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Mercredi 30 avril 2008




































Il y a 205 ans exactement, le 30 avril 1803, Bonaparte, qui avait besoin de quelques menues monnaies pour financer sa guerre contre l'Angleterre, vendait la Louisiane, pour 15 millions de $ à Thomas Jefferson ! Un immense territoire pour une bouchée de pain ! Les Etats- Unis doublaient d'un coup leur superficie  et la France abandonnait, définitivement, le Nouveau Monde ! Mais notre auguste Consul comme ses royaux prédecesseurs, n'ont guère pensé à nos chères têtes blondes qui allaient, plus tard, user leur falzard, sur les bancs de l'école, essayant de comprendre les différences entre le present perfect et le preterit   ou en s'évertuant à mémoriser le singulier vocabulaire anglais, avec ces postpositions qui de up en down ou de off en away, feront tourner les jeunes froggies en bourrique !
Et oui, il fut un temps où la langue internationale était le français et où Molière supplantait Shakespeare, en Amérique du Nord !  Le sieur René Robert Cavelier da la Salle,  un intrépide explorateur hexagonal, avait parcouru la région des Grands Lacs, entre les Etats-Unis et le Canada, en 1667, navigué sur le Mississippi jusqu'à l'embouchure du Golfe du Mexique, en 1682, et avait prit possession de millions de km2 de terres vierges, au nom de son maître, le roi Louis XIV, reléguant les "rosbeefs" à une mince bande littorale.
Mais déjà, la puissance maritime anglaise, véritable régime thalassocratique, s'étendait sur les océans,  et allait supplanter, progressivement, la puissance terrienne de la France bourbonnaise, dans les lointaines Amériques. Le Traité de Paris
, en 1763, porta un coup fatal aux possessions françaises au Canada et le long du Mississippi, ancrant définitivement les futurs Etats-Unis d'Amérique dans la sphère anglo-saxonne, annonçant la future suprématie de la langue anglaise et le déclin de la francophonie. Seuls le Québec  et quelques cajuns, dans les bayous de la Nouvelle-Orléans, sont toujours là pour nous rappeler cette antique domination qui fut bien éphémère et que nous payons, aujourd'hui, en récitant la longue liste des verbes irréguliers anglais ! Mais si la préeminence d'un langage reflète la suprématie d'une aire économico-culturelle, le 21 eme siècle pourrait bien être chinois !
Voguez au fil du Mississippi, en répondant à ce
QUIZZ, et en allant avec Eddy, Sur la route de Memphis !







par Tietie007 publié dans : Histoire
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Vendredi 25 avril 2008





Tony Blair, l'ancien premier ministre du Royaume-Uni, le golden boy de la Tamise, le modernisateur du travaillisme à l'anglaise, qui ferait apparaître Sarkoléon comme un gauchiste échevelé, vient d'être attrapé, dans le train Londres-Heathrow, par un contrôleur consciencieux, sans billet ! Pourtant, depuis son départ, ce n'est pas les euros qui manquent au beau Tony, puisque celui-ci a récupéré, depuis 2007, en donnant des conférences contre des espèces sonnantes et trébuchantes, en petites coupures usagées, près de 620 000 euros ...Certes, si je me rappelle bien, le trajet reliant la capitale anglaise et l'aéroport londonien n'est pas donné, environ 30 euros, mais de là à resquiller tel un vulgaire blaireau, et à s'affranchir du ferroviaire ticket ... Malheureusement, l'ancien pensionnaire de Downing Street semble faire, lui aussi, comme sienne, la devise sarkozyenne :
"Faites ce que je dis, pas ce que je fais"
 Nos hommes politiques, habitués à vivre aux frais de la princesse, perdent l'habitude de payer de leur poche, puisqu'ils se déplacent et se restaurent gratuitement, prenant des mauvaises habitudes. Les billets verts disparaissent  de leur environnement, les prix deviennent des éléments décoratifs, étranges chiffres cabalistiques bien mystérieux, la vie chère un letimotiv sans consistance, l'argent quelque chose de vil et prosaïque, unique préoccupation du bon peuple ! Tony a donc des circonstances atténuantes ! 10 ans au 10 Downing Street
, avec un loyer inexistant, à rouler en Jaguar et à manger du caviar gratos ... vous pensez bien que sortir du blé pour payer un modique trajet, c'était pas gagné ! Lecteur peu assidu des étiquettes sur les étals londoniens, ça faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas vu une livre ... Pauvre homme ...
Lui le chantre du libéralisme social, qui a approuvé la privatisation des chemins de fer anglais, qui a fait de Londres une des villes les plus chères du monde, a peut-être trouvé que le prix du billet était un peu cher pour un transport de si mauvaise qualité et que foi de tennisman, il ne cèderait pas à ce véritable racket organisé ! Et puis il est né sous une bonne étoile, il  avait peu de chance d'être coincé pour un si court trajet ... et bien raté ... Heureusement que tout se finit bien pour notre auguste resquilleur, puisque le contrôleur, magnanime, a considéré que Sir Tony pouvait voyager gratuitement ...J'ai vraiment l'impression que certains politiques nous prennent vraiment pour des blaireaux ! That's all folks !
Avant d'écouter siffler le train avec Richard Anthony et sa coupe blairienne, testez vos connaissances sur le monde ferroviaire en répondant à ce QUIZZ
.



