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Harlem la noire, au nord de Central Park, est plus proche du populaire Bronx que des très branchés quartiers de downtown, au sud du célèbre Park, de Greenwich Village à la pointe de Manhattan, en passant par le très artistique Chelsea.






 (New-York se compose de 5 boroughs :
- Manhattan
- Bronx
- Queens
- Brooklyn
- Staten Island )







Central Park
, verte frontière qui marque la césure entre le Manhattan commercial et financier dont les étendards restent Wall Street et Macy's, le plus grand magasin du monde,


















et le Manhattan populeux et ethnique d'Harlem, où les noirs côtoient désormais les hispaniques qui forment les gros bataillons des migrants d'aujourd'hui. Le clivage s'imprime dans le tissu urbain. Aux titans de béton qui s'élancent vers les cieux tels l'Empire State ou le Chrysler Building, formidables édifices qui incarnent la puissance américaine,








 



répondent les Brownstones d'Harlem, construits au 19eme avec ces briques en grès rouge typiques des constructions new-yorkaises, patrimoine architectural unique, paradoxalement protégé de la frénésie des promoteurs par la mauvaise réputation du quartier.

Car Harlem a connu une crise sans précédent, dans les années 70 et 80, ravagé par la pauvreté, la drogue et la violence, envahi par les taudis et les squats, cicatrices urbaines profondes, qui persistent encore. Mais aux USA, rien n'est figé, rien ne se perd, tout se transforme. Les prix de l'immobilier prohibitifs du sud de Central Park, la politique dite de la tolérance zéro de l'ancien maire, Rudi Giulani, ont bénéficié à l'ébène Harlem. Le quartier est en pleine rénovation et la middle-class réinvestit les lieux.







Malgré les flux et les reflux, depuis toujours,
Harlem repose toujours sur deux piliers, Dieu et le Jazz. Les églises, les temples, jalonnent les rues du célèbre quartier, cohabitant avec les non moins nombreux clubs de Jazz. La religion et la musique ont toujours fait partie intégrante de la culture noire, aux USA, et les messes d'Harlem, avec leurs gospels endiablés en sont l'exemple le plus frappant. Ici, la foi se vit dans le rythme, l'amour de dieu dans le chant, et il n'est pas étonnant que le terme Gospel, de God Spell, signifie littéralement le "discours de Dieu".
La religiosité des noirs d'Harlem se vit sous le mode musical, par le biais des chorales de Gospel, et assister à une de ces cérémonies, comme nous avons fait aujourd'hui, nous a un peu réconcilié avec le rituel chrétien, bien loin des messes solennelles et souvent pompeuses que nous connaissons dans notre douce France.  A cette musique religieuse se conjugue une musique bien plus séculière, le Jazz. L'
Apollo, le Lenox Lounge, le Cotton Club, tous ces noms mythiques qui plongent leurs accords dans les années 30, ne sont que la partie émergée de l'iceberg. New-York et Harlem palpitent au rythme du jazz, et les clubs sont aussi nombreux que les cafés en France ! L'après-midi, le soir, tous les jours de la semaine, un Big Band, un quartet, un trio, rythment la vie d'Harlem, dans un des nombreux clubs de Jazz du quartier. L'entrée y est presque toujours gratuite, seules les consommations sont payantes et nous avons pu nous régaler, cette semaine, dans le décor très années 30 du Lenox Lounge, à deux pas de notre B&B, chez Michèle, une française originaire de la Drôme, installée depuis plus de 20 ans aux USA.
Si Jésus-Christ avait eu un métier, en parcourant Harlem, on donnerait sa main à couper qu'il eut éé chanteur ou musicien, car à défaut de multiplier les pains, il a multiplié les clubs de Jazz, dans le célèbre quartier !
Avant de faire une petite ballade dans New-York sur la musique d'Isaac Hayes, répondez à ce
QUIZZ sur le Jazz.

Tag(s) : #NEW-YORK

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