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Mercredi 11 avril 2007
Pierre Loutrel, dit Pierrot le Fou, du gang des tractions avant qui terrorisa la France après-guerre.
Pierre Bodein, dit Pierrot le Fou, pédophile psychopathe  dont le procès s'ouvre aujourd'hui devant la cour d'assises du Bas-Rhin.
Loutrel est issu de la Rue Lauriston, la sinistre Carlingue, de la bande de Bonny et Lafont, la gestapo française. Avec Abel Danos, dit le Mamouth, Raymond Naudy , Emile Buisson et Jo Attia, il profita de l'occupation allemande pour mettre en coupe réglée le milieu parisien ... dépouillant, volant, exécutant !
Bodein, issu d'une famille de 11 enfants, à Obernai, qui dès 1969, alterne entre les hôpitaux psychiatriques et les séjours en prison. En février 1996, il est condamné à 20 ans de prison par la cour d'assise du Bas-Rhin, libéré 8 ans plus tard pour bonne conduite.
Pierrot le Ouf qui continue sur sa lancée, après la Libération, créant le fameux gang des tractions, avec leur Citroën 11, poursuivi par le fameux Roger Borniche, écumant les banques et les bijouteries, décédant, par accident, en 1946.
Pierrot le Fou, qui, sorti de prison, séquestrera, violera et tuera Jeanne-Marie Kegelin, 11ans, Julie Scharsch, 14 ans, et Hedwige Vallée, 38 ans.
Pierrot le Ouf, truand sans pitié, braqueur frénétique, ennemi public n°1, figure du milieu des années 40, caïd qui se parait d'une certaine noblesse guerrière, faisant la nique aux forces de l'ordre.
Pierrot le Fou, pédophile, violeur et tueur en série, métaphore du mal absolu, individu pervers, soumis à sa libido mortifère.
A 60 ans de distance, ces tristes "homonymes" incarnent le glissement macabre qui fait le lot commun de la rubrique des faits-divers. Du milieu,  instance collective, avec ses codes d'honneur, qui régentait des villes entières, au serial-killer contemporain, Prométhée maléfique, qui déchaîne sa libido perverse sur des victimes innocentes.
Tonton Freud est passé par là ... les considérations libidinales ont surpassé les  motivations pécunières, Eros et Thanatos sont désormais intimement liés à la figure du criminel moderne, rejetant l'image du "parrain" dans les abîmes du passé !



Un petit hommage à Jean Luc Godard dans son Pierrot le Fou, un autre encore !
par Giraud Thierry publié dans : Actualité
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Mardi 10 avril 2007
Je me souviendrai longtemps du Musée des Offices, à Florence ! Entre le Ponte-Vecchio et la Piazza de la Signora, où trône le majestueux Neptune, au bout d'un couloir où les grands noms de la cité toscane vous toisent  du haut de leur figure marmoréenne. Donatello, Léonard, Machiavel, Michel Ange, vous accompagnent dans leur expression muette vers ce temple de l'art pictural !
5 heures de file ...pour rentrer dans les "Uffizi" ! Coincé entre un couple d'australien et des lycéens espagnols, je m'étais évertué  à meubler cette attente matinale en écrivant des dizaines de missives éspistolaires !
Mais le jeu en valait la chandelle. Le musée florentin nous fait mirer les trésors de la Renaissance italienne, des primitifs au quintocento, de Lorenzo Monaco, à Botticelli, en passant par Fra Angelico, Léonard et Michel-Ange !
Un autre clou du musée, et cette "Tête de Méduse", un tendo, du Caravage. Le peintre italien (1571-1610), qui mènera une vie de mauvais garçon, "sodomite" et bagarreur, s'épuisant dans une vie de plaisir et de rixes, sera le "pape" du clair-obscur, jouant avec l'ombre et la lumière, métaphore de sa personnalité tourmentée. Son naturalisme érotique, sa peinture sensuelle, comme dans son Garçon au panier de fruits ou son Bacchus, seront un affront aux moeurs de l'époque !



par Giraud Thierry publié dans : Peinture
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Lundi 9 avril 2007























Le camp des Milles pour les étrangers, ouvert en septembre 1939 et fermé en 1943, a interné de nombreux peintres germaniques. De Robert Liebknecht, fils du leader spartakiste, travaillant aux Editions Braun, au célèbre peintre surréaliste Max Ernst, en passant par Dietz Edzard. Né en 1893, à Brême, Edzard fera ses études avec Max Beckmann, à Berlin, en 1911.  Il voyagea par la suite aux Pays-Bas, en France, avant de s'installer à Anthéor, près de Saint Raphaël. Interné aux Milles, il se consacrera entièrement à la peinture, bénéficiant d'un régime de faveur, puisque sa femme pouvait venir le voir. Il fera des nombreux portraits des officiers du camp, dont le capitaine Goruchon, et ses "Fleurs des Milles" représentant une belle jeune fille aux quatre saisons.
Le style du peintre s'inspire de l'impressionnisme. J'aime bien des tableaux comme Le Borgne, (1919) qui tranche avec son Port de Bordeaux (1930), ci-dessus, son  Nu en peignoir (1933), ou son "Lemonade Stand in Tuileries" (1953).
par Giraud Thierry publié dans : Peinture
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Dimanche 8 avril 2007
Le grand réalisateur italien, Luigi Comencini, vient de décéder, vendredi 6 avril, à l'âge de 90 ans. Francesco Rosi, Ettore Scola et les frères Taviani viennent de lui rendre hommage, à Rome, à la Maison du Cinéma.
Auteur d'une quarantaine de films, dont Pain, amour et fantaisie (1953) qui le fera connaître du grand public, ce cinéaste engagé (il était chargé de la critique cinématographique dans le quotidien socialiste "Avanti"), architecte de formation, a surtout porté un regard délicat sur le monde de l'enfance. Des enfants de la ville, en 1946, à L'incompris (1966), de Casanova, un adolescent à Venise (1969), au très poétique Pinocchio (1972), Comencini déclinera durant toute sa carrière les troubles du monde enfantin. Cette nostalgie de l'enfance se doublera d'une réflexion sociale sur le sort des pauvres et des exclus souvent sur le mode de la comédie douce-amère, comme dans l'Argent de la vieille (1972) une spécialité bien italienne.
Avec Comencini se dissout un peu plus le cinéma italien, cinéma inclassable, européen, philosophiquement divertissant, qui tranchait tellement avec les productions "marketisées" d'outre-atlantique.
Ciao, Maestro !

Le Pinocchio de Comencini, originellement destiné à la TV, fut passé en salle devant son succès. Une formidable variation poétique sur le monde de l'enfance.



par Giraud Thierry publié dans : Cinéma
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Samedi 7 avril 2007
L'ouverture de la Feria d'Arles a commencé par un véritable triomphe. Neuf oreilles et une queue. César Rincon, les français Juan Bautista et Sebastien Castella ont enchanté le public. Le jeune prodige hexagonal, élu meilleur torero de l'année 2006 par les espagnols, est devenu une véritable star des arènes, faisant la nique aux toreros iberiques, les Enrique Ponce, Cesar Jimenez, El Fandi ou El Juli. Son physique d'éphèbe, son visage d'ange  déchaînent déjà les passions féminines et promet au jeune Sébastien, une carrière internationale.
Je me rappellerai toute ma vie du duel céleste entre El Juli et le taureau Invincible, qui s'était terminé par la ...grâce de l'animal, une première dans les arènes d'Arles, ce 8 septembre 2001 !

Mirez la classe d'un Cesar Jimenez, dandy des joutes tauromachiques !

par Giraud Thierry publié dans : Actualité
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