par Tietie007 publié dans : Humour
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Samedi 19 avril 2008

 








Cela fait 3 ans que Benoît XVI a été élu, le 19 avril 2005. Or, son élection me rappelle notre voyage en Toscane, puisque le jour de son élection, nous roulions en bus, dans la campagne italienne, d'où montait l'écho sourd des carillons fêtant la fumée blanche vaticane ! Ce voyage sur les traces des Médicis avait pourtant bien mal commencé, avec une voiture qui rendit l'âme juste après Gênes ! Mais les assurances, heureusement, servent parfois à quelque chose, et une voiture de location nous fut allouée pour continuer notre périple. Notre lieu de villégiature, la Casa Cares, en pleine campagne Toscane, près de la commune de Pietrapiana, au sommet d'un mamelon verdoyant, est une ancienne villae  rachetée et restaurée par un sympathique couple américano-suisse, adepte de l'église vaudoise. De la bibliothèque, nous avions vraiment une vue superbe sur la vallée, digne d'une image d'Epinal avec les champs d'oliviers et les fiers cyprés qui moutonnaient le paysage !
Avant de visiter la cité de Michel-Ange, nous avions profité de la voiture de location pour parcourir la vallée du Chianti, itinéraire vallonné  entre les vignes de sangiovese et les villages perchés. Sienne et sa magnifique Piazza del Campo, aux courbes voluptueuses et son majestueux Palazzo Publico, San Gimignano et sa médiévale Collégiale où des diables rieurs et fourchus font subir les pires supplices à des tonsurés bien dodus !
Obligé de rendre la voiture après ce périple dominical, nous avions la chance qu'un autobus, tous les matins, passait devant notre champêtre demeure pour nous amener à la gare de Sant'Ellero, petit village à une vingtaine de kilomètres de Florence. Un demi-heure plus tard, nous voici au centre de la capitale toscane dont nous allons parcourir inlassablement les rues, pendant 5 jours.
La ballade le long de l'Arno, vers le Ponte Vecchio
est un vrai délice. Arrivé au célèbre pont, sur la droite, la Galerie des Offices, où les statues des génies toscans, Dante, Léonard, Michel-Ange,  vous toisent de leurs figures marmoréennes. La file d'attente pour avoir accès au célèbre musée est impressionnante, et il nous faudra plus de 5 heures pour rentrer dans le prestigieux édifice et y mirer les chefs d'oeuvre de la Renaissance, du Couronnement de la Vierge de Lorenzo Monaco au fameux Tendo sur la Tête Méduse du Caravage, en passant par la sfumata Annonciation de Léonard et l'élégant Printemps de Botticelli, sans oublier la sculpturale Sainte Famille de Michel Ange, un pur bonheur pour les admirateurs de la Renaissance italienne ! Mais n'oubliez pas, si la Galerie vous intéresse, par pitié, réservez votre place, cela vous évitera des heures d'attente !
La Piazza de la Signoria
, jouxtant les Offices, voit le Persée de Cellini, tendre la tête tranchée de Méduse au divin Neptune, qui trône à côté de Cosme Ier, sur une océane fontaine.
Avant d'écouter les cloches sonner pour Anita Ward, testez-vous sur Florence en répondant à ce
QUIZZ.


