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Mardi 29 janvier 2008
Paris----t---2007-1249.jpg


































Quelle rencontre singulière, entre ce majestueux palmier du Jardin du Luxembourg et l’altière Tour Montparnasse, reine des cieux parisiens.  Miracle de l’art jardinier et de l’architecture moderne, ce vis-à-vis exotique,  passerelle temporelle entre le XVIIeme siècle et le XXeme, s’inscrit dans la riche histoire parisienne. Le Luxembourg ou Luco , fut crée en 1612 à l’initiative de Marie de Médicis, épouse du roi Henri IV, mère du futur roi Louis XIII et régente, après l’assassinat du souverain par Ravaillac, en 1610.

 

Reine au fort caractère, elle s’entoura de conseillers italiens dont le fameux Concino Concini, mari de sa sœur, Léonora Galigaï, célèbre pour sa grande laideur ! L’omnipotence de la reine-mère fit réagir Louis XIII qui  organisa l’assassinat de l’italien, le 24 avril 1617, et exila sa mère au château de Blois. Mais bon sang ne serait mentir ! L’italienne, fille du soleil de Toscane n’était pas femme à se complaire dans le luxe royal d’un château de province, elle s’échappa prestement dès 1619 pour défier son souverain de fils ! Très vite, les sentiments  filial et maternel vont vaincre les querelles politiques, et mère et fils se rabibocheront avec la bénédiction du Cardinal de Richelieu. Pas pour longtemps, puisque la reine-mère humiliée par l’ascension du célèbre prélat va une fois encore s’opposer à son auguste fils. Réfugiée à Bruxelles en 1831, elle sera déchue de son statut de Reine de France et privée de ses pensions. Il restera le souvenir d’une femme mécène, qui fera construire le Palais du Luxembourg et commanda de nombreux tableaux, notamment à Rubens !

 

Quant à la Tour Montparnasse, construite entre 1969 et 1972, haute de 209 mètres,  elle fut loin de faire l’unanimité ! Ces critiques soulignaient  sa hauteur anormale par  rapport aux toits parisiens qui rompait avec l’harmonie haussmannienne de la capitale. La Tour ne détrôna jamais son Eiffelle concurente, restant dans un relatif anonymat. Mais elle reste encore un point d’appui visuel dans les quartiers sud de Paris, sombre phallus transcendant l’horizon parisien !

Avant de répondre à un QUIZZ sur les gratte-ciel, n'essayez pas de faire comme Alain Robert, l'alter ego français de Spiderman, qui, pour éviter de payer l'entrée, est allé au dernier étage de la Tour Montparnasse par l'extérieur ...





par Tietie007 publié dans : Villes et campagnes
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Samedi 26 janvier 2008
ren---la-canne.JPG

Qui se souvient aujourd’hui de René Girier, dit « La Canne », ennemi public n°1, dans les années 50 ? Perceur de coffre, détrousseur de fourgons blindés, membre agrée du Gangs des tractions, René fut le représentant de cette génération de « voyou » qui s’était fait les dents lors de l’Occupation, comme Emile Buisson ou Pierre Loutrel , dit Pierrot le Fou. Intelligent, charmeur, il devait son surnom à sa démarche claudicante, amer souvenir d’une balle qui lui avait traversé la jambe, l’obligeant à marcher avec une canne. Un « accident de travail » comme il disait !
Son « fait de gloire », pour ce Robin des Bois des temps modernes, le casse de la bijouterie Van Cleef and Arpels, à Paris, dans les années 50, qui lui rapporta 65 millions d’anciens francs. Anecdote savoureuse, ce gentleman-cambrioleur qui ne détroussait que les riches, rendit à l'ancien Président du Conseil, Edouard Daladier, à qui il avait fait la malle, les salaires trouvés en liquide et destinés à ses domestiques !

 

Arrêté de nombreuses fois, spécialiste de l’évasion, René se rangera des voitures en ouvrant une Librairie, à Reims, pour rechuter  quelques années plus tard. Mais la vie de cet Arsène Lupin de l’après-guerre fut marquée par sa rencontre avec Charlotte de Monaco. Visiteuse de prison, fille naturelle du futur Louis II de Monaco, alors que celui-ci faisait son armée à Constantine, en 1898, elle fut reconnue par son père en 1900, devenant Charlotte Grimaldi. Marié à Pierre de Polignac, dont elle aura deux enfants, dont le futur Rainier III, Charlotte, personnage exotique, se sépara de son mari pour mener une vie parisienne dans son château de Marchais, dans l’Aisne. Visiteuse de prison, elle prit sous sa protection de nombreux prisonniers et essaya de les réinsérer en les employant à  son service. Elle se prit donc d’amitié pour le beau René, qui devint son chauffeur et intendant, et qu’il l'incita à aller assister au mariage de son fils Rainier, avec Grâce Kelly, en 1956, ultime passage monégasque pour cette princesse énigmatique et fantasque qui disparut en 1977.
Quant à René, il finit sa vie mouvementée en le 28 janvier 2000, emporté par un cancer, entouré par ses amis et sa fille.

