l'âme juste après Gênes ! Mais les assurances, heureusement, servent parfois à quelque chose, et une voiture de location nous fut allouée pour continuer notre périple. Notre lieu de villégiature, la Casa Cares, en pleine campagne Toscane, près de la commune de Pietrapiana, au sommet d'un mamelon verdoyant, est une ancienne villae  rachetée et restaurée par un sympathique couple américano-suisse, adepte de l'église vaudoise. De la bibliothèque, nous avions vraiment une vue superbe sur la vallée, digne d'une image d'Epinal avec les champs d'oliviers et les fiers cyprés qui moutonnaient le paysage !
Avant de visiter la cité de Michel-Ange, nous avions profité de la voiture de location pour parcourir la vallée du Chianti, itinéraire vallonné  entre les vignes de sangiovese et les villages perchés. Sienne et sa magnifique Piazza del Campo, aux courbes voluptueuses et son majestueux Palazzo Publico, San Gimignano et sa médiévale Collégiale où des diables rieurs et fourchus font subir les pires supplices à des tonsurés bien dodus !
Obligé de rendre la voiture après ce périple dominical, nous avions la chance qu'un autobus, tous les matins, passait devant notre champêtre demeure pour nous amener à la gare de Sant'Ellero, petit village à une vingtaine de kilomètres de Florence. Un demi-heure plus tard, nous voici au centre de la capitale toscane dont nous allons parcourir inlassablement les rues, pendant 5 jours.
La ballade le long de l'Arno, vers le Ponte Vecchio
est un vrai délice. Arrivé au célèbre pont, sur la droite, la Galerie des Offices, où les statues des génies toscans, Dante, Léonard, Michel-Ange,  vous toisent de leurs figures marmoréennes. La file d'attente pour avoir accès au célèbre musée est impressionnante, et il nous faudra plus de 5 heures pour rentrer dans le prestigieux édifice et y mirer les chefs d'oeuvre de la Renaissance, du Couronnement de la Vierge de Lorenzo Monaco au fameux Tendo sur la Tête Méduse du Caravage, en passant par la sfumata Annonciation de Léonard et l'élégant Printemps de Botticelli, sans oublier la sculpturale Sainte Famille de Michel Ange, un pur bonheur pour les admirateurs de la Renaissance italienne ! Mais n'oubliez pas, si la Galerie vous intéresse, par pitié, réservez votre place, cela vous évitera des heures d'attente !
La Piazza de la Signoria
, jouxtant les Offices, voit le Persée de Cellini, tendre la tête tranchée de Méduse au divin Neptune, qui trône à côté de Cosme Ier, sur une océane fontaine.
Avant d'écouter les cloches sonner pour Anita Ward, testez-vous sur Florence en répondant à ce
QUIZZ.


par Tietie007 publié dans : Personnel
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Mercredi 16 avril 2008
                             























