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Mercredi 28 février 2007
L'empereur Théodose, né en 347 ap JC en Espagne. Arrivé à la dignité suprême, il s'installa à Constantinople, où l'on peut toujours admiré, sa colonne, sur la place de l'hippodrome. L'empereur va alors publier un édit, le 28 février 380, faisant du catholicisme, la religion d'Etat, luttant contre l'arianisme, hérésie à la mode !
"Tous les peuples doivent se rallier à la foi transmise aux Romains par l’apôtre Pierre, celle que reconnaissent Damase et Pierre d'Alexandrie, c’est-à-dire la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit."
La Sainte Trinité reniée par les ariens étaient réaffirmées. La religion catholique allait définitivement façonner l'histoire européenne.
En 394, pour lutter contre le paganisme, il mit aussi fin aux Jeux Olympiques, manifestation millénaire, initiée dès 776 av.JC.
par Giraud Thierry publié dans : Histoire
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Mardi 27 février 2007

 Le 27 février 1933, deux mois après l'accession au pouvoir d'Hitler, le Reichstag, le parlement allemand s'enflamme. Un communiste néerlandais, Marinus van der Lubbe est arrêté sur place, ce qui est assez curieux, il est immédiatement accusé d'être l'auteur de cet incendie, probablement téléguidée par les sbires de Goering ! Evidemment, les nazis vont instrumentaliser l'événement pour interdire le parti communiste allemand, accusé de complot contre l'Etat !

Dès le lendemain, le vieux Président Hindenburg signe un décret présidentiel "pour la protection du peuple et de l'Etat", suspendant toutes les libertés. Dans la foulée, 4 000 communistes allemands sont arrêtés, notamment, le 3 mars, le secrétaire général du KPD, Ernst Thälmann.

La dictature nazie est en marche !

Cliquez ici pour voir des images d'archive.

par Giraud Thierry publié dans : Histoire
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Lundi 26 février 2007

 La polémique est à nouveau relancée par la sortie d'un livre d'Emmanuel Faye, "Heiddeger, l'introduction du nazisme dans la philosophie". Il y a 20 ans, déjà, Victor Farias, dans son livre Heidegger et le nazisme, soulignait l'allégeance du philosophe allemand à l'hitlérisme. Martin Heidegger a été élu par ses pairs, recteur de l'Académie de Fribourg, le 21 avril 1933, poste qu'il occupera un an, puisqu'il démissionera le 24 avril 1934. Par la suite, il aurait gardé un silence de 10 ans, en butte aux tracasseries du régime, c'est la version officielle que le philosophe donnera, après la guerre. François Fédier, dépositaire de la pensée heideggérienne en France et représentant officiel du philosophe allemand dans l'hexagone, parle de "collaboration de circonstance", un accident dans le parcours du penseur. Tel n'est pas l'opinion d'Emmanuel Faye. Hier, dans l'émission de Jean Pierre Elkabach, Bibliothèque Médicis, sur la Chaîne Parlementaire, les deux hommes ont croisé le fer, et force est de constater que les éléments à charge, contre Heidegger, semble sans appel ! Les cours que le philosophe allemand a délivré dans les années 30, récemment édités, sont truffés d'allégeance au nazisme et de propos tendancieux pour ne pas dire scandaleux !  Un historien présent sur le plateau, spécialiste de l'allemagne, Mr Husson, n'a fait que confirmer la compromission d'Heidegger avec le régime nazi. François Fédier n'a pu qu'opposer des arguments bien faiblards pour contrer la thèse de l'accusation, se bornant à essayer de déligitimer le discours de ses contradicteurs en invoquant leur partialité ! Il a souligné, de même, que les archives du philosophe allemand seraient disponibles pour "les chercheurs qui n'auraient pas d'idées préconçues" !! Phrase terrible qui souligne la mauvaise foi de Fédier et sa volonté de contrôler voire de cacher certains textes compromettant du philosophe ...même si il a déclamé, par ailleurs, sa volonté d'éditer tous les écrits du maître de la Forêt Noire !

Se pose alors la question essentielle. Doit-on apprécier l'oeuvre d'un philosophe à la lumière d'un contexte particulier, ou penser que l'oeuvre, en elle même, est a-temporelle et décontextualisée ? Doit-on, sous prétexte que l'oeuvre est magistrale, dédouanner l'auteur de ses actes ?

 

par Giraud Thierry publié dans : Actualité
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Dimanche 25 février 2007
Le 25 février 1830, Victor Hugo fait représenter sa pièce, Hernani, à la Comédie Française. C'est un scandale ! Les partisans du classicisme reproche à Hugo de ne pas avoir respecté la règle des 3 unités (action, lieu, temps). L'affrontement entre les "gardiens du dogme classique" et les romantiques va être violent ! Téophile Gautier et Gérard de Nerval soutiennent Hugo. Hernani deviendra l'étendard, le manifeste des romantiques !
L'artiste se fait aussi l'annonciateur des temps qui changent, des bouleversements sociaux futurs. Quelques mois plus tard, la révolution de juillet 1930, emportera le régime de la Restauration et son dernier bourbon, Charles X.
L'homme de lettres, dépositaire de l'imaginaire du moment, précèdait et annonçait, par son oeuvre révolutionnaire, les chambardements politiques futurs ,comme les philosophes des lumières avaient annoncé la Révolution française.
par Giraud Thierry publié dans : Histoire
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Dimanche 25 février 2007

Aujourd'hui, les multiplex sont plutôt des supermarchés de la consommation cinématographique, où l'on consomme de l'image et du pop-corn ! Impossible de rester assis pour regarder une deuxième fois le film, comme on pouvait le faire, il y a 20 ans en arrière, rentabilité oblige. L'assistance, loin d'être recueillie dans un silence immaculé, est souvent bruyante, voire frondeuse. Bruit de mangeaille de pop-corn, de sonneries exotiques de portable, de rires adolescents, voire d'applaudissements intempestifs, il devient difficile de regarder un film, dans une salle, sans perturbations sonores diverses et variées, signe évident que le spectacle visuel est devenu banal !

D'ailleurs l'architecture des cinémas a bien changé. Je me rappelle du cinéma Rex à Aix en Provence, avec son balcon majestueux, où certains autres salles, véritables cathédrales vouées à la célébration des dieux de l'écran.

La sécularisation de ce spectacle sacré, religieux, qu'était le cinéma jusqu'à la fin des années 60, est aujourd'hui évidente. Les stars étaient des demi-dieux, dont la dimension céleste était renforcée par leur rareté ! Aujourd'hui les étoiles ont disparu ...trop présentes sur nos écrans, sur les journaux people, trop accessibles au commun des mortels. La Télévision est évidemment passée par là, banalisant le spectacle cinématographique avec les centaines de chaînes qui innondent le PAF de leur productions filmiques incertaines !
J'ai connu, enfant, cette époque où la rareté des films à la TV, donnait au cinéma une dimension quasi religieuse et où un film était regardé dans un silence recueilli !

par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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