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Qui se souvient aujourd’hui de René Girier, dit « La Canne », ennemi public n°1, dans les années 50 ? Perceur de coffre, détrousseur de fourgons blindés, membre agrée du Gangs des tractions, René fut le représentant de cette génération de « voyou » qui s’était fait les dents lors de l’Occupation, comme Emile Buisson ou Pierre Loutrel , dit Pierrot le Fou. Intelligent, charmeur, il devait son surnom à sa démarche claudicante, amer souvenir d’une balle qui lui avait traversé la jambe, l’obligeant à marcher avec une canne. Un « accident de travail » comme il disait !
Son « fait de gloire », pour ce Robin des Bois des temps modernes, le casse de la bijouterie Van Cleef and Arpels, à Paris, dans les années 50, qui lui rapporta 65 millions d’anciens francs. Anecdote savoureuse, ce gentleman-cambrioleur qui ne détroussait que les riches, rendit à l'ancien Président du Conseil, Edouard Daladier, à qui il avait fait la malle, les salaires trouvés en liquide et destinés à ses domestiques !

 

Arrêté de nombreuses fois, spécialiste de l’évasion, René se rangera des voitures en ouvrant une Librairie, à Reims, pour rechuter  quelques années plus tard. Mais la vie de cet Arsène Lupin de l’après-guerre fut marquée par sa rencontre avec Charlotte de Monaco. Visiteuse de prison, fille naturelle du futur Louis II de Monaco, alors que celui-ci faisait son armée à Constantine, en 1898, elle fut reconnue par son père en 1900, devenant Charlotte Grimaldi. Marié à Pierre de Polignac, dont elle aura deux enfants, dont le futur Rainier III, Charlotte, personnage exotique, se sépara de son mari pour mener une vie parisienne dans son château de Marchais, dans l’Aisne. Visiteuse de prison, elle prit sous sa protection de nombreux prisonniers et essaya de les réinsérer en les employant à  son service. Elle se prit donc d’amitié pour le beau René, qui devint son chauffeur et intendant, et qu’il l'incita à aller assister au mariage de son fils Rainier, avec Grâce Kelly, en 1956, ultime passage monégasque pour cette princesse énigmatique et fantasque qui disparut en 1977.
Quant à René, il finit sa vie mouvementée en le 28 janvier 2000, emporté par un cancer, entouré par ses amis et sa fille.

Popularisé par le livre de Roger Borniche, « René la Canne », dont Francis Girod fit un film en 1976, ce « gentleman cambrioleur » incarnait un type de voleur qui n’existe plus guère, aujourd’hui et dont le fils spirituel serait Christophe Rocancourt. Simone de Beauvoir aurait aimé cette sentence de de René la canne :

 
« On ne naît pas voleur, on le devient ! »


Avant d'écouter d'écouter le fameux générique d'ouverture de la série Arsène Lupin, répondez à ce QUIZZ sur les voleurs célèbres !

Tag(s) : #Personnalité

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