Que de fois, en allant en Espagne, en Extremadura, dans le village de Hervàs, nous croisions la médiévale silhouette de la cité de Carcassonne, majestueuse et mystérieuse. Nous nous sommes donc décidés à visiter la célèbre forteresse et ses alentours. Chemin faisant, l'abbaye cistercienne de Fontfroide
, près de
Narbonne
, s'offrait à nous, avec son élégant cloître qui dut sa pérennité au sieur Gustave Fayet, riche négociant qui racheta l'édifice abandonné au début du XXeme siècle et le restaura. Nous logions dans la cité de Carcassonne
, rue du Grand Puit, près du château comtal. Comme toutes les forteresses de la région, qui gardaient l'antique frontière entre la France et l'Aragon, le Traité des Pyrénées, en 1659, qui intégra le Roussillon à l'hexagone, fit perdre l'intérêt stratégique de ces citadelles fortifiées, qui tombèrent dans un sommeil séculaire. Il fallut l'action énergique d'un Viollet le Duc, admirateur du Moyen-âge, pour restaurer ce patrimoine unique, tombé dans l'oubli. Carcassonne garde un charme unique, malgré l'invasion des marchands du temple, qui ont quelque peu défiguré la vieille dame, exemple d'un aménagement touristique mal maîtrisé.
Mais notre coup de foudre fut pour la bucolique haute-vallée de l'Aude, dans les Corbières
, sur la trace des forteresses cathares. Rennes-les-Bains, paisible village baigné par les eaux limpides de la Sals s'ouvre sur un petit paradis perdu, entre les gasconnes qui paissent dans les prés verdoyants et les antiques châteaux qui peuplent les hauteurs calcaires. Peyrepertuse (la photo) et Quéribus, deux altières forteresses, sur leurs pitons rocheux, qui s'élèvent vers les cieux, antiques sentinelles de pierres, témoins silencieux du drame cathare, qui furent les derniers refuges des hérétiques albigeois. Le panorama, sur ces hauteurs venteuses, est époustouflant,  embrassant la Mer méditerranée et les cîmes pyrénéennes enneigées. Un petit détour par Cucugnan, rendu célèbre par Alphonse Daudet et son fameux curé, un passage dans les abyssales Gorges de Galamus et nous voilà rentrés dans notre chambre d'hôtes.
Quittant la forteresse audoise, nous nous dirigeons vers Albi la rouge. Une étape "cassoulet", à Villepinte, pour l'estomac, et à Montolieu
, village de bouquinistes, pour l'esprit, et nous voilà à Albi. La cité rouge qui fut la capitale de l'hérésie cathare, au XIIeme siècle, qui entraîna les foudres de l'Eglise, la création de l'Inquisition et la croisade contre les albigeois, sous la houlette du terrible Simon de Montfort, se distingue par la cathédrale Sainte Cécile, forteresse religieuse à la silhouette militaire, qui se distingue, à l'intérieur, par ses fresques bibliques, qui sont d'origine, et par son  magnifique jubé. De notre Villa Mandarine, nous profitons de la douceur albigeoise, visitant le musée
Toulouse-Lautrec
, l'admirateur de la Goulue, à Montmartre, étant originaire de la cité tarnaise. Par des chemins vallonnés, entre les vignobles de Gaillac et le jaune lumineux des champs de colza, nous visitions la médiévale Cordes sur Ciel, perchée sur son promontoire, village d'artisans où je craque pour un Laguiole couleur ébène chez un coutelier.
Nous rentrons au bercail par Millau et son impressionnant viaduc
puis parcourons les belles gorges du Tarn et la région des Causses. Au bas du Mont Aigoual nous nous permettons de goûter de la confiture de Gratte-cul et d'acheter un vin des cévennes avant de rentrer au bercail.
Avant d'humer les  fragrances d'un Cassoulet  Saupiquet,  testez vos connaissances sur le département de l'Aude , en répondant à ce QUIZZ
.


par Tietie007 publié dans : Personnel
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Samedi 5 avril 2008










