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Mardi 30 octobre 2007
Orson-welles.jpgLe 30 octobre 1938, en fin d'après-midi, le jeune Orson Welles s'apprête à prendre l'antenne radio sur CBS, il va adapter La Guerre des mondes de H.G.Wells et se faire passer pour un envoyé spécial qui décrit une invasion martienne. Le talent du jeune Orson va se retourner contre lui ...Sur les 6 millions d'américains qui l'écoutent, 1 million vont vraiment croire à la réalité de cette invasion extra-terrestre dans le New Jersey, provoquant une panique mémorable sur le sol nord-américain ! Le jeune artiste sera obligé de s'excuser, quelques jours plus tard sur les mêmes ondes. Bien d'autres manipulations médiatiques feront florès, par la suite. Une des plus fameuses fut le ridicule "extra-terrestre" de Roswell, disséqué sur une base américaine, et qui sema le trouble dans l'opinion publique ...Le phénomène OVNI a toujours fasciné le grand public, du tristement loufoque Rael, demi-frère de Jésus qui fut, soi-disant, enlevé par les petits hommes verts, au physicien Jean Pierre Petit, un peu fatigué ces temps-ci, et ses célèbres Ummites, la croyance dans les soucoupes volantes aura encore la vie dure ...Pour ma part, je suis un adepte du Paradoxe de Fermi, Le physicien italien avait tout simplement remarqué que si une civilisation extra-terrestre, très avancée technologiquement, existait, elle nous aurait déjà envahi ! L'immensité de l'espace environnant nous protégerait donc d'une recontre extra-terrestre.
Dans la série des héros extra-terrestres cinématographiques ou télévisuels qui m'ont marqué, il y a le fameux Robbie, le robot de Planète interdite, évidemment les héros de Star wars, E.T qui voulait "téléphone maison", mais dans ma mémoire infantile, restera toujours cette voiture avec à son volant David Vincent, qui par une nuit sombre, prit un raccourci qu'il ne trouva jamais, et là, près d'une auberge abandonnée, fut aveuglé par une soucoupe volante qui venait d'une autre galaxie ...Brrr, ces ET avec le petit doigt tout raide, ça faisait vachement peur ...j'ai l'impression qu'inconsciemment, je regarde toujours le petit doigt de mon interlocuteur ...on ne sait jamais, ils sont peut-être parmi nous, Les Envahisseurs  !


 

par Giraud Thierry publié dans : Insolite
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Lundi 29 octobre 2007
Aix-en-Provence-la-nuit-006.jpg  La Rotonde, à Aix en Provence, a un peu la même fonction que la Place de l'Etoile, à Paris, toute proportion gardée. Elle distribue les boulevards qui vont irriguer la cité thermale, là le boulevard Victor Hugo, qui fait le tour de ville, ici le Boulevard des Belges, qui va vers le Pasino, par le rond-point Anouar El-Sadate, puis le Boulevard de la République et enfin le majestueux Cours Mirabeau, allée royale de la cité provençale. Des écrivains français, un ancien président égyptien assassiné, quelques belges, le regard de Cézanne, voici une Fontaine bien entourée. Edifiée en 1860, dans la furia urbaine du Second Empire, haute de 12 mètres, elle est la dépositaire du credo aixois, l'art et l'eau ! Les sculptures qui ornent la Fontaine sont l'oeuvre de sculpteurs du coin, dont Joseph Marius Ramus, aixois de naissance, qui fut le brillant élève de l'artiste parisien, Jean Pierre Cortot. Ville d'eau, Aix en Provence est parsemée de fontaines, grandes et petites, qui apportent cette touche de fraîcheur bienfaitrice lorsque le solaire été provençal déploie ses atours de feu.
Mais cette nuit là, notre belle fontaine assiste à la singulière rencontre entre un réverbère et la céleste Lune, rendez-vous lumineux ! Avez-vous une question à poser à notre satellite ?

 


par Giraud Thierry publié dans : Villes et campagnes
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Samedi 27 octobre 2007
Baigneur----Asni--res-copie-2.jpg





























Le National Gallery de Londres, un des plus grands musées du monde, concentre  les plus grands chefs d'oeuvre de l'Occident,  notamment les plus grands peintres  de la Renaissance.  Dans ce dédale de pièces décorées  avec des tableaux de maître,  les Baigneurs à Asnières, de Georges Seurat, m'ont particulièrement touché.  Le peintre  parisien, sombre génie, vivant quasiment reclu,  loin du monde des hommes, a déployé durant sa courte vie, des trésors picturaux qui ont fondé l'école dite "pointilliste".  Une quiétude diaphane  illumine son  tableau,  après-midi champêtre au bord de la Seine, où  baigneurs et plaisanciers se délectent  d'une lumineuse journée d'été.
Seurat a été honoré par nos voisins d'outre-atlantique, avec une comédie musicale, Sunday in the park with George, en l'honneur d'un autre célèbre tableau du peintre, Un après-midi sur l'île de la Grande JatteAsnières est devenue célèbre avec son fameux 22, numéro de téléphone demandé par un certain Fernand Raynaud !

