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Mesrine par ci, Jacques par là, l'ancien Ennemi Public n°1,  disparu, il y a presque 30 ans, est en haut de l'affiche, comme il a toujours aimé !

Fils d'un couple de commerçant aisé, Mesrine va se former, lors de la guerre d'Algérie, à la violence et à la pratique des armes. Retourné à la vie civile, le grand Jacques, avec ses nouveaux acquis et ses récentes compétences, va continuer sur la lancée du conflit algérien à jouer du 9 mm.

Le mythe Mesrine ?
Ses pérégrinations d'abord : Palma de Majorque, Montréal, l'Arkansas, le Venezuela, l'Algérie, le gangster est un grand voyageur qui a compris avant tout le monde les avantages de la mondialisation et les carences de la collaboration entre polices.

Les évasions ensuite. Roi de la belle, il va collectionner les envolées spectaculaires, dès 1972, avec son évasion de la prison Saint-Vincent de Paul, à Montréal puis celle du 8 mai 1978, alors qu'il était dans un quartier de haute sécurité.

Les Médias enfin ! Le grand Jacques, à l'ego hypertrophié, avait déjà saisi l'importance de la propagande médiatique, pour justifier ses méfaits et mettre en scène son personnage. Sa lutte contre les QHS, véritables mourroirs légaux, lui donne une image de truand-intello, capable de théoriser l'inhumanité du monde carcéral. C'est L'instinct de mort, livre qui sort en 1977 alors qu'il était depuis 3 ans dans un Quartier de Haute Sécurité,


























 puis le fameux interview, donné à une journaliste de Paris-Match, après son évasion spectaculaire de la prison de la Santé.







































Truand totalement atypique, puisqu'il vient d'un milieu plutôt privilégié , franc-tireur méprisant le milieu traditionnel, desperado égotiste, Mesrine scénarise sa révolte en instrumentalisant les journaux. Ni Robin des Bois, puisqu'il se redistribue l'argent volé à lui-même, ni Che Guevara, puisqu'il ne s'inscrit dans aucune logique politique, Mesrine se rapproche plus d'un nihiliste, de l'arnarcho-gangstérisme à la Bonnot, du début du XXeme, selon les dires d'un ancien complice, Charles Bauer.
Mais le grand Jacques va devenir prisonnier de son personnage. Fanfaron de l'extrême, provocateur dans l'âme, Mesrine, comme un matador, agite un peu trop sa muleta devant la police et les médias, dans une faena qui va se révéler macabre. Son duel avec Broussard, qu'il avait lui-même initié lors de son procès va mortellement se terminer Porte de Cligancourt, un 2 novembre 79, sous les balles des forces de l'ordre.

Cette mort spectaculaire sera la garante de sa légende. Son parcours pourrait se résumer dans cette incise :
"On a armé ma main au son de la Marseillaise  et cette main a pris le goût de l'arme".

Avant de mirer la fin de Jacques Mesrine, testez-vous sur votre connaissance des voleurs célèbres en répondant à ce QUIZZ.

Tag(s) : #Actualité

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