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Lundi 31 mars 2008
































Le 31 mars 1889, lors de l'Exposition universelle, la Tour Eiffel est présentée au public parisien. Gustave Eiffel avait participé à un concours initié par la République, pour le centième anniversaire de la Révolution Française, et voici que son projet de Tour, qui symbolisait à merveille la Révolution Industrielle triomphante, haut de ses 318 mètres, avait été choisi. Ce Léviathan de fer et d'acier avait provoqué des protestations unanimes de certains parisiens qui voyaient dans cet édifice une mauvaise plaisanterie !
Voici l'introduction d'une lettre envoyé à Monsieur Alphand, directeur de l'Exposition, et publié dans le journal Le Temps le 4 février 1887 et signée, entre autres par Honoré de Balzac et Guy de Maupassant
:

Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté jusqu'ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l'art et de l'histoire française menacés, contre l'érection, en plein cœur de notre capitale, de l'inutile et monstrueuse tour Eiffel que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d'esprit de justice a déjà baptisée du nom de Tour de Babel.

Cette verrue ferreuse, ce phallus d'acier, allait donc être la honte de la République, le signe de la folie des hommes, pauvres Prométhée
voulant défier les cieux, Icare républicain s'élançant vers le disque solaire, pour consacrer la toute puissance du génie humain face à cette nature qui se devait d'être soumise !
Mais cette moderne Tour de Babel
, la plus haute du monde, à son époque, (détrôné par le Chrysler Building et ses 319 mètres, en 1930) va connaître un succès populaire immédiat !
Aujourd'hui, la vieille dame d'acier est devenue l'étendard de Paris, foulée par plus de 6 millions de visiteurs, tous les ans, une géniale idée marketing, associant à jamais un édifice à une ville ! Vous pouvez d'ailleurs visiter le beau site du chasseur d'orages
qui a pris cette photo.
Je m'en vais donc demain visiter un édifice bien moins haut que l'auguste Tour, le vénérable Campanile de Saint Marc
, avec ses 97 mètres, qui servit à Galilée pour ses expériences physiques.

Avant de chanter avec Davey, devant la Tour Eiffel, testez vos connaissances sur les monuments dans le monde en répondant à ce QUIZZ
.


par Tietie007 publié dans : Histoire
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Vendredi 28 mars 2008
0077-1.jpg





























Lundi soir, je serai dans un bus, avec mes élèves, roulant vers Venise. Mes relations avec la Sérénissime ne date pas d'aujourd'hui. Déjà, au printemps 1988, alors que j'étais étudiant en sciences politiques, j'étais parti avec 3 amis, avec ma vieille Ford Fiesta, vers l'impériale Budapest. Chemin faisant, nous avions fait un petit détour par la Cité des Doges. La belle italienne s'était alors parée d'un manteau de brume, véritable purée de pois, qui nous avait obligé à nous arrêter dans un champ incertain, pour passer la nuit. Un paysan vénitien nous avait gentillement réveillé, au petit matin, accompagné d'une "Marguerite" transalpine. Les esprits pleins d'horizons lointains et les poches vides, nous avions juste passé trois heures dans cette Venise matinale, le prix du parking nous ayant effrayé ! Notre périple avait repris alors son cours, l'Autriche, le lac Balaton, Budapest, Bratislava, Prague ...à cette époque communiste, nous, étudiants français, avec quelques francs, nous étions riches et nous mangions tous les soirs au restaurant !
Seize ans plus tard, en février 2004, sur un coup de tête, nous nous étions décidés à partir vers les rivages de l'Adriatique. Nice, Menton, puis un crochet vers Milan avant de rouler, tambour battant, vers Vérone et Venise. Le ciel était bas et lourd, des flocons de neige voletaient dans le sillage coréen de notre Daewoo, et, à Mestre, nous nous étions arrêtés à une bicoque qui faisait office de maison du tourisme. Juste après le carnaval, Venise regorge de disponibilités, et nous avions trouvé facilement une chambre à l'Auberge
Albergo Doni, près du quai San Zaccaria à un souffle du Pont des soupirs. Le lendemain, la Sérinissime brumeuse, couverte d'un manteau blanc, murmurait un adagietto floconneux Passé le Rialto, nous étions entrés dans l'Eglise des Frari, où, rythmée par quelques chants grégoriens venus du fond des âges, l'émotion nous avait étreint, face à l'Assomption du Titien.
Avant d'écouter Art of Noise, répondez à ce
QUIZZ sur l'histoire de Venise.


