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Le château Vauvenargues appartient à Catherine Huttin, la fille de Jacqueline Picasso, dernière compagne du peintre, décédée en 1986, et enterrée avec son mari à l'entrée du noble édifice.




 L'artiste catalan avait acheté le château  en 1959. C'est en passant à Aix en Provence, revenant du corrida arlésienne, que le collectioneur et critique d'art, Douglas Cooper l'avait informé de la vente du bâtiment. Le coup de foudre fut immédiat pour ces lieux imprégnés d'histoire au pied de la montagne de Cézanne, son maître. Daniel-Henry Kahnweiler, marchand d'art du peintre raconte que Picasso lui avait téléphoné en lui disant :
"J'ai acheté la Sainte-Victoire".
"Laquelle ?" lui répondit Kahnweiler, pensant à une toile de Cézanne.
" La vraie" lui avait répondu le peintre !

La propriété, grande de 1 100 ha, monte jusqu'à la Croix de Provence qui culmine à 946 mètres, sur la Sainte-Victoire et  toise le pays aixois.



Picasso n'habita sa demeure provençale que durant un peu plus de 2 ans, de février 1959 à juin 1961, émigrant définitivement dans sa bâtisse de Mougins, jusqu'en 1973.
Durant cette courte période aixoise, Picasso s'adonna à sa passion pour la sculpture sur des tôles et fit ses variations autour du Déjeuner sur l'herbe, de Manet.
Ce qui frappe, dans cette propriété, ouverte au public, exceptionnellement le temps de l'exposition,




 c'est le cercle de pelouse où sied une sculpture en bronze, qui fait office de tombeau pour le peintre et sa femme. Le château, plutôt une bastide provençale, avec son parterre en tomettes, reste très dépouillé. Peu de mobilier, le peintre appréciant l'espace au détriment du décorum et se contentant du strict nécessaire. L'artiste aimait surtout prendre possession des lieux en se servant des murs et du mobilier comme support à son art. Une belle verte fresque de sa main, représentant une joueuse de flûte, dans la salle de bain, et des fauteuils Empire, décorés par l'inspiration picassienne.

 Généreux avec les autres, Picasso n'était nullement intéressé par l'argent, plutôt habité par son art. Il fut très prolixe, d'ailleurs, avec le Parti Communiste Français, dont il fut un militant particulier de 1944 à 1973, avec comme "punctum", la fameuse affaire du Portrait de Staline lors de la mort du géorgien, en 1953.


Immensément riche, à l'insu de son plein gré, et communiste, l'argent sera surtout une malédiction qui brisera la famille, après la mort du peintre, avec un héritage qui déchaînera d'avides passions et que Pépita Dupont, amie de Jacqueline et auteur d'un livre sur le couple, qualifiera d'affreux !

Des tableaux sont visibles au Musée Granet, malheureusement, nous avons oublié d'y aller !

Avant de mirer le processus de création picassien, répondez à ce QUIZZ sur Picasso, sa vie et son oeuvre.




Tag(s) : #Personnalité

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