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Dimanche 30 décembre 2007
galaxie.jpgLe 30 decembre 1924, l'astrophysicien Edwin Hubble annonça la découverte d'une autre galaxie en dehors de notre voie lactée. L'Univers s'agrandissait un peu plus. Si le Cyrénien, Eratosthène avait démontré la sphérité de la Terre, au IIeme siècle avant JC, la représentation du monde et de l'Univers, jusqu'au 16eme siècle s'appuyait toujours sur le géocentrisme, qui faisait de la Terre le centre de l'Univers.
Il fallut attendre Nicolas Copernic, à la fin du XVeme siècle, et son livre, Des révolutions des sphères célestes, en 1543, pour que l'héliocentrisme commence à gagner du terrain. Mais la chose céleste était la chasse gardée de l'Eglise, et remettre en cause l'organisation des cieux pouvait s'avérer dangereux. Giordano Bruno, disciple de l'astronome polonais, le payera de sa vie en 1600.
Galilée parachèvera l'oeuvre de Copernic en posant les fondements scientifiques de l'étude des cieux. Dans son Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, qui mettra en scène, à Venise, trois protagonistes, Filippo défendant l'héliocentrisme, Francesco un florentin sans à priori, et Simplicio, un défenseur du géocentrisme, l'astronome toscan prit ouvertement parti pour les thèses héliocentriques. Crime de lèse-majesté que ne saurait accepter le pape Urbain VIII. Les thèses de Copernic étant mises à l'index depuis 1616, le livre de Galilée fut considéré comme hérétique. Jugé par l'Inquisition romaine, en 1633, le savant florentin fera repentance, ne voulant pas finir sur le bûcher comme Bruno, et sera obligé de renier ses thèses. Son livre sera interdit et il sera condamné à la résidence à vie. Mais si on peut anéantir une armée, en rase-campagne, on peut difficilement lutter contre une idée ! La révolution copernicienne, malgré les résistances de l'Eglise est bien lancée.  D'ailleurs en Angleterre,un certain Isaac Newton, loin des foudres du Saint Office, à la même époque, révolutionnera la physique moderne et inventera la gravité.
La saga céleste allait alors s'accélerer au début du XXeme siècle avec les découvertes d'Einstein et d'Hubble. Si le génial Albert pensait que l'Univers était immobile, le facétieux Edwin démontra que l'Univers était en expansion en utilisant la spectroscopie pour mesurer le mouvement des galaxies, ouvrant la porte à la fameuse théroie du Big Bang. Aujourd'hui, un téléscope en orbite porte son nom et cartographie la voûte céleste, prouvant encore un peu plus, l'infinité de notre univers, et le miracle qu'est notre lilliputienne de Terre, esquif microscopique dans ce vide infini !
Avant de mirer cette vidéo sur Sark Wars, que je ne peux m'empêcher de repasser, répondez à ce QUIZZ galactique !


par Giraud Thierry publié dans : Science
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Mercredi 26 décembre 2007
La-grande-vadrouille.jpg

Dimanche dernier, Michel Drucker avait rendu hommage à Louis de Funès, qui est décédé voici 25 ans. France 3 avait fait une émission spéciale Fufu, il y a deux semaines.  Ce qui m’étonne, chez cet acteur, c’est sa formidable longévité post-mortem. Il est en effet, un des seuls comédiens du passé connu et apprécié par les jeunes générations, ce qui illustre à merveille son génie comique.  De Funès a connu la consécration tardivement.  Né en 1914, ayant exercé une multitude de métier dont celui de pianiste de cabaret et de dessinateur industriel (sic …), le parisien va collectionner les petits rôles juste après la guerre, jouant des français moyens, irascibles et râleurs ! C’est surtout son entrée dans la troupe des Branquignols, de Robert Dhéry, qui va le faire connaître du grand public, à partir de 1952. C’est en 1956 qu’il perce pour la première fois au cinéma, dans La traversée de Paris, où il joue l’épicier Jambier, qui trafique au marché noir, engageant les deux porteurs, Jean Gabin et Bourvil. En 1957, il triomphe dans Ni vu, ni connu, d’Yves Robert, où il interprète le braconnier Blaireau accompagné de son chien Fous le camp, qu’il hèle régulièrement :

 

« Fous le camp …viens ici ! »

 

 Mais c'est dans les années 60 qu'il va connaître la consécration, à plus de 50 ans ! Le gendarme de Saint Tropez, de Jean Girault, mais surtout Le Corniaud et La Grande Vadrouille, avec Bourvil, qui seront des succès populaires phénoménaux !
Acteur le mieux payé du cinéma français, devant Delon et Belmondo, il va multiplier alors les films à succès, de La Folie des grandeurs à Rabbi Jacob en passant par Oscar. Génie du mime et de la grimace, De Funès se singularise par un comique de geste et de situation, jouant des personnages caricaturaux, à la limite du grotesque, autoritaire et fanfaron face aux petits, lâches et flatteurs envers les puissants, qui feront sa marque de fabrique. Son immense succès public se conjuguera avec  une vie privée discrète, car cet homme qui se déchaînait au cinéma était d’une pudeur extrême chez lui !