par Tietie007 publié dans : Personnel
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Lundi 24 mars 2008
daniel-cohn-bendit.jpg Le 22 mars 1968, à la faculté de Nanterre, une centaine d'étudiants occupe le dernier étage de la plus haute tour du campus. Cette fac de lettres et de sciences humaines est récente, elle a été ouverte en 1964, près de la Défense, pour désengorger la Sorbonne. Pourquoi ce sit-in pacifique ? Les étudiants veulent surtout que cessent ce cloisonnement des sexes, les filles étant séparées des garçons, chacun ayant son bâtiment à part ! N'oublions pas que nous sommes sous le magistère du sévère Général de Gaulle et que les bonnes moeurs doivent guider la propédeutique de nos chères têtes blondes ! Evidemment, se greffe dessus cette poussée hormonale bien naturelle, des aspirations plus générales. Les années 60 sont aussi l'émergence de cette culture jeune qui du déhanchement d'Elvis aux 4 garçons dans le vent, de Salut les copains à la Vespa, de James Dean à Bebel, revendique son propre mode de vie dépoussiérant les vieilles antiennes de grand-papa ! Sujet et non plus objet, la jeunesse des sixties veut rompre les chaînes de la bienséance gaullienne pour suivre l'éros marcusien qui s'incarnera dans le slogan "Faites l'amour pas la guerre" !
Deux trublions chevelus mènent la révolte, Daniel Cohn-Bendit et Alain Geismar. Ce
Mouvement du 22 mars va comme la pierre qui roule, fédérer de plus en plus d'étudiants qui veulent briser le carcan moral dans lequel ils sont plongés ! Le 3 mai, le doyen de la Faculté, Pierre Grappin ferme la fac, ce qui n'empêchera pas les étudiants d'investir le pavé parisien ...Mai 68 pouvait commencer et faire trembler le pouvoir gaulliste !
Ceux qui remettent en cause, aujourd'hui, les valeurs de 68, ferait bien de balayer devant leur porte, je pense à un petit bonhomme, un peu excité, qui bénéficie, lui aussi, des avancées sociétales d'il y a 40 ans ... à l'époque, il n'aurait pu changer de femmes aussi souvent ...

Répondez à ce QUIZZ
sur les années 60 et mirez cette bande-annonce d'un de mes films préférés, qui résume bien l'esprit des sixties !


par Tietie007 publié dans : Histoire
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Vendredi 21 mars 2008

Le 31 juillet 1944, Antoine Saint Exupéry s'envole pour sa 9eme mission, de Corse, dans son P38 Lightning. Sa mission est de survoler Grenoble et Annecy pour une mission de renseignement. L'auteur du Petit Prince ne sait pas qu' il aura rendez-vous avec son destin, fauché par les balles d'un Me.109. Il avait 44 ans et ne fut jamais retrouvé.  Il aura fallu attendre 64 ans pour résoudre le mystère de ce dernier envol, pour percer à jour les dernières minutes de cet Icare des temps modernes.
Déjà, en 1998, un pêcheur marseillais avait repêché une pièce de P-38 et surtout une gourmette au nom de l'aviateur ! Mais cette semaine, un ancien as de la Luftwaffe, Horst Rippert, 88 ans, est sorti de l'ombre pour avouer qu'il avait été la main du destin fatale à l'écrivain.
"Cela s'est passé près de Toulon", a raconté l'ancien pilote allemand, samedi dans un entretien à l'AFP.
"Il volait au dessous de moi alors que j'effectuais une mission de reconnaissance au-dessus de la mer. J'ai vu les cocardes et j'ai viré de bord pour me placer derrière lui et je l'ai abattu",
"Si j'avais su que c'était Saint-Exupéry, je ne l'aurais jamais abattu", a-t-il affirmé à l'AFP, ajoutant qu'il s'agissait d'un de ses auteurs favoris.
Curieusement, Horst Rippert était le frère aîné du chanteur allemand Yvan Rebroff, décédé il y a peu, comme quoi, le monde est petit !
Fasciné, très jeune, par les avions, Saint Ex sera habité toute sa vie par le monde des nuages. Refusé par l'armée de l'Air, il participera à la grande aventure de l'Aéropostale, avec Jean Mermoz et Guillaumet, dans les années 20-30, dans les lointaines contrées africaines et sud-américaines. Du manche à la plume, des nuages à la feuille blanche, il n'y aura qu'un pas. Courrier du sud, Vol de Nuit, Terre des Hommes, Pilote de guerre, le lyonnais planera sur l'imaginaire des hommes comme il avait dominé les cieux. Sa passion aérienne, l'habitera toujours. Malgré la disparition de son ami Jean Mermoz dans les immensités océaniques, l'amour de sa femme, Consuelo, une argentine épousée en 1931, Saint Ex décide de rejoindre la Terre de Feu en partant de New York, en 1938. Son avion s'écrasera au Guatemala et il restera plusieurs jours dans le coma, passant tout près de la mort.
Conscient du péril fasciste puisqu'il avait un temps été correspondant en Espagne durant la guerre civile, puis dans l'allemagne nazi, il reprend du service lorsque la guerre éclate, en septembre 1939. Trop vieux pour combattre, il est chargé de la formation des jeunes pilotes. Mais la débâcle et l'armistice en juin 40, le décide à rejoindre le Nouveau-Monde. De Lisbonne, avec le cinéaste Jean Renoir il rejoint New York. En ces temps tragiques où la fureur des hommes se déchaînent, Saint Ex se réfugie dans le monde merveilleux des enfants, comme si la poésie pouvait conjurer l'écho lointain de la guerre. Ce sera Le Petit Prince, icône enfantine qui rencontrera dans son périple céleste, des personnages bien curieux, dont le fameux mouton, que l'auteur s'évertua à dessiner.
Mais le monde imaginaire ne peut épuiser son besoin d'action, et l'écrivain arrive, à force de persévérance, à se faire réintégrer dans l'active. Il rejoint en Corse, un groupe de reconnaissance, et malgré les prévenances de ses supérieurs, il enchaine les missions. Le 31 juillet il s'envole pour sa dernière mission. Entre Toulon et Marseille il n'aura pas vu l'oiseau sombre qui fondra sur lui, l'envoyant rejoindre ses amis Mermoz et Guillaumet, dans l'éternité de ce monde imaginaire qui fut le sien, entre le Petit Prince et les nuages qui peuplèrent si souvent son quotidien.

