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Certains films ont des résonances particulières, lointains échos qui se perdent dans le passé, souvenirs d'enfance évanescents qui surgissent et se dissolvent, laissant dans leur sillage un parfum désuet, de mondes imaginaires désormais disparus. Les désaxés, film-balise, passerelle invisible entre le hollywood des grands studios, peuplés d'idoles et de demi-dieux, qui s'échoueront dans les sables de la vieillesse et de la dépression et l'horizon télévisuel, nouvel opium des peuples. Clark Gable, vieux cow-boy désespéré et alcoolique, Monty, figure épuisé de l'Ouest mythique, et Marylin, en bimbo , femme enfant désespérée, rongée par les illusions de l'amour. Ce trio à la dérive, enfants perdus d'une amérique qui change sera prémonitoire. Gable, le mythique Rhett Buttler qui fit rêver tant de génération de femmes, ravagé par la disparition subite de sa douce Carole Lombard, Montgomery Clift, éphèbe élégant et fragile, défiguré par un accident, après une soirée trop alcoolisé et Marylin, icone sexuelle qui se perdit dans l'écho de son image, déambulant entre amants de passage et maris de circonstances, disparaîtront peu après le tournage du film, épuisés par le sytème des studios hollywoodiens, faiseurs de mythes et fossoyeurs de vie. Clark, Monty, Marylin, des figures divines, qui n'étaient que de simples mortels.

 

Tag(s) : #Cinéma

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