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Le soleil se lève sur Marseille, réchauffant un David encore somnolent. La corniche est paisible, en ces heures matinales, d'une hélice,



à quelques rougeoyants palmiers,



je parcours le bord de mer vers le Parc Borély.

Ce vaste ensemble de 17 hectares, jouxtant l'hippodrome, s'ouvre sur le château Borély,



bel édifice de facture classique, construit par Louis Borély, un riche négociant marseillais, qui avait fait fortune à Alexandrie, au 18eme siècle,



gardé par un Euthymènes qui, jadis, alla explorer les océans au-delà des colonnes d'Hercule !



Toujours en restauration, le château Borély domine un vaste parc,



jouxtant l'hippodrome de la cité phocéenne.



Ici est le paradis des gallinacés. Là un canard singulier,



ici un coq et son harem, picorant sous le regard bienveillant d'Eulalia,



plus loin quelques cygnes flegmatiques,



qui prennnent la pose.




Le Parc Borély est le rendez-vous dominical des familles marseillaises, qui profitent de cet écrin de verdure pour gambader dans la joie et l'allégresse.
Eulalia s'essaye à engager le dialogue avec une oie,



mais les palmipèdes ont quelques idées derrière la tête et dessinent quelques arabesques intéressés,



pour arriver, enfin, à leur faim !



Un petit salut à la Vierge du parc, sur son château sylvestre,



et nous voilà partis vers le Musée d'Art Contemporain, par l'avenue de Hambourg. Quelques lions gardent une roseraie sur la teutonne allée,



et dans les parages, l'anonyme église de Bonneveine, recèle une céleste fresque, représentant Notre Dame des Neiges,



Le MAC se situe juste à côté du Pouce de César,



Le Musée d'Art contemporain de Marseille prend ses aises dans un bâtiment, édifié dans les années 70, et offert à la cité phocéenne par le Docteur Rau. Ouvert en 1994, le MAC exposte des artistes contemporains régionaux, comme Mon coeur maçonné, de Marc Quer, 2005, un pull perclu d'espigaous !



Une curieuse Eve, Après la pomme, de Marina Mars, 2007,



et un chien pétomane, dans Wonderful, d'Antonio Gagliardi, 2007.



Nous avons bien aimé cet étrange portrait anonyme devant L'Egoïste, de Serge d'Agata, 2003,




Quelques Plantes murales, de Christophe Dalecki, 2006, apportent une touche écologique au MAC,



sous l'oeil goguenard du Zorro de Christian Poitevin (2007).



Un coeur en cartouchière,



et quelques cannes mortifères, BJ&SS n°2, série custom made, Lionel Scoccimaro, 2007.



Un peu de béton avec Deux temps, trois mouvements, de Colin Champsaur, 2008,



et une sorte de gnôme au gros pif nous souhaite une bonne journée !!

Un petit tour au MAC Café, tenu par un marseillais d'adoption, d'origine vénitienne, Eddie,



pour prendre un kawa sous l'oeil goguenard d'un singulier groupe de rap !



Nous voilà partis vers la Campagne Pastré, aux pieds du massif de Marseilleveyre, en suivant un étroit canal.



Le château Pastré, héberge désormais, le musée de la Faïence.



Achevé en 1862, propriété de l'industriel Eugène Pastré, le château servit de refuge aux artistes et à quelques personnalités juives, durant la seconde Guerre Mondiale, sous l'impulsion de la Comtesse Pastré.
Un bel escalier, gardé par Cérès, monte au premier étage,



nous conduit à un beau Lion assis, de Fauchier,




qui semble regarder cet escargot flegmatique, de Louis Delachanal (1943) !


Sous le regard de quelques boucs




les faïences richement décorées se succèdent,



avec quelques assiettes de Théodore Deck, un portrait de Zuleika,



et une Femme à collerrette.



Nous concluons la visite par un masque vénitien de Gaëtano Pesce, un artiste new-yorkais.



Un dernier coup d'oeil vers la Belle Bleue,



et nous quittons quittons les lieux par le bel escalier,



quittant l'auguste demeure.



Direction les Goudes, petit village de pêcheurs perdu dans les calanques. La route menant aux Goudes est une impasse, et, l'été, cela peut vite devenir un enfer !





Juste avant Callelongue,



le hameau émerge d'une crique aux pieds de concrétions calcaires.



avec quelques gabians qui planent sur le blanc paysage.



Au loin, on peut aperçevoir la silhouette du  phare du Planier.



Le paisible petit port,



recèle quelques restaurants de poissons à se damner ...



Essayez la salade de Poulpes à l'Auberge du Corsaire, chez Paul, vous m'en direz des nouvelles !

Retour au David, de dos, pour faire plaisir aux dames, on attend un peu, puisque c'est rouge,




allez, zou, on y va, le feu est vert !




A bientôt, avec les Massilia !





Tag(s) : #MARSEILLE

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