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Mercredi 4 mars, pluvieux, comme depuis 4 jours. Eulalia a très mal aux pieds, et est restée à l'hôtel. Je descends vers la piazza della republica pour vérifier si les Thermes de Dioclétien sont toujours fermés et pour m'informer à l'Office du Tourisme. Je passe devant le Saint-Régis Grand Hotel, un palace qui n'est pas pour toutes les bourses et à pieds, et non en "Vespa", j'essaye d'éviter les grosses gouttes qui commencent à tomber. A la recherche de l'Office de Tourisme, j'en profite pour visiter la Chiesa Santa Maria della Vittoria, via 20 Settempre, avec une singulière vierge gisante.


Mon office du tourisme introuvable était, en fait fermé, pour travaux. Je décide donc de prendre le métro à la station Republicca, pour aller à Cinecitta. Le métro romain ne dispose que de deux lignes, car les sous-sols de la cité sont tellement saturés d'antiques vestiges, qu'il est quasiment impossible de faire de nouvelles lignes, sous peine de se heurter à des fouilles archéologiques interminables. Courte mais efficace, le metro a l'avantage de vous arrêter, systématiquement, à des attractions touristiques.




Grand fan du cinéma italien, de Fellini à Risi, de Visconti à Scola, ou de Bava à Leone, les studios romains enflamment, un peu, mon imaginaire, et la déception en sera d'autant plus grande ! Situés dans la proche périphérie de la ville éternelle, les célèbres studios, toujours en activité, ressemblent plus à des entrepôts miteux d'une zone commerciale quelconque qu'à des studios de cinéma.



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Je parcours l'avenue Palmiro Togliatti pour aller faire un tour à Cinecitta due, un centre commercial très laid où j'espère trouver, peut-être, une boutique spécialisée dans le ciné transalpin. Des murs crasseux et tagués, bordent l'avenue,



et le seul intérêt du quartier reste cette rencontre singulière entre un Big Mac et une Kalachnikov !



Je passe vite sur le centre commercial qui porte le nom du célèbre studio, qui n'a aucun intérêt, j'en profite pour faire un autoportrait dans ses larges baies vitrées, déçu par mon



périple cinecittien ! Ca ne sera pas Marcello qui me ramènera au centre-ville, mais le métro !



Un petit retour au centre-ville, où je flane en découvrant le beau cloître de la Chiesa di san Ivo alla sapienza,




et un Léonard qui se cache dans un arrière-cour, au milieu des sacs de ciment !



Je récupère Eulalia, qui se reposait à l'hôtel,  et nous voilà partis visiter l'archibasilique de Saint-Jean de Latran. Elle fait partie de l'état vatican et frappe l'imagination par son gigantisme.





Après cette sainte visite, nous retournons vers la Rome païenne, en allant visiter les thermes de Caracalla, qui ne sont pas très loins du Colisée.
Inauguré sous le règne de l'empereur Caracalla, en 216 ap JC, connu pour son fameux édit portant son nom, en 212 ap JC, et donnant la citoyenneté romaine à tous les habitants de l'Empire. Ces thermes se déploient dans un petit écrin de verdure, et frappent d'ailleurs par leur gigantisme ! Quelques éléménts d'époque restent encore debout comme ce puit,





et les grands allées qui serpentent dans les ruines, nous font imaginer ce que furent l'immensité de ces thermes, symbole de la puissance impériale !




Sous ce ciel bas et lourd, les murs ocres de l'ancienne cité thermale, se parent de couleurs quasi oniriques,



avec de superbes pins parasols qui gardent, muets, les antiques ruines.



Eulalia s'éloigne, au loin, protégée par ces magnifiques arbres, qui sont vraiment l'identité de la ville éternelle !





Vraiment superbes, ces thermes, une très bonne surprise !



Nous laissons donc, dans un crépuscule rougeoyant, les thermes de Caracalla, enveloppés dans leur solitude immuable.



Direction la mythique Fontaine de Trevi, piscine improvisée pour Marcello et Anita, qui se la coulait douce dans La dolce vita de Fellini. Caractéristique du Rome de l'époque baroque, la majestueuse fontaine écrase de sa prestance l'étroite place di Trevi ! L'édifice est tellement immense, qu'il est difficile de l'embrasser avec l'objectif de mon Lumix FX-30, malgré son grand-angle !



La place est noire de monde et la fatigue nous donne un peu le tournis !



Je me repose un petit peu, pour reprendre des forces, songeant aux agapes treviennes



des personnages de Fellini, alors qu'Eulalia gambade autour de la Fontaine.


J'ouvre de nouveaux les yeux, éveillé par le doux clapotis de l'eau, ruisselante sur le marbre de Carrare,



en appréciant ce crépuscule qui entoure, de son sombre manteau, la bernine fontaine, illuminée, désormais, par de rondes loupiottes.



Finissons, bien sûr, sur la scène mythique de la dolce vita.
"Marcello, come here !"

Tag(s) : #ROME

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