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Mercredi 14 mai 2008




























Robert Rauschenberg ...la future star du foot anglais ? Un candidat recalé de la Star Ac' ?  Le petit ami de Britney ? Non ! Un des géants de l'art américain, qui vient de décéder, aujourd'hui, à l'âge de 82 ans.
Né dans les remous de l'Amérique des années 20, époque où les codes artistiques explosaient littéralement, sous l'effet des dadaïstes et des surréalistes, l'artiste texan va parcourir le vaste monde, de Paris à New-York, en passant par l'Afrique du Nord pour développer son inspiration artistique. S'inspirant de
Dada, il transcendera vite les catégories artistiques,  exploitant les esthétiques transversales avec les collages et les combinaisons, qui feront de lui le pape du Combine painting.

Rauschenberg, comme Jasper John ou Andy Warhol, furent les artistes du nouvel âge consumériste, comme Michel-Ange, Botticelli ou Véronèse furent les princes des l'humanisme. Noyés dans cette société des objets, produits à la chaîne, perdus dans ce nuage médiatique permanent, où les images chassaient les icônes, projetés dans ce monde sécularisé où l'art avait perdu ses prérogratives religieuses, Rauschenberg a décliné sous toutes les formes les potentialités esthétiques de notre société de consommation, combinant, l'unique et le commun, le sacré et le séculier, le sublime au  laid, conjugaisons improbables et surprenantes qui s'épuisaient souvent dans la parodie de nos us et coutumes consuméristes !
L'art contemporain surfe souvent sur des effets de mode qui ne me conviennent guère, et j'ai déjà souligné mon agacement face aux Mickey peroxydés d'un
Jeff Koons, à des nus aux jambes écorchées qui descendent la Canebière ou à des serpières qui servent de viatique à la création artistique ... Si l'art a épuisé l'objet pour se résumer dans l'intention et dans la démarche, il n'en reste pas moins que certains artistes sont aussi doués dans la peinture que moi dans la broderie, et qu'ils tiennent souvent leur succès par un épais carnet d'adresses, qui va du galeriste, ami de la famille, au mécène naïf en quête de distinction.
Rien de tout ça chez Robert Rauschenberg, qui se singularisait du tout venant par la diversité de son oeuvre, l'originalité de ses sujets, et les magnifiques compositions chromatiques et combinaisons aléatoires qui peuplent sa stupéfiante carrière créative !

Avant de faire un petit tour dans la BMW de Rauschenberg, testez-vous sur vos connaissances de l'art au XXeme siècle, en répondant à ce
QUIZZ.