Avant de regarder ce Petit Prince essayer de jouer avec un petit bélier et rentrer dans sa masure, boudeur, essayez de vous tester sur l'histoire de l'aviation en répondant à ce QUIZZ.

 

 

 

par Tietie007 publié dans : Personnalité
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Lundi 17 mars 2008
Tibet.jpg





























Les manifestations anti-chinoises qui ont commencé dès le 10 mars à Lhassa et dans plusieurs villes du Tibet, ont été fortement réprimées par l'armée chinoise, qui a fait plusieurs centaines de morts parmi les manifestants, dans une indifférence quasi-générale. Le géant chinois, qui s'apprête à organiser les Jeux Olympiques de Pékin, bénéficie d'une mansuétude intéressée, de la part des occidentaux. La perspective de produire, à bas prix, en Chine, et de pouvoir vendre ses produits à ce qui sera bientôt le plus grand marché du monde, a tendance à provoquer une méchante myopie chez les dirigeants mondiaux.
Pourtant, le Tibet fut un territoire indépendant,  géré de 1642 à 1949, par les Dalaï Lamas, autorité spirituelle puis politique, et les gouvernements tibétains. En 1949, le marxiste-léniniste Mao Tsé Toung, prit le pouvoir à Pékin. Niant la spécificité du Tibet, il envoya des troupes sur le toit du monde pour libérer le peuple tibétain d'une soi-disante présence étrangère qui n'existait, bien sûr, que dans l'imaginaire de l'Empereur rouge. Le 14eme Dalaï Lama, Tenzin Gyatso, réincarnation du premier Lama, Gedun Drub (1391-1474), fut obligé de fuir ses chères montagnes, en 1959, il s'exilera en Inde.
Depuis lors, des révoltes régulières enflamment le toit du monde, durement réprimées par l'armée chinoise. L'ONU a plusieurs fois stigmatisé la Chine, sur sa politique  tibétaine, accusé, notamment de siniser le Tibet. Selon le gouvernement tibétain en exil, plus de 6 000 temples ont été détruits, des dizaines de milliers de moines et plus de un million de tibétains ont été tués, depuis 50 ans, au nom de la glorieuse révolution chinoise.
Pays méconnu et mystérieux, olympe céleste nimbé de nuages altiers, le Tibet a alimenté bien des fantasmes occidentaux, de Tintin au Tibet, d'Hergé, avec son mythique Yéti, sorti en 1960, aux expéditions de l'himalayiste de Reinhold Meissner. Mais au-delà du folklore, le 14eme Dalaï Lama poursuit inlassablement son combat solitaire pour pérenniser la culture tibétaine et réclamer la fin de l'occupation chinoise. Sur le toit du monde, l'écho désespéré du peuple tibétain, résonne parmi les cîmes immaculées.
Avant de regarder cette parodie de Cliffhanger et de Sylvester Stallone par Jim Carey, testez-vous sur vos connaissances des montagnes en répondant à ce QUIZZ.



par Tietie007 publié dans : Actualité
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