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Hugo Chavez s'en est allé au milieu des processions de foules hystériques, qui pleurent "el commandante", le leader de la révolution bolivarienne. Difficile de parler sereinement du bilan du chavisme, puisque le sujet, très politisé, relève souvent plus de la foi idéologique que de la froide analyse. Au-delà du culte de la personnalité que sa mort laisse apparaître, avec un embaumement programmé, comme si l'homme avait accédé au statut d'une divinité, Chavez, mélange de Guevarra et de Juan Perron, a surfé sur un anti-américanisme frénétique, toujours populaire en Amérique du Sud, qui lui aura fait dire que la CIA lui avait inoculé le cancer et que les ricains avaient provoqué le tremblement de terre à Haïti. Vous allez me dire, qu'avec les coups tordus que la CIA a fait dans cette zone, il y avait peut-être de quoi être parano, mais Hugo avait dépassé un peu les bornes, en sombrant souvent dans un conspirationnisme grand-guignol !

Chavez, leader de l'anti-américanisme, avec son pote, Ahmadinejad

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n'en commerçait pas moins avec le "grand Satan" américain, premier partenaire commercial du Vénézuéla, comme quoi, il ne fallait pas se fier aux apparences, la scène internationale n'étant souvent qu'un théâtre d'ombres.

Si Chavez restera une grande figure sud-américaine ayant su fédérer des énergies derrière lui, permettez-moi de lui préférer un Evo Morales, qui défend les intérêts du peuple bolivien avec plus de discrétion et moins d'emphase.

 


Tag(s) : #Personnalité

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