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Natif de la cité phocéenne, Fernandel, enfant de la balle, commencera par la chansonnette et le comique troupier. A l'époque, point de Cours Florent pour les "fils à papa", ni de Star'ac pour les apprentis chanteurs, mais des représentations dans des salles incertaines avec un public improbable. Ayant connu la scène très jeune, remarqué pour son profil singulièrement chevalin, ce sont les films de Marcel Pagnol et de Christian Jaque, dans les années 30, qui le porteront au pinacle. Alternant les rôles comiques, comme dans François Ier et les personnages tragiques, notamment dans les films du grand Marcel, Fernandel, tutoiera les sommets du 7eme art.
Après une traversée du désert dans les années 40, c'est Julien Duvivier qui le relancera avec le célèbre Don Camillo, curé peu catholique qui s'opposait au communiste Peppone. Son duel pittoresque avec Gino Cervi, avec ses algarades homériques, restera longtemps dans les mémoires et le célèbre ecclésiastique rentrera dans le panthéon des personnages français, exploité régulièrement par la publicité.
La fin des années 50 consacreront, aussi, son duo singulier avec la vache Marguerite, dans La Vache et le Prisonnier d'Henri Verneuil, mais les années 60, porteur de bouleversements socio-culturels, vont donner le coup de grâce cinématographique au comique de Carry-le-Rouet. Son dernier film, Heureux qui comme Ulysse, qui narrera l'amitié entre vieux garçon de ferme et un cheval, symbolisera bien ce monde qui change et un personnage, Fernandel, qui, tout empreint de nostalgie, perçoit bien que la fin est proche.

Presque 38 ans que l'homme à la tête chevaline est parti, il nous reste, encore, ses ritournelles indémodables, qui, du Tango Corse à Félicie, ravit toujours nos tympans.

Avant d'écouter Félicie, testez-vous sur votre connaissance du grand acteur en répondant à ce QUIZZ.

Tag(s) : #Personnalité

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