Mon périple vénitien est désormais terminé. Intense et éreintant ! Deux nuits passées dans un autobus, fut-il dernier cri, nous ont laissé fourbu, mais le miracle du panorama de la Sérénissime revigore vite les esprits et efface bien des fatigues. Notre lieu de villiégiature était l'Hôtel Verdi, au Lido di Jesolo, station balnéaire donnant sur l'Adriatique, tout proche de la lagune. Site sans charme mais bon marché, il nous permettait, chaque jour, de revivre en bateau, la divine approche de la Cité des Doges, avec ses formes voluptueuses qui ciselaient l'horizon. Un petit noir au Gran Caffe Chioggia, qui, sur la piazzetta San Marco, fait face au Palais Ducal. A 8,50 euros le café allongé, nous apprécions chaque goutte du précieux liquide sous l'auguste regard de l'antique Palazzo!  Alors que nos adolescents s'ébattent sur la Place San Marco, réveillant les adipeux pigeons, une petite ballade en gondole s'impose. La cité s'éveille et nous voilà déjà sur le Grand Canal, bercé par la sérénissime houle, avec comme horizon, le Rialto, pas encore envahi par l'homo touristicus.
La visite du Palais des Doges se ponctue par l'immense salle du Grand Conseil
, longue de 54 mètres, agrémentée des peintures du Tintoret, du Titien et de Véronèse, symbole de la puissance passée. Si ce n'était un petit problème au genou qui m'a fait adopté la démarche de Geoffrey de Peyrac, déambulant clopin-clopant dans le dédale des rues vénitiennes, la journée aurait été parfaite. La soirée à l'hôtel fut bien calme, sirotant une Grappa dans le salon, en mirant le manège du garçon de l'hôtel, à la coupe moutonnière, qui  faisait le siège de mes deux charmantes collègues, Florence et Isabelle qui, impassibles devant les assiduités du Dom Juan transalpin, refusèrent les propositions de massage du Casanova de pacotille ! De sacrés dragueurs, ces italiens !
Après une nuit réparatrice et malgré une pitance bien étique, indigne de la tradition culinaire italienne, nous voilà voguant vers les îles de la Lagune. Burano
et ses jolies maisons colorées, Murano et sa tradition des maîtres-verriers. Après un petit spectacle où un artisan fît naître, de la matière en fusion, un cheval hénissant, nous voilà dans l'antre d'une boutique emplie de verre de Murano, sous un plafond tapissée de lustres forts chers, puisque les prix s'étalaient de 4 000 à 300 000 euros ! J'avoue que je n'étais guère tranquille avec mes adolescents turbulents, qui touchaient sans trop de minutie les précieux objets de verre. Heureusement, malgré quelques situations périlleuses, aucune casse !
L'après-midi nous déambulons dans le labyrinthe de la cité, vers le Ghetto
, ancien quartier juif où, tous les soirs, de lourdes portes confinaient le peuple élu. En fin de journée, un orage déversa des trombes d'eau sur la Sérénissime, nous faisant  échouer sous les arcades de la Piazza San Marco, découvrant une nouvelle palette chromatique, rehaussée par le ciel menaçant. Le lendemain et dernier jour, nous sommes reçus au Liceo Benedetti, dans le quartier de Castello, derrière l'Arsenal, après des pérégrinations sans fin dans le dédale des rues vénitiennes. Nous avons l'honneur de visiter le Conseil Régional Vénitien et nous repartons avec quelques cadeaux dont une médaille de la ville pour les accompagnateurs et un pin's aux armoiries de la ville pour les élèves, nous nous retrouvons un peu honteux de venir les mains vides, mais nous sommes touchés par ces marques d'hospitalité et de bienvenue que nous ferions bien d'imiter, en France !
La dernière demi-journée sera libre. Entre derniers achâts dans les boutiques, ou marchandages serrés  sur les quais, où des africains vendent d'innombrables faux, voletant comme une nuée de pigeons lorsqu'un rare carabinieri pointe le bout de son nez. Pour ma part j'ai fait un petit tour vers San Polo et Dorsoduro
, entre les Frari et la Scuola Granda di San Rocco, poussant jusqu'au Musée de l'Académie, lieu d'une exposition sur le Titien.  Je profite une dernière fois, dans une lumière crépusculaire, de  la Basilique San Giorgio Maggiore, et de son singulier Campanile à la toiture verte, qui se découpent à l'horizon, éléments indissociables  de la Sérénissime, gardiens muets de l'antique cité ...Au revoir, et à bientôt !
Avant d'écouter le kitchissime duo Sheila-Ringo, chanter Les gondoles à Venise et se faire des oeufs au jambon, répondez à ce QUIZZ
sur la Sérénissime.






par Tietie007 publié dans : Personnel
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Vendredi 28 mars 2008
0077-1.jpg





























