Lorsque je vais à Marseille, j'aime bien passer par ce chemin de la Nerthe, entre les Pennes Mirabeau et Gignac, qui serpente dans le vieux massif érodé par les siècles. Seule la cimenterie Lafarge prend ses aises dans ces basses collines.
La route est déserte,
une citerne verte, perdue au bord de la route, se demande ce qu'elle fait ici.
La redescente par le hameau de la Galine échoue sur les hauts de l'Estaque Riaux, avec une vue sur le viaduc ferroviaire qu'aima tant le peintre cubiste Raoul Dufy,
et les grues du port de Marseille.
Dans la cité phocéenne, même les plombiers sont des poètes ou plus certainement des "pouets", qui filent la métaphore,
comme René Malleville !
Direction le Vieux-Port et la Corniche, avec cette majestueuse Tour CMA-CGM, qui défie la "Bonne Mère",
ceinturée par une passerelle,
qui s'élance vers la Joliette, avec ses anciens entrepôts, superbement rénovés.
La place des Catalans est déserte,
seul un paquebot de la SNCM passe au loin,
le Méditerranée,
qui vogue vers des avenirs lointains.



Nina Padilha 26/05/2012