 

Avant de faire un petit bout de marche avec Bourvil et De Funès, testez-vous sur la carrière du comique français en répondant à ce QUIZZ.




par Giraud Thierry publié dans : Personnalité
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Samedi 22 décembre 2007
HLM-copie-1.jpg

Qui connaît Jean-Paul Bolufer ? Un joueur de foot ? Nan … Un acteur de film porno ? Nan …Un chanteur d’opérette ? Non plus … Vous ne voyez pas ? Il était directeur de cabinet de notre ministre du Logement, la magnifique Christine BoudinBoutin plutôt ! Pourquoi  vous parler de ce saint homme ?  Car le sieur Bolufer, paré de sa vertu très catholique, puisqu’il a été nourri au lait de l’enseignement des Pères de l’Eglise, s’en est allé guerroyer contre ces magouilleurs de HLMistes qui s’arrangent pour s’accrocher indument à leur appartement ou pire, à sous-louer leur masure, notamment à Paris, à des prix vraiment prohibitifs ! Le confesseur de la Christine (Je vous dis pas le boulot ...) avait affirmé, le 16 novembre dernier, à l’antenne de France-Culture,  que la justice divine allait passer par là et que la vertu allait redescendre  à l’Office des HLM de la ville de Paris, gangréné par la corruption et les pratiques douteuses au niveau de l’allocation des précieux logements.

 

Mais le sieur Bolufer, qui avait depuis fait sienne ce précepte, très sarkozyen, « Fais ce que je dis, pas ce que je fais », s’est fait prendre la main dans la bétonnière par le « coin coin » Enchaîné. Mon faquin de Jean Paul habitait, depuis 1981, dans un HLM de la Ville de Paris … de 180 m2 dans un immeuble très chic de style haussmannien, à Port Royal, en plein centre de la capitale, avec parking privé, ascenseur, pour moins de 1 200 euros par mois … Trois fois moins que le prix du marché !! Vous me direz, une telle surface, avec l’augmentation de l’énergie, pour la chauffer …Pauvre Jean-Paul, il a du se ruiner … Que nenni, ce malin de JP sous-louait régulièrement sa bicoque parisienne pour mettre du beurre dans les épinards …

 

Vous aurez compris que devant un tel cynisme, alors que les « Sans-abris » de Don Quichotte se les pèlent au bord du canal Saint-Martin, ce vieux grigou de Bolufer a donné sa démission à la Reine Christine,  la Ville de Paris ayant  même annoncé que le bail de JP allait être résilié ! Mais devant tant d’injustice et d’ingratitude, ce coquin de Bolufer crie au scandale, et a demandé à la Ville de Paris de rendre public une liste de tous les privilégiés du sérail politique, bénéficiant de privilèges indus, dans la capitale … La liste risque d'être longue !!

 

En tout cas je ne m’en fais pas pour ce triste sire, je ne pense pas qu’il sera relogé dans la cabane …au fond du jardin …Répondez à ce QUIZZ sur le patrimoine architectural français, avant de mirer la complainte de Laurent Gerra :


par Giraud Thierry publié dans : Actualité
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Lundi 17 décembre 2007

Brett Sinclair, le lord anglais, Dany Wilde le self made man new-yorkais, l’humour british de Roger Moore, les pitreries de Tony Curtis, le séducteur britannique, le dragueur américain, ce couple dépareillé mais complémentaire va traverser le début des années 70 avec  une légèreté communicative.  Dany le m’as-tu vu, avec sa Ferrari Dino, accompagnera l’élégant Brett avec son Aston Martin DBS6 dans des aventures qui se passeront souvent sur la côte d’azur, aux bras de plantureuses créatures. Curieusement, cette série, qui  ne connut que 24 épisodes, car elle ne marcha pas aux USA, eut surtout un grand succès en France. Mais au-delà du charme du duo, il restera surtout, ce générique merveilleux de John Barry, musique lancinante qui me trotte souvent dans la tête !
Avant de déguster, encore une fois, le générique des Persuaders, testez-vous sur les séries avec ce QUIZZ.

 


par Giraud Thierry publié dans : Série TV
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Jeudi 13 décembre 2007
autant-en-emporte-le-vent.jpg

Ce 14 décembre 1939, alors que l’Europe s’épuise dans la guerre,  le film de Victor Fleming, Gone with the wind, est projeté pour la première fois à Atlanta. Produit par le tycoon David O’Selznick, le tournage a mobilisé trois réalisateurs et un budget pharaonique de 4 millions de $. Si Clark Gable s’est imposé rapidement, le producteur hollywoodien n’a trouvé sa Scarlett qu’au dernier moment, une inconnue, anglaise, de surcroît, Vivien Leigh. Paulette Godard, Lana Turner, Bette Davis, Katharine Hepburn, Susan Hayward, n’avaient pas convaincu O’Selznick. Histoire d’amour sur fond de guerre de Sécession, Autant en emporte le vent, sera le plus grand succès de l’histoire du cinéma, récoltant 10 oscars, dont l’actrice noire Hattie Mc Daniels, pour le rôle de Mammy, qui ne put être présente lors de la cérémonie à cause des lois de ségrégation raciale. Le film consacra le couple Rhett Buttler-Scarlett O’Hara, dont la passion résonne encore dans les imaginaires féminins. Si Olivia de Havilland qui jouait Mélanie est toujours vivante, à 91 ans, Gone with the wind ne portera pas chance à son duo mythique. Clark Gable sera terrassé par une crise cardiaque en 1960, Vivien Leigh décédera de tuberculose en 1967, à l’âge de 55 ans. Mais les légendes ne meurent jamais, et l’écho lointain des voix de Rhett et de Scarlett reviennent souvent hanter les vertiges de notre mémoire.
Avant de regarder ce petit hommage à ce couple intemporel, revisité par la musique de Lenny Kravitz, un petit QUIZZ sur les couples célèbres  au cinéma.

 

par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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