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Non, Victor Vasarély n'est pas un footballeur hongrois, ni un pensionnaire de la Star'ac, ni même un voyant ...L'inventeur du Op Art est né sur les bords du Danube, à Pecs, en Hongrie, en 1908.








Influencé par le Bauhaus
, prestigieuse école d'arts allemande de l'entre-deux-guerres, il partit s'installer à Paris pour travailler dans les arts graphiques et fonda, avec son oeuvre Zebra, le genre Op Art, l'art abstrait géométrique.













L'artiste hongrois eut alors une carrière internationale, récompensé par de nombreux prix, et créa la
Fondation Vasarely, en 1971, comprenant, notamment, le musée de Gordes, le Centre architectonique d'Aix en Provence, en 1976. En tant qu'aixois, la silhouette de l'édifice vasarélyen, qui toise l'autoroute A7, m'est évidemment très familière, avec cet imposant X, qui borde le macadam, en trompe l'oeil, qui me surprend encore.
Mais la saga vasarélyenne aixoise ne fut pas de tout repos et le musée tombe dans une décrépitude inquiétante. L'ancien administrateur, l'ex-notable aixois Charles Debbasch, qui a géré la fondation de 1981 à 1992, a laissé la collection dans un triste état.
Agrégé de droit à 24 ans, doyen de la Faculté de Droit d'Aix-Marseille, l'homme fut aussi le conseiller à l'Education et à la Culture de Valery Giscard d'Estaing. Prince de la Francafrique il conseilla de nombreux hommes d'Etat Africain dont Hassan II, dans les années 80. Sa passion pour les arts et les arrhes, a toujours été notable puisqu'il a été le conseiller de nombreux artistes. Mais voilà, selon le bon vieux principe sarkozyen :
 "Faites ce que je dis, pas ce que je fais",
le flamboyant Charles va si bien prendre ses aises avec la collection de Victor Vasarely que lorsque les héritiers du peintre vont mettre le nez dans les pots de peinture, ils vont s'apercevoir que de nombreuses oeuvres manquent à l'appel ! Interpellé par la gendarmerie, en 1994, après une plainte déposée à son encontre, le cacique aixois se réfugia dans sa citadelle juridique, à la fac de Droit, défendu par un aréopage d'étudiants transis ! Cet épisode pagnolesque se termina aux
Baumettes, le doyen Debbasch hurlant à l'erreur judiciaire !
De Charybde en Scylla, d'appel en cassation, l'imbroglio judiciaire va durer plus de 10 ans,
La Cour d'appel d'Aix-en-Provence condamna Charles Debbasch le 11 mai 2005 pour le seul délit d'abus de confiance à 2 ans de prison dont 1 an avec sursis sous le régime de mise à l'épreuve pendant trois ans, peine assortie d'une amende de 150 000 euros et d'une privation de certains droits civiques, civils et de famille pendant 5 ans.
Mais "Charlot" avait plus d'un tour dans son sac et s'est pris de passion pour le Togo ... Méloname averti, il a malgré tout une sainte horreur du violon, et s'en est donc allé conseiller le président togolais Eyadema jusqu'à sa mort, en 2005, après 38 ans de pouvoir. Il est aujourd'hui ministre et conseiller du nouvel homme fort du pays, Faure Gnassingbé, échappant, par ce biais, aux foudres de la justice française !
Hier, selon 20 Minutes, le tribunal de grande instance d'Aix devait examiner la demande d'annulation d'un arbitrage successoral de 1995 entre les deux fils du peintre, déposé par l'administrateur provisoire de la fondation puisque des milliers d'oeuvres revenant à la Fondation ont disparu dans la nature.
Aujourd'hui, seules subsistent 42 oeuvres monumentales au rez-de-chaussée de la Fondation et la  triste saga vasarélyenne continue !
Avant de mirer ce diaporama sur les oeuvres de l'artiste hongrois, vérifiez que vous connaissez aussi bien que Charles Debbasch les capitales africaines en répondant à ce
QUIZZ.


Tag(s) : #Peinture

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