par Tietie007 publié dans : Peinture
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Dimanche 11 mai 2008
Certaines idoles ne meurent jamais. Jimmy Dean, 50 ans après sa mort, est toujours présent, l'esprit d'Elvis, The King, rôde toujours autour de Graceland, sa dernière demeure, les rythmes de Bob Marley, décédé ce 11 mai 1981, trotte toujours dans nos têtes. Curieusement, j'ai l'impression que le prince du reggae est encore plus vivant, aujourd'hui, que hier. Je suis toujours étonné d'entendre des adolescents fredonner "Wake up, stand up, wake up for your rights, wake up, stand up, don't give up the fight !", comme si l'homme au dreadlock, mort si jeune, à 36 ans, restait encore présent parmi nous !
Robert Marley, né le 6 février 1945, d'une mère noire et d'un père blanc, d'origine anglaise, subira, dans son enfance, l'opprobe relative au métis, rejeté, souvent, par leurs deux belles-familles. Parti de sa campagne misérable pour la capitale, Kingston, Bob échouera dans le ghetto de Trenchtown, où, avec Bunny Wailer et Peter Tosh, deux vagabonds comme lui, il commencera à pousser la chansonnette imitant les bluesmen américains.
En 1963, avec ces deux comparses, il crée le groupe The Wailing Wailers (Les gémisseurs gémissants), mais c'est surtout sa découverte du mouvement Rastafari, qui changera sa vie.  Mi-religion, mi-philosphie, guidé par le jamaïcain
Marcus Garvey,  s'inspirant du Négus éthiopien Hailé Sélassié, le rastafarisme essaiera de redonner sa dignité au peuple noir et aux damnés de la Terre et Bob en deviendra l'étendard le plus célèbre !
 Après des années de galère musicale, entre des producteurs véreux et des compagnons de chants incertains, le fustur Rastaman va connaître le succès à Londres, en 1975, où il enregistrera son titre culte "No Woman no cry". Echappant à une tentative d'assassinat en 1976, à Kingston, le vagabond céleste comme aurait dit Kerouac, sponsorisé par
OCB, reprit le chemin de l'exil, vers Londres, dans un nuage chanvré ! 5 ans plus tard, un cancer généralisé l'emportera.
Au-delà du personnage, qui brûla la vie par les deux bouts, s'adonnant à des excès en tout genre, il restera ce visage christique et cette voix, quasi gutturale, éraillée par l'alcool et le cannabis, qui portera l'histoire de ce peuple des ghettos de Kingston.
Bob, tu es vraiment devenu une icône, même les Playmobils te vénèrent ! Avant de mirer cette vidéo à l'hommage du célèbre rastaman, testez-vous sur vos connaissances sur les Caraïbes en répondant à ce
QUIZZ !


par Tietie007 publié dans : Personnalité
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Mardi 6 mai 2008
 






























Me voilà en charmante compagnie, à côté de Diane de Poitiers, réprésentée dans son bain par François Clouet, un jour d'été 2007, au Louvre.  Si j'avais entr'aperçu les célèbres collections du célèbre musée, en juillet 1986, alors que je revenais de la lointaine Russie, après un périple Kiev-Moscou-Saint Petersbourg, je n'avais jamais pu apprécier le Grand Louvre, lancé par ce grand bâtisseur que fut Mitterrand, avec sa pyramide de verre, idée géniale de l'architecte américano-chinois Pei, savant alliage entre le mystère égyptien et le raffinement asiatique !
Le Louvre, encadré par la Seine et la Rue de Rivoli, fut une création de la France révolutionnaire, puisque c'est le 6 mai 1791, alors que la guerre pointait à l'horizon, que le musée fut officiellement lancé. Diffuser la culture, éduquer le peuple, était une des priorités de cette Révolution, malgré tous les périls qui la menaçait, notamment la vindicte belliqueuse des monarchies européennes.
Musée le plus visité au monde, avec 8,3 millions de visiteurs, en 2006, la vénérable institution ne peut se parcourir en un seul jour, les 60 000 m2 dédiés aux diverses collections étant bien trop vastes pour notre modeste bipédie ! J'avais bien aimé la Galerie Marly, anciennement Ministère des Finances, déplacé à Bercy, et qui expose, aujourd'hui, de nombreuses créations marmoréennes. La célèbre Joconde m'a presque posé un lapin, puisque devant l'affluence, cosmopolitement moutonnière, mirant le sourire le plus célèbre au monde, je ne pus vraiment m'approcher de la belle italienne, qui suscitait tant de convoitise !
Une journée qui fut donc harassante, pour les jambes, mais légère, pour l'esprit et les sens !
Je peux juste regretter que le budget musée, à Paris, reviennent fort cher, et que dans un pays comme la France, qui vante sa politique éducative, l'accès à la culture soit si onéreux ...On pourrait prendre de la graine en copiant la gratuité des musées londoniens. La libérale perfide Albion, si critiquée, en France, pour son modèle peu social, rendrait donc la culture plus accessible que notre République, grande donneuse de leçons ?
Avant de mirer Mona Lisa, dans tous ses états, testez-vous sur vos connaissanes sur les musées dans le monde, en répondant à ce QUIZZ
.


par Tietie007 publié dans : Peinture
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