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Vendredi 30 novembre 2007
Le 30 novembre 1974, alors que les premiers rais de lumière réveillent la désertique vallée de l'Aouach,  les hommes se sont remis au travail pour sonder cette terre éthiopienne, aride et balayée par les vents du désert.  Une trentaine de chercheurs fouillent cette étonnante région des Afars, proche du Rif, terre rêvée pour les anthropologues, catafalque millénaire d'espèces depuis longtemps disparues. Un étudiant américain, assistant du professeur Donald Johanson perçoit que ce fragement d'os qu'il vient d'exhumer du sol poussièreux a quelque chose de singulier, de profondément humain ...le jeune homme ne sait pas encore qu'il vient de découvrir le premier os d'un squelette d'austalopithèque, un fossile presque complet d'un de nos lointains ancêtres, qui nous plonge dans les nuits des temps il y a plus de 3 millions d'années !
Birkinesh, "tu es merveilleuse", en amharique,  vient de renaître après des millions d'années de sommeil, petite femelle humanoïde qui a vaincu le vertige du temps. Yves Coppens aimait les Beatles, il écoutait souvent Lucy in the sky with diamonds, il baptisera la jeune femme Lucy.
Rendons hommage à cette doyenne de l'humanité ...qui a largement dépassé l'arlésienne Jeanne Calment !

 


par Giraud Thierry publié dans : Personnalité
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Mercredi 28 novembre 2007
Brigitte-Bardot.jpg

Ce 28 novembre 1956, le film de Roger Vadim, Et Dieu créa la femme, sort dans toutes les salles françaises. La sculpturale Bardot va alors affoler la gente masculine internationale et créer la discorde dans les ménages ! Les ligues de vertu nord-américaines menaceront même leurs ouailles d’excommunication en cas du visionnage du film ! Cette Brigitte aux mœurs légères qui va susciter la concupiscence de trois hommes, dont l’élégant germain Curd Jürgens et le tout jeune Jean Louis Trintignant , va créer le scandale ! La Bardot-mania va alors envahir le monde et les imaginaires masculins faisant de l’actrice française une star internationale et un sex-symbol universel ! Rétrospectivement, le film nous apparaîtra bien gentillet par rapport aux excès gaudriollesques actuels, mais pour l’époque, la voluptueuse BB par ses déhanchements chaloupés, avait enflammé les écrans de ciné, au grand dam de la ménagère française, sourcilleuse sur les bonnes mœurs et soucieuse de cette concurrence déloyale !
Testez-vous sur la carrière de BB en répondant à ce QUIZZ avant d'admirer la plastique parfaite de Brigitte !
 

 



par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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Lundi 26 novembre 2007
La-berezina.jpgLes songes de domination continentale de l'Empereur se sont transformés en cauchemar ! En juin 1812, c'est à la tête d'une armée de près de 700 000 hommes que Napoléon franchit le Niémen. L'accord de Tilsit, signé en juin 1807, scellant la réconciliation entre le général corse et l'empereur de toutes les russies, Alexandre Ier, est désormais oublié ! Les armes vont parler. L'avance est lente mais inexorable. En septembre, la bataille de la Moskova lui ouvre les portes de Moscou, Napoléon pense qu'il a vaincu l'ours russe et propose au tsar de faire la paix. Mais Alexandre sait qu'il a deux alliés précieux, l'espace infini des steppes russes, et, surtout, le "général Hiver".  Le grand incendie de Moscou va détruire ce qu'il reste des maigres vives à disposition de la soldatesque impériale. Glacée par la bise sibérienne, perdue dans ces steppes qui n'en finissent plus, l'armée napoléonienne, fourbue par des mois de marches infernales; des combats sans fin, affamée et démoralisée, reprend le chemin du retour, en octobre, laissant dans son sillage funèbre, les corps épuisés des soldats vaincus par le froid et la fatigue. Le 25 novembre, c'est la traversée de la rivière Berezina, par une armée devenue horde, des soldats loqueteux qui tentent le diable pour traverser ce fleuve glaçonneux pour éviter de se faire découper par les féroces sabres des Cosaques du Don.
Dans Il neigeait, Patrick Rambaud nous décrit bien le calvaire de la Grande Armée. De la fière armée qui s'avançait, altière, dans les immensités russes, 6 mois plus tôt, il ne reviendra que 90 000 hommes .... derniers survivants des rêves napoléoniens qui se sont dissout dans les neiges russes. L'Aigle a perdu son pari, bientôt, il prendra le chemin de l'exil, à l'île d'Elbe, mais ceci est une autre histoire !
La marche de l'Empereur, dans les immensités glacées, se répète chaque année ...

 

par Giraud Thierry publié dans : Histoire
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Vendredi 23 novembre 2007
maurice-bejart1.jpg
















































Il est parti le danseur ... En cette nuit de mercredi à jeudi à Lausanne, le chorégraphe français Maurice Béjart s'est éteint à l'âge de 80 ans. Fils du philosophe Gaston Berger, ce natif de Marseille qui fut foudroyé par l'élégante danse de Serge Lifar, décida de se vouer corps et âmes à la danse, en rentrant au Conservatoire de Paris dès l'âge de 14 ans. Après le Ballet du XXeme siècle, à Bruxelles, de 1960 à 1987 et le Béjart Ballet Lausanne, jusqu'à aujourd'hui, cet éternel exilé, aura voué sa carrière à populariser la danse classique en France. Moins connu qu'un Rudolf Noureev, le phocéen n'en restera pas moins une figure marquante de la danse du XXeme siècle.  J'avoue que je ne suis pas un fin connaisseur de la danse classique, et même si la grâce céleste d'un Baryshnikov m'avait étonné, je reste toujours émerveillé par le rythme joyeux des comédies musicales américaines (Pour les connaisseurs, un petit QUIZZ sur elles.) . Si Béjart est parti faire danser les étoiles,comme l'a dit joliement Patrick Dupond, Gene Kelly, lui, était parti faire danser les nuages.

 



par Giraud Thierry publié dans : Personnalité
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Mercredi 21 novembre 2007
Paris----t---2007-367--lion-du-pont-alexandre-III.JPG







































Paris et ses 35 ponts,  le royal  Pont Neuf, l'impérial Pont d'Austerlitz, ou le républicain Charles de Gaulle. Il y en a de ferroviaires, comme le Pont de Bercy, d'autres piétonniers, comme la passerelle Simone de Beauvoir qui relie la TGB à la Cinémathèque française, certains cinématographiques, comme le Pont de Bir Hakeim, qui vit Bebel faire ses acrobaties sur le tournage de  Peur sur la ville ou Brando aller vers son Dernier Tango. Et puis, le plus majestueux, gardé par des lions marmoréens, illuminé par ses quatre renommées d'or, reliant les Petit et Grand Palais à l'esplanade des Invalides, toisé par l'impérial dôme doré du mausolée napoléonien et  l'altière tour de Gustave Eiffel, qui eut comme parrain un tsar venu de la lointaine russie. Le Pont Alexandre III, symbole de l'alliance franco-russe, commencé en 1896, inauguré en 1900, lors de l'Exposition universelle, déploie son superbe manteau sur la paisible Seine.
Un petit QUIZZ pour vous tester sur les ponts célèbres, avant de mirer cette petite vidéo ...après tomber du ciel, tomber la chemise, voici tomber du pont ...

 


par Giraud Thierry publié dans : Villes et campagnes
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