 


par Giraud Thierry publié dans : Peinture
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Vendredi 26 octobre 2007
Docteur-Jivago-013-copie-1.JPGDocteur Jivago,  roman historique qui plonge ses ferments dans la Russie révolutionnaire, s'inscrivant dans l'immensité des espaces russes, est le dernier livre de Boris Pasternak, qui, au soir de sa vie, nous livre une oeuvre quasi autobiographique.  Mis à l'index par le régime soviétique, considérant l'auteur comme un « agent de l'Occident capitaliste, anti-communiste et anti-patriotique », l'écrivain fut forcé de décliner le Nobel descerné par la célèbre Académie suédoise, en 1958. Pasternak n'aura jamais l'occasion de voir son livre publié, puisqu'il mourrut en 1960 et qu'il fallut attendre 1988 et la perestroika de Gorbatchev pour que ce monument de la littérature soit éditée sur l'ancienne terre des Tsars ! Mais David Lean rendra hommage à l'artiste moscovite en adaptant somptueusement, au cinéma, la geste pasternakienne, dans son Docteur Jivago. Exaltation de la nature russe, de ces forêts océanes, de ces immensités recouvertes d'un manteau neigeux, espaces infinis où le destin des hommes se jouaient dans le tourbillon révolutionnaire. Il me reste le souvenir de ce regard, intense et profond, de ce désir sourd et servile, de Lara attendant son Docteur Jivago, joué par le bel oriental Omar Sharif,  des yeux de la blonde Julie Christie,  immenses et profonds, métaphore bleutée de la majestueuse Taïga sibérienne. Et puis ...la mélodie de Maurice Jarre, la Chanson de Lara, qui résonne encore dans les espaces immaculés de la Russie éternelle.
Partez avec Lara et Jivago ...

 


par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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Mercredi 24 octobre 2007
Famille-Gortcharkoff-1938.jpg





























Le fleuve paisible ou déchaîné  de la "grande histoire", celle des rois et des princes, des présidents et des conquérants, se nourrit des mille ruisseaux, minces filets insignifiants de destins singuliers qui ne survivent que le temps des mémoires familiales. Des photos jaunies enfermeés dans des boîtes en fer, que l'on exhume lorsque l'on vide un grenier, une cave, un placard. Photographies familiales qui scellent, pour l'éternité, des moments importants, ici une noce, là un baptême, ou tout simplement un repas entre amis.  Debout au dernier rang, ma tante Victorine, toujours en vie, 82 ans, à côté de son père, Pierre Gortchakoff, venu de la lointaine Sibérie, avec deux de ses amis, Paul et Jean, à ses côtés sur la photo. 3 amis russes qui avaient fui les tourments de la Révolution de 1917, pour se réfugier à Marseille, après un bref passage à Salonique. 3 copains qui se sont mariés avec 3 soeurs. Ma grand-mère sur la gauche, Irène Gortchakoff, tenant ma mère sur ses genoux. Mes deux arrières grands-parents,  Linda Munarini et Aderito Grisendi, qui avaient fui la pauvreté de l'Emilie-Romagne pour trouver du travail dans la cité phocéenne, et les deux soeurs de ma grand-mère à leur côté. Et puis les enfants de la fratrie. Paul, Hélène, Henriette, Germaine, Ginette, Alexandre ...
Famille d'étrangers que la France a accueilli en son sein, dans le populaire quartier du Marinier, sur les hauteurs de l'Estaque, entre la belle bleue et les collines du Rove. Famille de déracinés qui ont tout quitté pour un avenir meilleur, qui ont fui la guerre et la misère pour des horizons nouveaux. Aujourd'hui, la mémoire de cette France accueillante me revient lorsque je vois les expulsions d'étrangers qui se généralisent ...et je songe, le temps d'un instant, à ces immigrés italiens, russes, polonais, espagnols, portugais, qui ont fait la France !
Il me revient à l'esprit, la musique du grand Ennio Morricone, Deborah's Theme, lancinante et mélancolique, qui accompagnera Nooddles//De Niro à la recherche de ses souvenirs enfouis dans le vertige du temps.

 

par Giraud Thierry publié dans : Personnel
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