Popularisé par le livre de Roger Borniche, « René la Canne », dont Francis Girod fit un film en 1976, ce « gentleman cambrioleur » incarnait un type de voleur qui n’existe plus guère, aujourd’hui et dont le fils spirituel serait Christophe Rocancourt. Simone de Beauvoir aurait aimé cette sentence de de René la canne :

 
« On ne naît pas voleur, on le devient ! »


Avant d'écouter d'écouter le fameux générique d'ouverture de la série Arsène Lupin, répondez à ce QUIZZ sur les voleurs célèbres !

par Tietie007 publié dans : Personnalité
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Mercredi 23 janvier 2008
Clint-Eastwood.gifSergio Leone avait eu le nez creux en engageant ce grand échâlas de Clint, obscur acteur traînant ses guêtres dans la série Rawhide et quelques nanars horrifiques comme Tarantula,  pour sa Trilogie des dollars, au milieu des années 60. Le dernier opus, Le bon, la brute et le truand, reste encore dans les mémoires, ponctué par le cri de la hyène, géniale invention de maître Morricone ! La carrière de l'acteur était lancée. Et force est de constater que sa filmographie fut assez contrastée ! J'ai rarement vu un acteur//réalisateur pouvant aligner quelques chefs d'oeuvres comme Impitoyable, que j'ai vu à Varsovie doublé en polonais, et des grosses daubes comme Sudden Impact que j'ai pu mirer dernièrement !
Mister Clint a souvent pris le visage émacié et impitoyable du fameux inspecteur Harry, électron libre, qui terrorrisait les racailles lubriques et les outlaws hystériques, défendait la veuve et l'orphelin en trucidant des bandes de croquants démoniaques ! Apôtre du dent pour dent, le viril Harry faisait des cartons avec son Magnum phallique sur les hordes urbaines déchâinées  ! Accusé par certains médias américains de propager une idéologie "facho", en faisant l'apologie de la violence et de la vengeance, l'Inspecteur Harry rangea son Magnum et sa testotérone et prit sa retraite. Mais les Harry peuvent être considérés comme des chefs d'oeuvre par rapport à Haut les flingues, Pink Cadillac, Ca va cogner ou autres Doux, dur et dingue, que Chuck Norris, autre grand sauveur de l'Amérique, n'aurait pas renié !
Mais heureusement, le Docteur Eastwood n'était jamais loin. De Josey Wales, hors-la-loi, à Mémoire de nos pères, en passant par Impitoyable , l'américain peut nous livrer quelques chefs d'oeuvre dont il a le secret, même si la tentation nanarde n'est jamais loin !
Alors qui est Clint Eastwood ? Le républicain farouche défenseur de Georges Bush, celui qui a menacé Michael Moore de mort, le citoyen de Carmel qui s'oppose aux écologistes locaux pour contruire des golfs, ou le réalisateur humaniste de Lettres d'Iwo Jima, le passionné de Jazz qui tourna un superbe hommage à Charly Parker ?
Difficile à dire, mais est-il nécessaire, comme pensait Proust, dans son Contre Saint-Beuve, de connaître la vie et les opinions d'un artiste pour juger de son oeuvre ?
Avant de mirer cet extrait de Pour une poignée de dollars, testez-vous sur la filmographie de Clint Eastwood en répondant à ce QUIZZ.