Lundi soir, je serai dans un bus, avec mes élèves, roulant vers Venise. Mes relations avec la Sérénissime ne date pas d'aujourd'hui. Déjà, au printemps 1988, alors que j'étais étudiant en sciences politiques, j'étais parti avec 3 amis, avec ma vieille Ford Fiesta, vers l'impériale Budapest. Chemin faisant, nous avions fait un petit détour par la Cité des Doges. La belle italienne s'était alors parée d'un manteau de brume, véritable purée de pois, qui nous avait obligé à nous arrêter dans un champ incertain, pour passer la nuit. Un paysan vénitien nous avait gentillement réveillé, au petit matin, accompagné d'une "Marguerite" transalpine. Les esprits pleins d'horizons lointains et les poches vides, nous avions juste passé trois heures dans cette Venise matinale, le prix du parking nous ayant effrayé ! Notre périple avait repris alors son cours, l'Autriche, le lac Balaton, Budapest, Bratislava, Prague ...à cette époque communiste, nous, étudiants français, avec quelques francs, nous étions riches et nous mangions tous les soirs au restaurant !
Seize ans plus tard, en février 2004, sur un coup de tête, nous nous étions décidés à partir vers les rivages de l'Adriatique. Nice, Menton, puis un crochet vers Milan avant de rouler, tambour battant, vers Vérone et Venise. Le ciel était bas et lourd, des flocons de neige voletaient dans le sillage coréen de notre Daewoo, et, à Mestre, nous nous étions arrêtés à une bicoque qui faisait office de maison du tourisme. Juste après le carnaval, Venise regorge de disponibilités, et nous avions trouvé facilement une chambre à l'Auberge
Albergo Doni, près du quai San Zaccaria à un souffle du Pont des soupirs. Le lendemain, la Sérinissime brumeuse, couverte d'un manteau blanc, murmurait un adagietto floconneux Passé le Rialto, nous étions entrés dans l'Eglise des Frari, où, rythmée par quelques chants grégoriens venus du fond des âges, l'émotion nous avait étreint, face à l'Assomption du Titien.
Avant d'écouter Art of Noise, répondez à ce
QUIZZ sur l'histoire de Venise.


par Tietie007 publié dans : Personnel
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Jeudi 1 novembre 2007
British-Museum.jpgEt oui, tous les chemins mènent à Londres.  Ce jour de receuillement  envers nos chers défunts, où le requiem est de rigeur et le chrysantème une obligation, mon esprit vagabond s'est figé sur cette photo, prise à Londres, en avril 2006, devant le British Museum. Le célèbre musée spécialisé dans les antiquités, témoin de ce que fut la puissance du feu Empire britannique, avait la bonne idée de présenter les dessins de Michel Ange. Le sculpteur toscan, qui aimait travaillait le marbre de Carrare, transforma la pierre blanche qui venait des alentours de Florence en David triomphant, que l'on peut admirer à la Galerie de l'Académie, dans la cité florentine, que j'ai eu la chance de visiter. Mais le génie italien, habité par son art, ne se contentera pas de transformer la pierre en or, artiste complet, il passera quatre ans, de 1508 à 1512, à peindre son oeuvre la plus célèbre, qui illumine encore les plafonds de la Chapelle Sixtine, à Rome.
Sous le ciel bas et lourd de l'ossianique Londres, aimanté par le regard du génie toscan, je me suis permis de l'accompagner, avec mon "umbrella", sur les marches du British Museum, dans ses songes célestes qui défie le temps et la mort.
Après cette envolée lyrique, je tiens à préciser, pour lever toute ambiguïté, que je ne suis pas le barbu au cigare, qui orne le bas de ma page, comme le pensent certains internautes. Il s'agit du célèbre réalisateur italien Sergio Leone. Transition facile, appréciez la musique de maître Morricone dans le duel final d'Il était une fois dans l'Ouest, le chef d'oeuvre de Leone.

 


par Giraud Thierry publié dans : Personnel
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