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Mon périple vénitien est désormais terminé. Intense et éreintant ! Deux nuits passées dans un autobus, fut-il dernier cri, nous ont laissé fourbu, mais le miracle du panorama de la Sérénissime revigore vite les esprits et efface bien des fatigues. Notre lieu de villiégiature était l'Hôtel Verdi, au Lido di Jesolo, station balnéaire donnant sur l'Adriatique, tout proche de la lagune. Site sans charme mais bon marché, il nous permettait, chaque jour, de revivre en bateau, la divine approche de la Cité des Doges, avec ses formes voluptueuses qui ciselaient l'horizon. Un petit noir au Gran Caffe Chioggia, qui, sur la piazzetta San Marco, fait face au Palais Ducal. A 8,50 euros le café allongé, nous apprécions chaque goutte du précieux liquide sous l'auguste regard de l'antique Palazzo!  Alors que nos adolescents s'ébattent sur la Place San Marco, réveillant les adipeux pigeons, une petite ballade en gondole s'impose. La cité s'éveille et nous voilà déjà sur le Grand Canal, bercé par la sérénissime houle, avec comme horizon, le Rialto, pas encore envahi par l'homo touristicus.
La visite du Palais des Doges se ponctue par l'immense salle du Grand Conseil
, longue de 54 mètres, agrémentée des peintures du Tintoret, du Titien et de Véronèse, symbole de la puissance passée. Si ce n'était un petit problème au genou qui m'a fait adopté la démarche de Geoffrey de Peyrac, déambulant clopin-clopant dans le dédale des rues vénitiennes, la journée aurait été parfaite. La soirée à l'hôtel fut bien calme, sirotant une Grappa dans le salon, en mirant le manège du garçon de l'hôtel, à la coupe moutonnière, qui  faisait le siège de mes deux charmantes collègues, Florence et Isabelle qui, impassibles devant les assiduités du Dom Juan transalpin, refusèrent les propositions de massage du Casanova de pacotille ! De sacrés dragueurs, ces italiens !
Après une nuit réparatrice et malgré une pitance bien étique, indigne de la tradition culinaire italienne, nous voilà voguant vers les îles de la Lagune. Burano
et ses jolies maisons colorées, Murano et sa tradition des maîtres-verriers. Après un petit spectacle où un artisan fît naître, de la matière en fusion, un cheval hénissant, nous voilà dans l'antre d'une boutique emplie de verre de Murano, sous un plafond tapissée de lustres forts chers, puisque les prix s'étalaient de 4 000 à 300 000 euros ! J'avoue que je n'étais guère tranquille avec mes adolescents turbulents, qui touchaient sans trop de minutie les précieux objets de verre. Heureusement, malgré quelques situations périlleuses, aucune casse !
L'après-midi nous déambulons dans le labyrinthe de la cité, vers le Ghetto
, ancien quartier juif où, tous les soirs, de lourdes portes confinaient le peuple élu. En fin de journée, un orage déversa des trombes d'eau sur la Sérénissime, nous faisant  échouer sous les arcades de la Piazza San Marco, découvrant une nouvelle palette chromatique, rehaussée par le ciel menaçant. Le lendemain et dernier jour, nous sommes reçus au Liceo Benedetti, dans le quartier de Castello, derrière l'Arsenal, après des pérégrinations sans fin dans le dédale des rues vénitiennes. Nous avons l'honneur de visiter le Conseil Régional Vénitien et nous repartons avec quelques cadeaux dont une médaille de la ville pour les accompagnateurs et un pin's aux armoiries de la ville pour les élèves, nous nous retrouvons un peu honteux de venir les mains vides, mais nous sommes touchés par ces marques d'hospitalité et de bienvenue que nous ferions bien d'imiter, en France !
La dernière demi-journée sera libre. Entre derniers achâts dans les boutiques, ou marchandages serrés  sur les quais, où des africains vendent d'innombrables faux, voletant comme une nuée de pigeons lorsqu'un rare carabinieri pointe le bout de son nez. Pour ma part j'ai fait un petit tour vers San Polo et Dorsoduro
, entre les Frari et la Scuola Granda di San Rocco, poussant jusqu'au Musée de l'Académie, lieu d'une exposition sur le Titien.  Je profite une dernière fois, dans une lumière crépusculaire, de  la Basilique San Giorgio Maggiore, et de son singulier Campanile à la toiture verte, qui se découpent à l'horizon, éléments indissociables  de la Sérénissime, gardiens muets de l'antique cité ...Au revoir, et à bientôt !
Avant d'écouter le kitchissime duo Sheila-Ringo, chanter Les gondoles à Venise et se faire des oeufs au jambon, répondez à ce QUIZZ
sur la Sérénissime.






Tag(s) : #VENISE

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