par Tietie007 publié dans : Personnel
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Mercredi 16 avril 2008
                             























Que de fois, en allant en Espagne, en Extremadura, dans le village de Hervàs, nous croisions la médiévale silhouette de la cité de Carcassonne, majestueuse et mystérieuse. Nous nous sommes donc décidés à visiter la célèbre forteresse et ses alentours. Chemin faisant, l'abbaye cistercienne de Fontfroide
, près de
Narbonne
, s'offrait à nous, avec son élégant cloître qui dut sa pérennité au sieur Gustave Fayet, riche négociant qui racheta l'édifice abandonné au début du XXeme siècle et le restaura. Nous logions dans la cité de Carcassonne
, rue du Grand Puit, près du château comtal. Comme toutes les forteresses de la région, qui gardaient l'antique frontière entre la France et l'Aragon, le Traité des Pyrénées, en 1659, qui intégra le Roussillon à l'hexagone, fit perdre l'intérêt stratégique de ces citadelles fortifiées, qui tombèrent dans un sommeil séculaire. Il fallut l'action énergique d'un Viollet le Duc, admirateur du Moyen-âge, pour restaurer ce patrimoine unique, tombé dans l'oubli. Carcassonne garde un charme unique, malgré l'invasion des marchands du temple, qui ont quelque peu défiguré la vieille dame, exemple d'un aménagement touristique mal maîtrisé.
Mais notre coup de foudre fut pour la bucolique haute-vallée de l'Aude, dans les Corbières
, sur la trace des forteresses cathares. Rennes-les-Bains, paisible village baigné par les eaux limpides de la Sals s'ouvre sur un petit paradis perdu, entre les gasconnes qui paissent dans les prés verdoyants et les antiques châteaux qui peuplent les hauteurs calcaires. Peyrepertuse (la photo) et Quéribus, deux altières forteresses, sur leurs pitons rocheux, qui s'élèvent vers les cieux, antiques sentinelles de pierres, témoins silencieux du drame cathare, qui furent les derniers refuges des hérétiques albigeois. Le panorama, sur ces hauteurs venteuses, est époustouflant,  embrassant la Mer méditerranée et les cîmes pyrénéennes enneigées. Un petit détour par Cucugnan, rendu célèbre par Alphonse Daudet et son fameux curé, un passage dans les abyssales Gorges de Galamus et nous voilà rentrés dans notre chambre d'hôtes.
Quittant la forteresse audoise, nous nous dirigeons vers Albi la rouge. Une étape "cassoulet", à Villepinte, pour l'estomac, et à Montolieu
, village de bouquinistes, pour l'esprit, et nous voilà à Albi. La cité rouge qui fut la capitale de l'hérésie cathare, au XIIeme siècle, qui entraîna les foudres de l'Eglise, la création de l'Inquisition et la croisade contre les albigeois, sous la houlette du terrible Simon de Montfort, se distingue par la cathédrale Sainte Cécile, forteresse religieuse à la silhouette militaire, qui se distingue, à l'intérieur, par ses fresques bibliques, qui sont d'origine, et par son  magnifique jubé. De notre Villa Mandarine, nous profitons de la douceur albigeoise, visitant le musée
Toulouse-Lautrec
, l'admirateur de la Goulue, à Montmartre, étant originaire de la cité tarnaise. Par des chemins vallonnés, entre les vignobles de Gaillac et le jaune lumineux des champs de colza, nous visitions la médiévale Cordes sur Ciel, perchée sur son promontoire, village d'artisans où je craque pour un Laguiole couleur ébène chez un coutelier.
Nous rentrons au bercail par Millau et son impressionnant viaduc
puis parcourons les belles gorges du Tarn et la région des Causses. Au bas du Mont Aigoual nous nous permettons de goûter de la confiture de Gratte-cul et d'acheter un vin des cévennes avant de rentrer au bercail.
Avant d'humer les  fragrances d'un Cassoulet  Saupiquet,  testez vos connaissances sur le département de l'Aude , en répondant à ce QUIZZ
.