par Tietie007 publié dans : Personnalité
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Samedi 19 janvier 2008
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Depuis un certain temps, le maire de Montpellier, Mr Georges Frêche, mène des actions assez exotiques qui ferait passer le roi Ubu pour un monarque saint d'esprit. Habitué des coups politiques et des alliances, parfois douteuses, notre héraultais à la faconde et aux coups de sang légendaires s'est dernièrement fait remarquer,  par des propos qui fleurent bon le racisme ordinaire. Stigmatisant le fait qu'il y ait trop de blacks en Equipe de France de Football, traitant les Harkis de "sous-hommes", ce bon vieux Georges vient d'être exclu du Parti Socialiste,en 2007. Ses éclairs de lucidité se font de plus en plus rares, mais ses formules peuvent encore avoir une certaine élégance féroce, affublant Sarko 1er du sobriquet  de "grand Mamamouchi aux talons compensés", alors que Little Nico avait oser souligner les folles dépenses du roi de Septimanie ! Il faut préciser que l'héraultais, Président de la Région Languedoc-Roussillon, voulait la débaptiser pour lui donner le doux nom de Septimanie, appelation de la région après la chute de Rome et du règne barbare, au Veme siècle après J.C. Idée singulièrement loufoque que l'on pourrait reprendre pour l'Hexagone, en revenant à cette bonne vieille Gaule, habitée par ces remuants gaulois qui ne vont pas tarder à aller aux Jeux Olympiques !
Mais à 73 ans bien sonné, ce bâtisseur qui a transformé Montpellier, créant des nouveaux quartiers comme celui d'Antigone, projet piloté par le célèbre architecte Ricard Bofill, veut encore magnifier la cité héraultaise. Grand admirateur de Lénine, Georges s'apprête à acheter une statue du leader bolchevique de 7 tonnes, vendue aux enchères à Seattle, pour un prix avoisinant les 150 000 euros, pour la faire acheminer dans sa bonne vieille ville et l'ériger sur une des places montpelliéraine. Quelle curieuse idée, je ne connaissais pas l'admiration du facétieux satrape pour Illitch ...et je suis étonné que l'argent public des languedociens serve à agrémenter la ville du sud-ouest de la figure marmoréenne du père de la révolution russe !
A quand la statue de Mao Tsé Toung, place de l'Etoile, à Paris ?

Avant d'écouter l'hymne soviétique, peut-être future mélodie de la République soviétique de Montpellier, testez-vos connaissances sur les révolutions en répondant à ce QUIZZ.


par Giraud Thierry publié dans : Actualité
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Mercredi 16 janvier 2008
simone-beauvoir-nue.jpgSimone Simon ? Simone Signoret ? Simone Marchais ? Simone de Beauvoir ? Bingo, c'est bien l'arrière-train de la philosophe, compagne de Jean Paul Sartre, qui aurait eu 100 ans, le 9 janvier dernier. Icône des féministes, Simone de Beauvoir, normalienne, agrégé de philosophie en 1929 va très vite tomber sous le charme d'un de ses collègues, Jean Paul Sartre, avec qui elle aura une relation toute sa vie, sexuelle au début, intellectuelle par la suite. Le couple va fonctionner selon des modalités singulières, pour l'époque,et va distinguer les amours nécessaires, des amours contingents. En résumé, autour du binôme Sartre-Beauvoir, atome incassable, gravitaient de nombreux électrons, hommes ou femmes, qui pouvaient vivre une passion charnelle avec un membre du duo. Ce fut le cas de Nelson Algren, écrivain américain, avec qui Simone eut une relation passionnée. Mais au-delà d'une vie intime mouvementée, De Beauvoir se fera surtout l'étendard de la libération féminine, moitié de l'humanité à jamais asservie au pouvoir des hommes. Elle sera d'ailleurs à l'origine du Manifeste des 343 salopes qui le 5 avril 1971, dans Le Nouvel Obs, avoueront qu'elles ont déjà pratiqué l'avortement, à l'époque puni par la loi. Ecrivain engagé, épousant la cause du communisme, défendant les damnés de la terre, elle rencontrera tous les grands de ce monde, de Castro à Mao en passant par le Che !
Mais au-delà de l'écume des jours, c'est plutôt son oeuvre philosophique qui restera. Son livre Le deuxième sexe, publié en 1949, fera l'effet d'une bombe et sera même mis à l'index par le Vatican !
 "On ne naît pas femme, on le devient ..." sera la maxime qui résumera cet essai sur l'aliénation de la femme dans l'histoire universelle. Eternel débat entre Nature et Culture, Essentialisme ou Existentialisme, le Castor suivra les traces de son mentor et pygmalion, Jean Paul Sartre, pour affirmer qu'il n'y a pas une nature des choses, gravée dans l'airain, mais que le sexe de l'individu se forge au cours de son éducation, normé par les pratiques socio-culturelles. Proposition fascinante qui arrache l'individu à son déterminisme biologique pour en faire un sujet libre !
A l'origine du féminisme français, et des grandes lois qui légaliseront la pilule et l'avortement, il restera de Simone de Beauvoir l'image d'une femme libre, qui scandalisera son époque, et qui théorisera la libération féminine, elle qui était si dépendante de Sartre ...étonnant paradoxe qui ajoute au mystère de sa personnalité et qui la rend encore fascinante.

Avant de répondre à ce QUIZZ sur les femmes célèbres, prenez la voiture avec Simone ...

par Giraud Thierry publié dans : Personnalité
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