par Tietie007 publié dans : Personnel
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Mercredi 9 avril 2008
  54% des ménages européens, en 2007, ont une connection internet dont 42% ont accès au haut débit. Cette révolution communicationnelle est comparable à l'invention de l'imprimerie par Gutenberg, au milieu du XVeme siècle, qui accéléra l'accès au savoir, renvoyant les moines copistes au rayon des antiquités ! La révolution industrielle trois siècles plus tard, a donc commencé dans un atelier de Mayence.
Nouveau support interactif, Internet modifie profondément la manière de communiquer. A la verticalité des médias de masse qui délivrent leurs informations de leur empyrée virtuelle, internet y substitue l'horizontalité des réseaux, favorisant l'inter-activité et l'échange. Bref, les médias se démocratisent, et la Toile permet à la créativité de chacun de s'exprimer sans passer par des filtres officiels ! C'est le cas de l'édition musicale, mise à mal par le peer-to-peer et  la mise en ligne de musique faite chez soi, mais aussi de la filière video, exploitée par des sites tels You tube ou Dailymotion qui connaissent un succès grandissant. N'oublions pas, non plus, la blogsophère dont nous sommes des intervenants réguliers, qui fait de chaque internaute un écrivain ou un journaliste en puissance. D'ailleurs, la filière information est en plein mutation, les grands quotidiens de la presse politique et générale connaissant une crise sans précédent !
L'internaute, de spectateur,  est devenu un acteur du média, une sorte de dieu lare
, faisant et défaisant des mondes, créant des réseaux de connaissances, consommant et rencontrant, accèdant à toutes sortes d'informations en un seul clic ! Il est vrai qu'il est bien loin, le temps où l'ENIAC, calculateur le plus rapide du monde en 1946, pesait 30 tonnes et occupait 72 m2 ! Du PDP 8, premier micro-ordinateur, en 1966, qui ressemblait à une armoire respectable, au Commodore PET, sorti en même temps que le premier Apple, en 1977, la micro-informatique a fait des pas de géant et la Loi de Moore, qui prédisait une croissance exponentielle du perfectionnement des ordinateurs, depuis 1965, s'est bien vérifiée !
La miniaturisation et la puissance permettent d'envisager un futur en perpétuel mouvement, avec des applications insoupçonnées qui vont mettre certains opus de science-fiction au rencart, ouvrant des perspectives dans tous les domaines de la vie humaine, de la domotique à la santé ! Mais on peut se demander si l'homme pourra toujours chevaucher cette puissance toujours plus grande, si la course prométhéenne vers une omniscience céleste ne se retournera pas contre nous et, si le syndrome de Hal, l'ordinateur qui prenait le pouvoir dans 2001 l'Odyssée de l'espace
, ne nous guette pas ... Science sans conscience ...
En tout cas, si vous allez à Paris, n'hésitez pas à aller visiter le Musée de l'Informatique
, à l'Arche de la Défense, cimetière de circuits intégrés et de vieilles toquantes qui ont fait rêver tant de générations et qui vous permettra de ne pas confondre le mulot avec la souris !
Avant de mirer ce chat qui a bien du mal, avec cette souris, mais qui m'a l'air plus doué que
Chirac, avec le mulot, testez vos connaissances sur l'histoire de l'informatique en répondant à ce QUIZZ.


par Tietie007 publié dans : Actualité
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